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Le repas du temple cananéen (akl qudšu)
À Ougarit et dans les cités phéniciennes, le repas s'articule autour du foyer et de l'autel : le pain d'orge ou de blé forme le socle de chaque bouchée, trempé dans l'huile d'olive et accompagné de légumineuses, d'olives et de fruits secs. Les jours de fête, la viande sacrifiée — surtout le taureau, animal noble de Baal — est partagée lors d'un banquet communautaire (marzeaḥ). Le vin coule en libation pour le dieu avant d'être bu par les convives. Pas de service en plats successifs : tout est posé ensemble sur des nattes ou des tables basses, et l'on rompt le pain à la main.
Signature : L'huile d'olive et le foyer de braises
L'huile d'olive vierge des collines cananéennes est le fil rouge de cette cuisine : on y trempe le pain, on en arrose les légumes, on en oint les offrandes. Avec le feu de braises où grille la viande des sacrifices, elle incarne l'opulence que Baal, maître de la pluie qui fait pousser l'olivier, est censé donner aux fidèles.

Baal à table

5 recettes d’époque