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Du deipnon au symposion
Le repas grec classique sépare le sustenter du converser. L'ariston (collation de jour) et le deipnon (repas du soir) reposent sur le sitos — la nourriture-socle, presque toujours une galette ou une bouillie d'orge — accompagné de l'opson, le « ce-qui-relève » : olives, fromage, poisson, légumes. Vient ensuite, le ventre apaisé, le symposion : on écarte les tables, on couronne les têtes, on coupe le vin d'eau dans le cratère et l'on sert les tragemata (douceurs) tandis que circule la parole. Chez un philosophe ionien comme Anaxagore, la part du sitos est large et celle de l'opson volontairement maigre : la sobriété est une discipline de l'esprit.
Signature : L'orge (krithê) et l'huile d'olive
L'orge, céréale du pauvre et du sage, se mange en galette pétrie (maza) ou délayée en boisson (kykeon) — elle est le fil rouge d'une table frugale. L'huile d'olive, versée crue, lie et parfume sans masquer : c'est l'assaisonnement-roi du monde grec, bien avant le beurre des Barbares.

Anaxagore de Clazomènes à table

499 av. J.-C. — 427 av. J.-C.

4 recettes d’époque