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Le couple igname-soupe (fufu ne nkwan)
Chez les Akan et Ashanti, le repas ne se découpe pas en entrée-plat-dessert mais s'organise autour d'un duo : une pâte d'amidon dense (le fufu, igname ou plantain pilés au mortier) qu'on façonne en boules avec les doigts, et une soupe ou sauce dans laquelle on la trempe. Autour gravitent des en-cas de marché frits, des boissons fermentées de palme et des bouillies sucrées au miel pour les enfants et les offrandes. On mange à la main, dans des bols partagés, assis ensemble — le fufu se gobe sans mâcher et glisse avec la sauce.
Signature : Huile de palme rouge & néré fermenté (dawadawa)
Deux piliers ouest-africains pré-colombiens : l'huile de palme rouge, écarlate et fruitée, qui colore et parfume les sauces, et le dawadawa (graines de néré fermentées) qui apporte une puissante note umami, l'équivalent akan du miso ou du garum. La maniguette (graines de paradis, poivre africain) complète la signature aromatique, à l'écart de tout piment venu d'Amérique.

Anansi à table

5 recettes d’époque