Réalisateur et producteur de cinéma hongrois naturalisé britannique. Fondateur de la société London Films, il fut une figure majeure du cinéma britannique de l'entre-deux-guerres et le premier homme de cinéma à être anobli.
Alexander Korda(1893 — 1956)
Alexander Korda
Hongrie, Royaume-Uni, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
5 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 16 septembre 1893 à Pusztatúrpásztó (Hongrie)
- Fonde la société London Films en 1932
- Réalise La Vie privée d'Henri VIII (1933), succès international
- Producteur du Troisième Homme (1949) et de nombreux films prestigieux
- Premier professionnel du cinéma anobli par la couronne britannique en 1942 ; mort le 23 janvier 1956 à Londres
Œuvres & réalisations
Premier grand succès international du cinéma britannique, avec Charles Laughton oscarisé. Il établit la réputation mondiale de Korda.
Film de science-fiction d'après H. G. Wells imaginant l'avenir de l'humanité. Une œuvre visionnaire aux décors spectaculaires.
Film d'aventures situé sous la Révolution française, grand succès populaire. Korda en supervisa la production.
Conte oriental en Technicolor aux effets spéciaux novateurs, achevé aux États-Unis pendant la guerre. Il remporta plusieurs Oscars techniques.
Drame historique avec Vivien Leigh et Laurence Olivier, célébrant l'héroïsme britannique. Churchill l'aurait beaucoup apprécié.
Chef-d'œuvre coproduit par Korda, réalisé par Carol Reed dans la Vienne d'après-guerre. Considéré comme l'un des plus grands films britanniques.
Société de production qui devint le fer de lance d'un cinéma britannique ambitieux. Son logo à Big Ben symbolisa la qualité anglaise.
Anecdotes
Alexander Korda était hongrois et arriva à Londres sans parler parfaitement anglais. Pourtant, en 1933, son film « La Vie privée d'Henri VIII » connut un triomphe mondial et fut le premier film britannique à séduire massivement le public américain, prouvant qu'on pouvait défier Hollywood depuis l'Angleterre.
En 1942, le roi George VI fit de Korda le premier homme de cinéma à recevoir le titre de chevalier (« Sir »). Curieusement, on a longtemps soupçonné que ses fréquents voyages entre Londres et Hollywood servaient aussi de couverture à des activités de renseignement britannique avant la Seconde Guerre mondiale.
Pour produire « Le Voleur de Bagdad » (1940), Korda dut composer avec la guerre : le tournage commencé en Angleterre fut interrompu par les bombardements et achevé aux États-Unis. Le film, avec ses effets spéciaux et son Technicolor éclatant, émerveilla les spectateurs en pleine période sombre.
Korda fonda en 1932 la société London Films, dont le logo montrait Big Ben. Il fit construire les vastes studios de Denham, parmi les plus grands d'Europe, pariant des sommes colossales pour rivaliser avec les majors américaines — un pari souvent au bord de la faillite.
Trois frères Korda travaillèrent ensemble au cinéma : Alexander produisait et réalisait, Zoltán réalisait des films d'aventures, et Vincent était décorateur et directeur artistique, signant les somptueux décors de leurs films.
Sources primaires
Charles Laughton, dans le rôle d'Henri VIII, incarne un roi glouton et imposant ; le film remporte l'Oscar du meilleur acteur, première statuette pour une production britannique.
Alexander Korda est fait chevalier (Knight Bachelor) pour services rendus, devenant le premier producteur et réalisateur de cinéma à recevoir cet honneur.
Le film, en Technicolor, déploie une féerie orientale d'une richesse visuelle inédite, offrant au public en guerre une évasion spectaculaire.
Lieux clés
Village de la grande plaine hongroise où naquit Alexander Korda en 1893. Il y passa son enfance dans une famille juive modeste.
Capitale hongroise où Korda débuta comme journaliste puis réalisateur dans le cinéma muet naissant. Il y dirigea ses premiers films avant l'exil.
Ville où Korda fonda London Films en 1932 et bâtit sa carrière de magnat du cinéma britannique. Il y mourut en 1956.
Vastes studios de cinéma construits par Korda près de Londres, ouverts en 1936. Ils comptaient parmi les plus grands d'Europe.
Centre du cinéma américain où Korda travailla dans les années 1920 et acheva « Le Voleur de Bagdad » pendant la guerre. Il y noua des liens avec les grandes majors.
Objets typiques

Appareil lourd sur trépied utilisé pour filmer les scènes ; les studios de Korda en possédaient plusieurs pour les superproductions. Elle enregistrait l'image sur une pellicule de 35 millimètres.

Bande de celluloïd portant les images photographiques successives d'un film. Montée bout à bout, elle formait des bobines projetées en salle.

Texte décrivant l'histoire, les dialogues et les scènes d'un film. Korda y attachait une grande importance pour la qualité de ses productions.

Caméra spéciale enregistrant la couleur sur trois pellicules distinctes, utilisée pour « Le Voleur de Bagdad ». Elle offrait des images aux couleurs vives, rares à l'époque.

Puissante lampe utilisée sur les plateaux pour éclairer les décors et les acteurs. L'éclairage donnait l'atmosphère et la profondeur aux images.

Ardoise munie d'un battant claqué au début de chaque prise pour synchroniser l'image et le son. On y inscrivait le numéro de la scène et de la prise.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Tags
Vie quotidienne
Matin
Producteur autant qu'artiste, Korda commençait souvent sa journée par la lecture de scénarios et de courriers d'affaires. Il recevait collaborateurs et financiers, car maintenir London Films exigeait sans cesse de trouver de l'argent.
Après-midi
L'après-midi se passait sur les plateaux des studios de Denham, à superviser tournages, décors et montages. Il discutait avec réalisateurs, acteurs et techniciens, veillant au moindre détail visuel.
Soir
Les soirées de Korda étaient mondaines : dîners, réceptions et rencontres avec écrivains, hommes politiques et stars. Ce réseau lui servait à financer ses films et à séduire les talents.
Alimentation
Homme cultivé et raffiné, Korda fréquentait les grands restaurants de Londres et les clubs élégants. Les repas d'affaires y faisaient partie intégrante de son métier de producteur.
Vêtements
Korda soignait son apparence avec des costumes élégants taillés sur mesure, à la mode des gentlemen britanniques. Ce soin reflétait son ambition d'incarner le prestige du cinéma anglais.
Habitat
Devenu riche et célèbre, Korda vivait dans de confortables résidences londoniennes et voyageait entre l'Europe et les États-Unis. Son train de vie luxueux contrastait avec les origines modestes de son enfance hongroise.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Le Voleur de Bagdad
1940
Lady Hamilton (That Hamilton Woman)
1941






