Struan Micheil, le pain d'offrande de la Saint-Michel
Une galette épaisse et dorée mêlant orge, avoine et seigle, enrichie d'œufs, de beurre et d'un filet de miel sauvage, parfumée au carvi. Rustique, réconfortante, légèrement sucrée-salée. Le pain de la gratitude.
Une galette épaisse et dorée mêlant orge, avoine et seigle, enrichie d'œufs, de beurre et d'un filet de miel sauvage, parfumée au carvi. Rustique, réconfortante, légèrement sucrée-salée. Le pain de la gratitude.
Voici le pain que les insulaires me consacrent, et celui-ci, je le reçois avec joie : non que j'en mange, mais parce qu'ils y ont mis chaque grain de leur terre, l'orge et l'avoine et le seigle, sans rien garder pour eux d'abord. La mère de famille le pétrit la veille de ma fête, l'arrose de crème et d'œuf, le cuit devant l'âtre sur la peau de l'agneau. Puis on en rompt un morceau pour le voisin, un autre pour le pauvre, un autre encore pour l'âme des défunts. Comprends bien : offrir la moisson tout entière, c'est cela qui monte jusqu'à moi.
- •Farine d'orge — une part (grain de la récolte)
- •Farine d'avoine — une part (grain de la récolte)
- •Farine de seigle — une part (grain de la récolte)
- •Beurre — une bonne noix (liant, richesse)
- •Œufs — deux ou trois (liant)
- •Crème ou lait — ce qu'il faut (humidité, badigeon)
- •Miel sauvage — un filet (douceur de fête)
- •Graines de carvi — une pincée (parfum traditionnel)
Struan Micheil, le pain d'offrande de la Saint-Michel
Une galette épaisse et dorée mêlant orge, avoine et seigle, enrichie d'œufs, de beurre et d'un filet de miel sauvage, parfumée au carvi. Rustique, réconfortante, légèrement sucrée-salée. Le pain de la gratitude.
Pourquoi ce plat ? Dans les îles gaéliques (Hébrides, et tout l'arc du culte de Michel jusqu'à Skellig Michael en Irlande), on cuisait la veille de la Saint-Michel un grand pain plat pétri de TOUS les grains poussés sur la ferme cette année-là. On le bénissait, on le partageait, on en donnait aux pauvres « au nom de Dieu et de Michel ». C'est l'offrande de la récolte entière à l'archange.
Voici le pain que les insulaires me consacrent, et celui-ci, je le reçois avec joie : non que j'en mange, mais parce qu'ils y ont mis chaque grain de leur terre, l'orge et l'avoine et le seigle, sans rien garder pour eux d'abord. La mère de famille le pétrit la veille de ma fête, l'arrose de crème et d'œuf, le cuit devant l'âtre sur la peau de l'agneau. Puis on en rompt un morceau pour le voisin, un autre pour le pauvre, un autre encore pour l'âme des défunts. Comprends bien : offrir la moisson tout entière, c'est cela qui monte jusqu'à moi.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge — une part (grain de la récolte)
- Farine d'avoine — une part (grain de la récolte)
- Farine de seigle — une part (grain de la récolte)
- Beurre — une bonne noix (liant, richesse)
- Œufs — deux ou trois (liant)
- Crème ou lait — ce qu'il faut (humidité, badigeon)
- Miel sauvage — un filet (douceur de fête)
- Graines de carvi — une pincée (parfum traditionnel)
Ingrédients
- Farine d'orge — 150 g (grain)
- Flocons d'avoine (mixés fin) — 150 g (grain)
- Farine de seigle — 100 g (grain)
- Beurre fondu — 60 g (liant)
- Œufs — 2 (liant)
- Lait — 200 ml (humidité)
- Miel — 2 c. à soupe (douceur)
- Graines de carvi — 1 c. à café (parfum)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
Préparation
- Mélanger les trois farines avec le sel et le carvi.
- Battre les œufs avec le lait, le miel et le beurre fondu, puis incorporer aux farines pour obtenir une pâte épaisse et souple (sans levure : c'est un pain plat).
- Façonner une grosse galette ronde de 2 à 3 cm d'épaisseur sur une plaque.
- Badigeonner le dessus d'un mélange crème-œuf-miel, et cuire à 190 °C environ 30 à 35 min jusqu'à belle dorure.
- Laisser tiédir, rompre en parts à la main et partager. Se déguste nature ou avec du beurre.
Comment on faisait : Le struan se cuisait traditionnellement sur une peau d'agneau (craitheann) dressée devant le feu de tourbe, et on l'aspergeait par couches successives d'un mélange de crème, d'œufs et de beurre qui le faisait gonfler et dorer. On en confectionnait un grand pour la famille et de petits pour chaque membre, vivant ou défunt.
Le twist contemporain : Cuire des petits struans individuels marqués d'une croix au couteau, et les offrir en panier « partage de Michaelmas » à donner autour de soi — comme le voulait la coutume.
Sources : Alexander Carmichael, Carmina Gadelica (struan Micheil, Fèill Mhìcheil)
Archange Michael · Charactorium




