La table de discussion à la française
Chez l'intellectuel parisien du XXe siècle, le repas n'est pas une succession figée d'entrée-plat-dessert mais un long forum où l'on mange en débattant. On commence par un en-cas avalé debout entre deux cours, on se retrouve le soir autour d'un grand plat mijoté qui tient au corps et délie les langues, on voyage parfois jusqu'aux saveurs de l'enfance, et l'on ponctue chaque idée d'un café noir. La structure du repas suit le rythme de la pensée : vite quand il faut militer, lentement quand il faut convaincre.
Signature : La graisse de canard et le confit du Sud-Ouest
Badiou est un enfant de Toulouse : la graisse de canard, le confit lentement réduit et le haricot lingot sont l'ancrage gustatif de sa région natale, le contrepoint terrien à la pensée la plus abstraite. C'est la signature qui relie l'austérité du séminaire à la générosité de la table familiale.
Alain Badiou à table
1937 — ?
4 recettes d’époque
🧂
Street foodLe jambon-beurre des trottoirs de la rue d'Ulm
Le casse-croûte parisien avalé debout
🧂· 10 min
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🧂
FestifLe cassoulet de Toulouse de l'enfance
Le grand plat mijoté du Sud-Ouest
🧂 🍄· 3 h 30
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🍯
VoyageLe tajine de pruneaux de Rabat
Le tajine sucré-salé marocain (inspiré de)
🍯 🧂 🌶️· 2 h
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☕
BoissonLe café serré du séminaire
Le petit noir du comptoir
☕· 5 min
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