Retour à Alain Gerbault
L'ordinaire de bord et les régals d'escale
La vie d'un navigateur solitaire ne connaît pas la grille du repas terrien. Elle oscille entre deux mondes : l'ordinaire de bord — rations sèches, conserves et eau douce comptée goutte à goutte sous le roulis — et le régal d'escale, ce festin de fruits frais, de poisson et de lait de coco qui éclate quand la terre réapparaît après des semaines de mer. Manger, à bord du Firecrest, c'était d'abord survivre ; à terre, c'était renaître.
Signature : Le lait de coco des escales polynésiennes
Pressé à la main à partir de la pulpe râpée de la noix mûre, ce lait onctueux fut pour Gerbault le goût de la délivrance et du paradis retrouvé. Il l'opposa toute sa vie à la sécheresse des conserves de bord et à la dureté du biscuit de mer.

Alain Gerbault à table

1893 — 1941

4 recettes d’époque