Retourne la ficheAlfred Dreyfus à table
1859 — 1935
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La table juive alsacienne au rythme du Shabbat
Dans une famille israélite d'Alsace comme celle des Dreyfus à Mulhouse, le repas ne suit pas la grille entrée-plat-dessert mais le calendrier religieux et le rythme de la semaine. Le vendredi soir (Erev Shabbat) ouvre un repas de fête après l'allumage des bougies ; le samedi midi, on mange un plat préparé la veille et tenu au chaud toute la nuit, car on n'allume pas de feu le jour du Shabbat ; en semaine, la cuisine est plus simple, mais le bouillon de poule revient comme un réconfort. La règle de la cacherout sépare strictement le lait de la viande : c'est elle qui façonne tous les choix.
Signature : La graisse d'oie (schmaltz) et le raifort
Le beurre étant interdit avec la viande par la cacherout, les cuisinières juives d'Alsace faisaient fondre et conservaient la graisse d'oie (le schmaltz) comme matière grasse de cuisson : c'est elle qui donne aux plats leur parfum profond et leur rondeur. À côté d'elle, le raifort râpé (meerrettich) apporte le piquant vif et clair, marque de fabrique de la cuisine alsacienne et juive à la fois.
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Alfred Dreyfus à table
1859 — 1935
4 recettes d’époque
FestifCarpe à la juive
Plat de fête du vendredi soir (Erev Shabbat)
🧂 🍋· 1 h + repos au frais
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ConservationSchalet aux pruneaux (cholent alsacien)
Plat unique du samedi midi, mijoté toute la nuit
🧂 🍯· 8 à 12 h (cuisson lente de nuit)
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RemèdeBouillon de poule doré au vermicelle
Réconfort de semaine et soin du malade
🧂 🍄· 3 h
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QuotidienKougelhopf
Brioche du matin et de l'accueil
🍯· 1 h + 2 h de levée
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