La carte de Alfred Dreyfus
Bouillon de poule doré au vermicelle
retourner
Réconfort de semaine et soin du malade

Bouillon de poule doré au vermicelle

RemèdeReconstitution🧂 🍄facile3 h
Réconfort de semaine et soin du malade

Bouillon de poule doré au vermicelle

Pourquoi ce plat ? Le bouillon de poule, surnommé avec tendresse la « pénicilline juive », était le remède universel des familles ashkénazes. On l'imagine sans peine porté à Dreyfus convalescent, lui dont la santé fut brisée par les années d'isolement à l'île du Diable.

cliquer pour retourner
Réconfort de semaine et soin du malade

Un bouillon clair et doré, longuement mijoté à partir d'une poule entière, de carottes et de poireaux, servi brûlant sur un nid de fin vermicelle. Simple, réconfortant, profondément savoureux.

Quand l'un de nous se trouvait alité, c'est ce bouillon que l'on apportait avant tout remède d'apothicaire. Une vieille poule, des carottes, un poireau, et beaucoup de patience sur le coin du fourneau : il faut qu'il dore lentement, qu'il se charge de toute la force de la volaille. On l'écumait avec soin, on le passait bien clair, et on le versait fumant sur quelques cheveux de vermicelle. Croyez-moi, il rendait des couleurs aux plus las.
Alfred Dreyfus
Ingrédients
  • Poule (de réforme, âgée)une (base du bouillon)
  • Carottesplusieurs (douceur et couleur)
  • Poireauun (parfum)
  • Oignonun, piqué d'un clou de girofle (fond aromatique)
  • Vermicelle finune poignée (garniture)
Comment on faisait : On choisissait une poule âgée, impropre à rôtir mais idéale pour donner un bouillon riche en collagène et en goût. La fine pellicule de gras doré à la surface (le schmaltz) était signe d'un bon bouillon, et non un défaut.
Sources : Joan Nathan, Jewish Cooking in America · Tradition culinaire ashkénaze (bouillon de poule du Shabbat)

Voir aussi