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Alhazen à table
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Alhazen à table

965 — 1039

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La sufra abbasside-fatimide
Sur la table arabo-musulmane médiévale — la sufra, la nappe de cuir ou de tissu où l'on dispose les plats — il n'y a ni entrée ni dessert à la française, mais un déploiement simultané de mets posés autour du pain. On y trouve les plats au pot mijotés longuement (les ṭabīkh), un condiment fermenté qui réveille tout (le kāmakh), une boisson aigre-douce pour accompagner, et les douceurs et fruits secs qui circulent du début à la fin du repas comme du voyage. Les cuisiniers de cour de Bagdad puis du Caire suivaient les recueils comme le Kitāb al-Ṭabīkh d'al-Warrāq (Xe siècle), qui hiérarchise les plats par technique et par bienséance plus que par ordre de service.
Signature : Le murrī
Sauce fermentée d'orge (et parfois de farine moisie volontairement), longuement maturée au soleil avec du sel — l'équivalent arabe du garum antique et lointain cousin de la sauce soja. Quelques gouttes apportent ce goût profond, salé-umami, qui structure la cuisine savante de Bagdad au Caire. C'est l'âme du goût abbasside : presque chaque plat salé en reçoit une touche.
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Alhazen à table

965 — 1039

5 recettes d’époque