Imaginary interview

Kids interview Ayumi Hamasaki

by Charactorium · Ayumi Hamasaki (1978 — ?) · Literature · Economics · Performing Arts · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Ayumi Hamasaki
Wikimedia Commons, CC BY 2.0 — Ayumi Hamasaki 2007.jpg: Chi-Chuan Chen derivative work: Wildhartlivie

Deux élèves de douze ans en classe découverte ont préparé leurs questions tout le trajet. Devant eux, assise simplement, la chanteuse japonaise Ayumi Hamasaki les accueille avec un sourire. Elle est touchée que des enfants venus de si loin s'intéressent à sa vie.

Vous aviez quel âge quand vous êtes partie de chez vous pour Tokyo ?

J'avais dix-sept ans, mon enfant. Imagine une adolescente qui quitte sa ville, Fukuoka, dans le sud du Japon, avec juste un sac. Personne pour m'accompagner, pas de famille derrière moi, pas d'adulte pour me guider. Tokyo, c'est immense, bruyant, plein de lumières. Je me sentais toute petite au milieu de cette ville géante. Le soir, je regardais les rues et je me disais : « Ici, personne ne te connaît. » C'était effrayant et excitant en même temps. Je ne savais pas si j'allais réussir. Mais je savais une chose : si je restais à la maison, je ne saurais jamais de quoi j'étais capable.

Si je restais chez moi, je ne saurais jamais de quoi j'étais capable.

Comment vous faisiez pour manger et payer, toute seule à Tokyo ?

Ah, ça n'était pas facile, tu sais. Je faisais des petits emplois, l'un après l'autre, pour avoir de quoi vivre. Certains jours, je comptais chaque pièce avant d'acheter à manger. J'étais souvent fatiguée, parfois découragée. Et puis, en 1997, un label de musique appelé Avex Trax m'a remarquée. Un label, c'est une maison qui produit des disques et aide les chanteurs. À partir de ce jour, tout a changé. Mais je n'ai jamais oublié la fille qui comptait ses pièces. Quand tu as connu le manque, tu n'oublies plus jamais la valeur de ce que tu gagnes. C'est resté en moi toute ma vie.

Quand tu as connu le manque, tu n'oublies plus la valeur de ce que tu gagnes.

C'est vrai que vos disques se vendaient à des millions ? Ça fait quoi ?

Oui, c'est vrai. En 2000, mon album Duty s'est vendu à plus de trois millions d'exemplaires, très vite. À mon époque, la musique s'achetait surtout sur des petits disques appelés CD. Les gens allaient dans les magasins, faisaient la queue le jour de la sortie. Trois millions de personnes qui repartent avec ta voix dans les mains… c'est vertigineux. Je suis devenue la chanteuse en solo la plus vendue du Japon. Mais tu sais quoi ? Le vrai bonheur, ce n'était pas le chiffre. C'était d'imaginer une fille, seule dans sa chambre comme moi avant, qui écoute ma chanson et se sent moins seule.

Le vrai bonheur, ce n'était pas le chiffre, c'était d'aider quelqu'un à se sentir moins seul.

Vous avez battu un record en 1999, c'est ça ? Lequel ?

Oui ! En 1999, j'ai été la première chanteuse du Japon à placer cinq chansons à la toute première place dans la même année. On mesurait ça grâce à l'Oricon, un grand classement qui compte les disques les plus vendus du pays. Imagine un tableau géant où passent tous les chanteurs du Japon, et cinq fois dans l'année, c'est ton nom tout en haut. Je n'y croyais pas moi-même. À ce moment-là, les gens s'arrachaient les petits CD single, ces disques qui ne contenaient qu'une ou deux chansons. C'était l'âge d'or de ces objets. Et moi, une fille de Fukuoka, j'étais au sommet.

Cinq fois dans l'année, mon nom tout en haut, et je n'y croyais pas moi-même.

C'est vous qui écriviez vraiment vos chansons, les vraies paroles ?

Chaque mot, oui. Je gardais toujours un carnet près de moi. Le soir, quand tout était calme, j'écrivais à la main mes émotions, mes peines, mes espoirs. Beaucoup de chanteurs, à mon époque, recevaient des textes écrits par d'autres. Moi, je refusais. Un jour, j'ai expliqué à un magazine que je voulais que chaque parole soit vraie, tirée de ma propre vie, pas fabriquée comme un produit. Mon tout premier album, A Song for ××, racontait déjà ma vie à moi. Tu sais, une chanson, c'est comme une lettre que tu écris à quelqu'un que tu ne connais pas encore. Si tu mens dedans, il le sentira.

Une chanson, c'est une lettre à quelqu'un que tu ne connais pas encore.
Ayumi Hamasaki Asia Tour 2008 Stage
Ayumi Hamasaki Asia Tour 2008 StageWikimedia Commons, CC BY-SA 2.0 — Martin Yeung from Beijing, China

Vous écriviez quand, dans la journée ? Le matin, le soir ?

Le soir, presque toujours, mon enfant. La journée, j'étais en studio ou en répétition, avec mon équipe à Tokyo. Beaucoup de bruit, beaucoup de monde. Mais la nuit venue, je me retrouvais seule avec mon carnet. C'est dans le silence qu'on entend vraiment son cœur. J'écrivais lentement, je raturais, je recommençais. Parfois une seule phrase me prenait des heures. Je m'inspirais de ce que j'avais ressenti : une tristesse, une joie, un souvenir de Fukuoka. Écrire à la main, ça comptait beaucoup pour moi. Sentir le crayon glisser, voir les mots naître sur la page. C'était comme façonner un objet précieux, patiemment, avant de le donner au monde.

C'est dans le silence qu'on entend vraiment son cœur.

Au début on vous appelait une « idole ». C'est quoi une idole ?

Bonne question ! Au Japon, une idole, c'est une jeune chanteuse choisie et façonnée par une agence. On lui dit comment s'habiller, quoi chanter, comment sourire. Elle doit rester mignonne et gentille. Beaucoup de filles commençaient comme ça. Moi aussi, un peu, au début. Mais très vite, ça m'a serré le cœur, comme un habit trop petit. Je voulais choisir mes mots, mes images, mes tenues. Alors j'ai pris le contrôle de tout : mes textes, mes photos, ma direction artistique, c'est-à-dire tout ce qu'on voit et entend de moi. J'ai été l'une des premières à faire ça au Japon. Je ne voulais pas être une poupée. Je voulais être une artiste.

Je ne voulais pas être une poupée, je voulais être une artiste.
Ayumi Hamasaki in London
Ayumi Hamasaki in LondonWikimedia Commons, CC BY 3.0 — Laura Cervantes Roura

Vos concerts, ils ressemblaient à quoi ? C'était comment sur scène ?

Oh, mes concerts étaient de vrais spectacles ! Pas seulement chanter debout, non. J'inventais des univers entiers. Pour l'album Rock 'n' Roll Circus, en 2010, j'ai transformé la scène en cirque géant, avec des décors, des costumes fous. Je changeais de tenue cinq ou six fois dans une même soirée, des robes spectaculaires cousues par de grands couturiers. Certains soirs, je chantais au Tokyo Dome, une salle immense pleine à craquer. Imagine des milliers de personnes qui chantent avec toi dans le noir, leurs voix comme une seule vague. Je voulais que chaque concert soit un rêve éveillé, une histoire qu'on traverse ensemble. La musique se voit autant qu'elle s'écoute.

Je voulais que chaque concert soit un rêve éveillé qu'on traverse ensemble.

C'est vrai que vous avez eu du mal à entendre ? Ça a commencé quand ?

Oui, mon enfant, et c'est une chose difficile à raconter. Dès 2000, au sommet de ma carrière, j'ai commencé à perdre l'ouïe de mon oreille gauche. Une maladie rare. Imagine que tu chantes devant des milliers de gens, mais qu'un côté de ta tête devient peu à peu silencieux. J'avais peur, bien sûr. Une chanteuse qui n'entend plus, tu imagines ? Mais je n'ai pas arrêté. J'ai continué à composer, à monter sur scène. Plus tard, en 2017, j'ai annoncé à mes fans que l'autre oreille aussi s'était éteinte. Je le leur ai dit simplement, avec honnêteté. Chanter, pour moi, ce n'était plus seulement entendre. C'était sentir.

Chanter, ce n'était plus seulement entendre, c'était sentir.

Comment on continue à chanter quand on n'entend presque plus rien ?

Avec le corps et le cœur, mon enfant. Quand une oreille se tait, tu apprends à écouter autrement. Je sentais les vibrations de la musique dans ma poitrine, dans mes pieds sur la scène. Une prothèse auditive m'aidait aussi. Cet petit appareil est devenu, sans que je le veuille, une sorte de symbole. Beaucoup de gens qui vivent avec un handicap m'ont écrit pour me remercier. Ça m'a bouleversée. Si je devais laisser une chose aux enfants comme toi, ce serait celle-ci : ton corps peut te trahir, mais ton courage, lui, t'appartient toujours. On croit qu'il faut être parfait pour créer. C'est faux. Il faut juste ne pas renoncer.

Ton corps peut te trahir, mais ton courage, lui, t'appartient toujours.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Ayumi Hamasaki's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.