La carte de Alain Badiou
Le café serré du séminaire
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Le petit noir du comptoir

Le café serré du séminaire

BoissonÉvocationfacile5 min
Le petit noir du comptoir

Le café serré du séminaire

Pourquoi ce plat ? Le café noir est le carburant de l'intellectuel parisien : avalé au comptoir avant un cours, sirooté pendant des heures de discussion politique au café, il ponctue la vie du séminaire et du tableau noir.

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Le petit noir du comptoir

Un café court, serré, intense et amer, tiré à la machine ou à l'italienne. La boisson de la veille studieuse et du débat sans fin, qui aiguise l'esprit autant que la langue.

Le café, voyez-vous, c'est l'ami du penseur tard dans la nuit. On le prend serré, court, presque âpre — il ne s'agit pas de se faire plaisir mais de tenir éveillé, de rester fidèle à l'idée tant qu'elle n'est pas dite jusqu'au bout. Au comptoir avant un séminaire, ou au café pendant des heures de discussion, c'est le même petit noir qui scande la pensée. Buvez-le amer : la vérité n'a jamais été sucrée.
Alain Badiou
Ingrédients
  • Café torréfiéune dose bien tassée (base)
  • Eautrès peu (extraction courte)
Comment on faisait : Le café est indissociable de la vie intellectuelle parisienne du XXe siècle : c'est au comptoir et dans les cafés de la Rive gauche (Flore, Deux Magots) que se sont nouées des générations de débats philosophiques et politiques. Le « petit noir » à la machine s'impose dans les bistrots français au cours du siècle comme rituel quotidien.

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