Imaginary interview

Imaginary interview with Agnez Mo

by Charactorium · Agnez Mo (1986 — ?) · Performing Arts · Economics · Music · 6 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Agnez Mo
Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — Rita Sugihardiyah

Rencontre imaginaire à Los Angeles, dans un studio où traînent encore les feuilles de paroles griffonnées en anglais et, épinglée au mur, une vieille affiche d'un concert à l'Istora Senayan. Entre deux répétitions chorégraphiques, Agnez Mo — née Agnes Monica Muljoto à Jakarta — accepte de remonter le fil, du plateau de télévision où elle chantait enfant jusqu'aux charts américains. Elle parle vite, avec la discipline de celle qui travaille depuis l'âge de six ans.

Vous souvenez-vous du moment où tout a commencé, sur ces plateaux de télévision indonésiens ?

J'avais six ans. À Jakarta, on m'a mis un microphone dans les mains devant une caméra, dans une émission pour enfants, et je ne l'ai plus jamais vraiment lâché depuis. À sept ans, mon premier album était en rayon. Les autres enfants sortaient de l'école pour jouer ; moi, j'enchaînais les répétitions, les devoirs le soir, les plateaux le week-end. Comme je l'ai confié un jour au Jakarta Post, j'ai commencé à travailler très tôt, et ce n'était pas toujours facile — mais ma famille m'a portée, et j'ai appris la discipline du métier avant même d'apprendre à écrire correctement. On m'appelait déjà l'artiste totale : chanter, danser, jouer la comédie. Pour moi ce n'était pas un exploit, c'était juste ma manière de grandir.

J'ai appris la discipline du métier avant même d'apprendre à écrire correctement.

Comment vit-on une enfance entièrement rythmée par les récompenses et les tournées ?

Très jeune, j'ai eu des trophées plus grands que moi — les AMI Awards, notre équivalent indonésien des Grammy. C'est grisant et c'est piégeux à la fois. Un enfant qui reçoit des prix apprend vite qu'on l'aime pour ce qu'il produit, pas seulement pour ce qu'il est. Avec l'album And the Story Goes... en 2003, à l'adolescence, je dominais les charts locaux, je remplissais des salles à Jakarta. Mais dans ma tête, je faisais mes devoirs de mathématiques dans la loge. Cette double vie — écolière et vedette nationale — m'a forgé une endurance que je n'ai jamais perdue. Aujourd'hui encore, quand je répète une chorégraphie pendant des heures, c'est cette petite fille disciplinée qui tient la barre.

Un enfant qui reçoit des prix apprend vite qu'on l'aime pour ce qu'il produit.

Qu'est-ce qui vous a poussée à tout quitter pour tenter votre chance en Amérique ?

En 2010, j'ai fait mes valises pour les États-Unis. J'étais déjà une superstar en Indonésie, je pouvais rester au chaud dans mon marché, adorée, confortable. Mais quelque chose me démangeait : je voulais savoir si une fille de Jakarta pouvait tenir sa place là où se décide la pop mondiale. Signer avec Interscope Records en 2012 — le label de Lady Gaga, d'Eminem — ce n'était pas une ligne sur un contrat, c'était une porte que je forçais. J'ai loué un appartement à Los Angeles, j'ai recommencé presque de zéro : nouvelle langue de travail, nouveaux codes, nouveaux producteurs. Repartir de rien quand on est déjà arrivé quelque part, c'est le pari le plus terrifiant qui soit. Et c'est exactement pour ça que je l'ai fait.

Repartir de rien quand on est déjà arrivé quelque part, c'est le pari le plus terrifiant qui soit.

Le single « Coke Bottle » avec Timbaland marque votre vraie entrée aux États-Unis. Comment est né ce moment ?

En 2013, je me suis retrouvée en studio avec Timbaland, l'un des plus grands producteurs américains, et T.I. au micro. Coke Bottle était mon premier grand titre en anglais, et il m'a projetée d'un coup dans les charts américains et les médias internationaux. Travailler avec Timbaland, c'est apprendre que le rythme se sculpte comme une matière ; il entendait des espaces là où moi je n'entendais que du silence. J'ai aussi collaboré avec Rodney Jerkins à cette époque. Ce n'étaient pas des rencontres décoratives — c'était une école. Chaque session me confirmait qu'une artiste d'Asie du Sud-Est pouvait tenir la même table que ces géants, sans complexe et sans excuse.

Il entendait des espaces là où moi je n'entendais que du silence.

Pourquoi avoir abandonné le nom d'Agnes Monica pour devenir « Agnez Mo » ?

En 2014, j'ai sorti mon premier album entièrement en anglais, et je l'ai signé Agnez Mo. Agnes Monica, c'était l'enfant star indonésienne, la petite fille des plateaux télé. Agnez Mo, c'était la promesse d'une artiste sans frontière. Changer de nom, ce n'est pas renier ce qu'on a été — c'est se donner un passeport pour ce qu'on veut devenir. Le nom raccourci, tranchant, se prononce partout, dans n'importe quelle bouche, à New York comme à Séoul. C'était un geste de crossover assumé : je voulais que mon identité tienne dans un souffle, qu'elle traverse les langues sans buter. Mais sous le nouveau nom, la même fille de Jakarta continue de chanter.

Changer de nom, ce n'est pas renier ce qu'on a été — c'est se donner un passeport pour ce qu'on veut devenir.
Agnez Mo 2019 by Glenn Francis
Agnez Mo 2019 by Glenn FrancisWikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 — Toglenn

Vous êtes montée sur la scène des MTV Europe Music Awards à Amsterdam en 2013. Que représentait ce moment ?

Être nommée aux MTV EMA 2013, à Amsterdam, et figurer sur Billboard la même année, c'était vertigineux : peu d'artistes indonésiennes avaient jamais atteint cette visibilité-là. Mais je n'y suis pas montée seulement pour moi. J'ai toujours pensé que la musique n'a pas de frontières, et que si cette porte s'ouvrait pour moi, elle pouvait s'ouvrir pour d'autres artistes asiatiques derrière moi. Comme je l'ai dit à Billboard cette année-là, je n'étais pas là pour représenter l'Indonésie seule — mais chaque artiste qui a osé rêver au-delà de ses propres frontières. C'est ça, la vraie récompense : ne pas être une exception, mais un précédent.

La vraie récompense : ne pas être une exception, mais un précédent.

Vous prenez publiquement position sur la représentation des Asiatiques dans le divertissement. Pourquoi cet engagement ?

Quand je suis arrivée à Los Angeles, la question de la diversité ethnique commençait tout juste à agiter les médias occidentaux. Je voyais bien qu'un visage asiatique, dans cette industrie, devait toujours se justifier deux fois plus. Alors j'ai parlé — de la représentation, de la place qu'on nous accorde ou qu'on nous refuse. Je ne me suis jamais vue comme une militante de profession, mais je refusais de me taire et de laisser croire qu'on était juste tolérés. Le soft power ne se décrète pas d'en haut ; il se gagne artiste par artiste, chanson par chanson. Chaque fois qu'une fille de Jakarta ou de Manille passe à la radio américaine, c'est une frontière mentale qui recule un peu.

Un visage asiatique, dans cette industrie, doit toujours se justifier deux fois plus.

La vague du K-pop a déferlé après vos premiers pas américains. Comment situez-vous votre parcours par rapport à elle ?

Quand BTS et Blackpink ont conquis le monde vers 2017, la perception de la pop asiatique en Occident a basculé d'un coup. D'un seul coup, ce qui semblait exotique est devenu désirable. Mais moi, j'avais frappé à ces portes-là quelques années plus tôt, quand personne ne pariait sur une artiste d'Asie du Sud-Est. Je ne dis pas ça pour réclamer des lauriers — je le dis parce que les pionniers avancent souvent dans le noir. J'ai cru à la mondialisation culturelle avant qu'elle ait un nom grand public dans la musique. La vague coréenne m'a réjouie : elle prouvait que le sillon que j'avais commencé à creuser menait quelque part.

Les pionniers avancent souvent dans le noir.
Agnez Mo (signature)
Agnez Mo (signature)Wikimedia Commons, Public domain — Vectorized by Mars1515323

Vous partagez votre vie entre deux continents. À quoi ressemble une journée type quand vous enregistrez à Los Angeles ?

À Los Angeles, ma journée commence tôt, par le sport — danse ou fitness — parce que mes performances scéniques sont trop chorégraphiées pour tenir sans une vraie endurance. Puis je regarde mon téléphone : mes fans indonésiens sont réveillés quand je m'endors, endormis quand je travaille, alors je grappille le décalage horaire pour garder le lien. L'après-midi, c'est le studio ou les répétitions avec mes danseurs. Le soir, quand je ne suis pas en concert, je compose, j'écris mes paroles en anglais, je taille mon style aux codes de la pop américaine. Cette double vie a un prix, mais elle a aussi son luxe : je ne cesse jamais d'apprendre deux mondes à la fois.

Mes fans sont réveillés quand je m'endors ; je grappille le décalage horaire pour garder le lien.

Que garde-t-on de Jakarta quand on vit à Los Angeles ?

Dans mon portefeuille, il y a deux appartenances : j'ai obtenu la nationalité américaine, mais mon cœur reste indonésien. Ce double passeport, c'est plus qu'un papier — c'est ma manière de naviguer entre deux industries sans jamais choisir d'en trahir une. À Los Angeles, je porte le streetwear, je vis au rythme de l'industrie. Mais dès que je rentre à Jakarta, je cours retrouver le nasi goreng, le rendang, les saveurs qui me ramènent à l'enfance. Sur scène, mes costumes racontent la même chose : des motifs de chez moi cousus dans les codes de la pop internationale. On peut apprendre une nouvelle langue et de nouveaux gestes sans effacer la première mélodie qu'on a connue.

On peut apprendre une nouvelle langue sans effacer la première mélodie qu'on a connue.

Que diriez-vous à la petite fille de six ans que vous étiez, si vous pouviez lui parler aujourd'hui ?

Je lui dirais de ne pas avoir peur de la distance. Cette enfant de Jakarta qui tenait un microphone plus grand que sa main ne pouvait pas imaginer un appartement à Los Angeles, un contrat avec Interscope, des sessions avec Timbaland. Mais tout cela est né de la même chose : la discipline, et une curiosité têtue qui refuse les frontières. Je lui dirais que sa double vie ne sera pas une déchirure, mais une richesse ; qu'elle pourra dominer l'Istora Senayan et frapper aux portes de New York sans se renier. Et je lui dirais surtout que chaque porte qu'elle forcera restera entrouverte pour celles qui viendront après. C'est ça, au fond, que je voulais laisser.

Chaque porte que tu forceras restera entrouverte pour celles qui viendront après.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Agnez Mo's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.