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La table collégiale d'Oxbridge
Le rythme alimentaire d'un universitaire anglo-américain de la fin du XXe siècle s'ordonne autour des collèges de Cambridge, d'Oxford et de Princeton. La journée s'ouvre sur le breakfast pris en hall, suivi d'un déjeuner léger, du sacro-saint afternoon tea de l'après-midi, puis du Formal Hall du soir — dîner cérémoniel en robe noire, précédé d'un bénédicité en latin, où l'on sert un rôti à la High Table. Le pot de confiture d'agrumes et la théière, eux, ne quittent jamais la table : ils accompagnent l'étude du matin au soir.
Signature : L'amertume britannique : thé noir corsé et orange de Séville
Le palais académique anglais cultive une amertume franche que le reste de l'Europe trouve déroutante : le thé noir très infusé, à peine adouci de lait, et la marmelade d'oranges amères de Séville. Ce goût pour l'amer est le carburant discret des longues journées de réflexion silencieuse — celles, justement, que menait Wiles.

Andrew Wiles à table

1953 — ?

5 recettes d’époque