Imaginary interview

Kids interview Dorothy Day

by Charactorium · Dorothy Day (1897 — 1980) · Society · Spirituality · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Dorothy Day
Wikimedia Commons, Public domain — Foulke, William Dudley, 1848-1935

Ce matin-là, deux jeunes visiteurs de douze ans poussent la porte d'une maison d'hospitalité du Lower East Side. Une vieille dame en robe simple les accueille, un chapelet dans la poche. Elle s'appelle Dorothy Day, et elle a toute la matinée pour répondre à leurs questions.

Vous faisiez quoi, jeune, avant de devenir croyante ?

Tu sais, mon enfant, j'étais une jeune femme de Greenwich Village, à New York. J'écrivais dans les journaux, je passais mes soirées dans les cafés avec des artistes et des poètes. Un soir, un dramaturge que je connaissais m'a récité par cœur un long poème, The Hound of Heaven, « Le Lévrier du Ciel ». C'est un poème où Dieu poursuit une âme comme un chien fidèle, doucement, sans jamais l'abandonner. Ces mots ne m'ont plus quittée. Imagine une petite voix qui te suit partout, même quand tu ne veux pas l'entendre. À l'époque, je ne croyais pas. Mais quelque chose grandissait en moi, sans que je le sache encore.

Une petite voix me suivait partout, même quand je ne voulais pas l'entendre.

C'est votre bébé qui vous a fait changer de vie ?

Oui, exactement. En 1926, ma fille Tamar est née. Tu ne peux pas imaginer la joie que j'ai ressentie. C'était si grand, si lumineux, que je voulais remercier quelqu'un — et ce quelqu'un, pour moi, c'était Dieu. Alors j'ai fait baptiser mon bébé, puis, l'année d'après, en 1927, je me suis fait baptiser moi aussi. Mais ce bonheur a eu un prix : le papa de Tamar ne voulait pas de religion. Nous nous sommes séparés. J'ai raconté tout ce chemin dans un livre écrit pour mon frère, From Union Square to Rome. C'est dur, parfois, de choisir ce qu'on croit juste.

Ma joie était si grande que je voulais remercier quelqu'un — et c'était Dieu.

C'était quoi, ce journal vendu un centime ?

Ah, mon journal ! Le 1er mai 1933, en pleine Grande Dépression — tu sais, cette époque où tant de gens n'avaient plus de travail ni de pain — j'ai vendu le premier numéro de The Catholic Worker sur Union Square, à New York. Un centime le numéro. Le prix le plus petit possible, pour que même le plus pauvre puisse l'acheter. Et sais-tu quoi ? Ce prix n'a jamais changé, jamais ! Dans le tout premier numéro, j'écrivais pour ceux qui, assis sur les bancs des parcs dans le froid, croyaient que la société les avait oubliés. Je voulais leur dire une chose simple : vous n'êtes pas oubliés.

Un centime le numéro, pour que même le plus pauvre puisse l'acheter.

Vous écriviez comment, tous vos articles ?

Sur ma machine à écrire, mon enfant. Imagine une petite machine avec des touches qui frappent le papier, clac, clac, clac — pas de silence, jamais ! J'écrivais mes articles, mes éditoriaux, et surtout ma chronique préférée, On Pilgrimage, « En pèlerinage ». Là, je mélangeais tout : mes prières, les visages des gens que je rencontrais, la soupe du jour, mes voyages. C'était ma vie racontée au fil des jours. Un journaliste, tu sais, c'est quelqu'un qui regarde le monde et le raconte pour les autres. Je tapais souvent tard le soir, entourée du bruit de la maison, des pauvres qui dormaient tout près.

Un journaliste regarde le monde et le raconte pour les autres.

Vous aviez quel âge la première fois qu'on vous a mise en prison ?

J'avais tout juste vingt ans, en 1917. J'étais jeune et en colère, mon enfant ! Je manifestais devant la Maison-Blanche pour que les femmes aient le droit de voter. On m'a arrêtée, puis enfermée à la prison d'Occoquan, en Virginie. Là-bas, avec d'autres femmes, j'ai fait une grève de la faim : nous refusions de manger pour réclamer d'être traitées comme des prisonnières politiques, pas comme des criminelles. Imagine avoir faim exprès, jour après jour, pour te faire entendre. C'était effrayant. Mais j'ai appris une chose : quand une injustice te révolte, ton corps lui-même peut devenir ta voix.

Quand une injustice te révolte, ton corps lui-même peut devenir ta voix.
Dorothy Day 1916
Dorothy Day 1916Wikimedia Commons, Public domain — Unknown photographer

Et la dernière fois qu'on vous a arrêtée, vous étiez vieille ?

Oui ! En 1973, j'avais soixante-quinze ans. Une vieille dame, tu vois. J'étais partie en Californie soutenir les ouvriers agricoles de César Chávez, ces hommes et ces femmes qui cueillaient les fruits pour presque rien et faisaient grève. Je me suis assise avec eux, par terre, et la police m'a arrêtée, entourée de ses agents. Il existe une photo célèbre de ce moment. De vingt ans à soixante-quinze ans, j'ai été arrêtée encore et encore. Toujours pour la même raison : refuser, sans jamais lever la main sur personne. La désobéissance civile, ça s'appelle — dire non à une loi injuste, mais sans violence.

De vingt à soixante-quinze ans, toujours pour la même raison : refuser sans violence.

Ça se passait comment, une journée dans votre maison d'accueil ?

Le matin commençait par la messe et la prière, mon enfant — c'était mon socle. Ensuite, place à la grande soupière ! Nous servions chaque jour une soupe chaude aux plus pauvres, aux sans-abri, à ceux qui n'avaient nulle part où aller. C'est ça, une maison d'hospitalité : un endroit où l'on donne un lit, un repas et un peu de dignité, gratuitement. L'après-midi, j'écrivais, je recevais des visiteurs — parfois de grands intellectuels, parfois des gens de la rue, assis à la même table. Le soir, je lisais l'Évangile ou Dostoïevski. Une journée bien remplie, tu vois, mais toujours partagée.

Une maison d'hospitalité : un lit, un repas et un peu de dignité, gratuitement.

Vous mangiez quoi, et vous habitiez où, en vrai ?

Je mangeais la même chose que les pauvres que j'accueillais : de la soupe, du pain, des ragoûts tout simples. Jamais rien de plus. Et je vivais dans les maisons d'hospitalité elles-mêmes, dans les petites pièces serrées du Lower East Side, au milieu des démunis. Je n'ai jamais eu de maison à moi, ni d'objets précieux. Mes vêtements venaient des dons faits au mouvement — un manteau usé, un foulard, une robe sobre. On appelle ça la pauvreté volontaire : choisir d'être pauvre, exprès, pour rester proche de ceux qui souffrent. Imagine : rien à toi, mais une grande famille autour de toi.

Rien à moi, mais une grande famille autour de moi.
Dorothy Day, 1916 (cropped)
Dorothy Day, 1916 (cropped)Wikimedia Commons, Public domain — Unknown photographer

Pourquoi vous étiez contre la guerre, même quand tout le monde était pour ?

Ça, mon enfant, ce fut le plus dur. Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, en 1939, presque tout le monde autour de moi soutenait le combat. Moi, je disais non à la guerre, non à toute violence. C'est ce qu'on appelle le pacifisme. Beaucoup m'ont tourné le dos, on a cru que je trahissais mon pays. Mais je croyais aux œuvres de miséricorde : nourrir, vêtir, héberger — pas tuer. Tu sais, tenir bon quand tout le monde te dit que tu as tort, c'est terriblement solitaire. Bien plus tard, en 1963, le pape a écrit une lettre pour la paix, Pacem in Terris. J'ai pleuré : enfin, on m'entendait.

Nourrir, vêtir, héberger — jamais tuer.

Vous pensiez qu'on peut changer le monde comment ?

Pas avec des armes, ni même seulement avec des lois, mon enfant. J'ai toujours cru à ce que j'appelais la « révolution du cœur ». Ça veut dire : le vrai changement commence à l'intérieur de chacun de nous, dans notre façon d'aimer et de partager. Si tu attends que les autres changent d'abord, rien ne bouge jamais. Mais si toi, tu donnes ta soupe, ton temps, ton attention, alors le monde change déjà un tout petit peu, là, autour de toi. J'ai raconté tout cela dans mon livre Loaves and Fishes, « Les pains et les poissons ». Une révolution douce, mais qui ne s'arrête jamais.

Le vrai changement commence dans notre façon d'aimer et de partager.

Si on vous rencontrait aujourd'hui, qu'est-ce qu'on remarquerait d'abord chez vous ?

Peut-être mes mains, mon enfant — des mains usées d'avoir servi tant de soupe et tapé tant d'articles. Et sûrement mon chapelet, ce petit collier de perles que j'égrène pour prier, même dans la rue, même en prison. Je ne suis pas une sainte, tu sais, même si l'Église parle aujourd'hui de moi. Je suis juste une femme qui a essayé, chaque jour, d'aimer un peu mieux. Si tu retiens une seule chose de notre rencontre, garde celle-ci : chacun de nous, même le plus petit, peut tendre la main à celui qui a faim. Tu n'as pas besoin d'être grand pour commencer.

Tu n'as pas besoin d'être grand pour tendre la main à celui qui a faim.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Dorothy Day's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.