Bette Nesmith Graham (1924-1980) est une secrétaire américaine devenue inventrice et entrepreneuse. Elle met au point le liquide correcteur blanc (Liquid Paper) pour masquer les fautes de frappe, puis fonde une entreprise prospère autour de cette invention.
Bette Nesmith Graham(1924 — 1980)
Bette Nesmith Graham
États-Unis
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1924 à Dallas (Texas), elle devient secrétaire dactylographe après la Seconde Guerre mondiale.
- Vers 1956, elle commence à utiliser une peinture blanche pour corriger ses erreurs de frappe, à l'origine du Liquid Paper.
- En 1958, elle dépose un brevet et commercialise son produit sous le nom de Liquid Paper.
- Elle fonde la Liquid Paper Corporation, qui connaît un grand succès commercial dans les années 1960-1970.
- En 1979, elle revend son entreprise à Gillette pour environ 47,5 millions de dollars ; elle meurt en 1980.
Œuvres & réalisations
Premier liquide correcteur préparé dans sa cuisine et vendu aux secrétaires de Dallas. Point de départ de toute l'aventure.
Nom commercial déposé du correcteur, qui deviendra un standard mondial des bureaux pendant des décennies.
Création et développement de l'entreprise, qui passe de la fabrication artisanale à la production industrielle.
Construction d'une usine automatisée produisant environ 25 millions de flacons par an, signe du succès de l'entreprise.
Fondation philanthropique créée pour soutenir les femmes et encourager les arts.
Fondation destinée à aider les femmes à trouver de nouveaux moyens de devenir indépendantes financièrement.
Cession de la Liquid Paper Corporation pour environ 47,5 millions de dollars, couronnant sa réussite entrepreneuriale.
Anecdotes
Dans les années 1950, Bette Nesmith Graham travaillait comme secrétaire de direction dans une banque de Dallas et détestait devoir recommencer ses lettres à chaque faute de frappe. En observant des peintres décorer les vitrines pour les fêtes, elle remarqua qu'ils ne gommaient jamais leurs erreurs : ils les recouvraient d'une nouvelle couche de peinture. Elle eut alors l'idée de cacher ses fautes avec un peu de peinture blanche au lieu de tout retaper.
Elle prépara ses premiers flacons de correcteur dans sa cuisine, en mélangeant de la peinture tempera à l'aide d'un mixeur. Pour améliorer la formule, elle demanda conseil à un professeur de chimie du lycée de son fils ainsi qu'à des employés d'une fabrique de peinture. Pendant des années, elle remplit les petites bouteilles à la main, dans son garage.
Son fils, Michael Nesmith, l'aidait à remplir et à étiqueter les flacons de correcteur. Quelques années plus tard, il devint une vedette de la musique en rejoignant The Monkees, un groupe pop américain très célèbre dans les années 1960.
Selon une anecdote souvent rapportée, Bette fut renvoyée de la banque après avoir tapé par distraction le nom de sa propre société à la place de celui de son employeur. Loin de la décourager, ce licenciement la poussa à se consacrer entièrement à son entreprise de correcteur.
En 1979, après avoir transformé une idée née dans sa cuisine en une usine produisant des millions de flacons par an, elle vendit son entreprise au géant Gillette pour 47,5 millions de dollars. Elle mourut moins d'un an plus tard, en 1980, devenue l'une des femmes d'affaires les plus prospères des États-Unis.
Sources primaires
Le nom « Liquid Paper » est enregistré comme marque pour un liquide correcteur blanc, à séchage rapide, destiné à masquer les erreurs sur les documents tapés à la machine et manuscrits.
La société de produits de grande consommation Gillette annonce le rachat de la Liquid Paper Corporation, fondée par Bette Nesmith Graham, pour un montant d'environ 47,5 millions de dollars.
Secrétaire devenue inventrice, Bette Nesmith Graham mit au point un liquide correcteur dans sa cuisine de Dallas et bâtit une entreprise prospère, devenant un symbole de la réussite entrepreneuriale féminine.
Lieux clés
Ville de naissance de Bette et lieu où elle travailla comme secrétaire avant d'y fonder son entreprise de correcteur.
Ville où Bette passa une partie de son enfance et de sa jeunesse, dans le Texas du début du XXe siècle.
Banque où Bette était secrétaire de direction et où elle commença à corriger ses fautes de frappe avec de la peinture blanche.
Site industriel moderne inauguré en 1975, capable de produire des dizaines de millions de flacons de correcteur par an.
Ville de la banlieue de Dallas associée aux dernières années de Bette Nesmith Graham.
Quartier général du groupe Gillette qui racheta la Liquid Paper Corporation en 1979.
Objets typiques

Petite bouteille de correcteur blanc à pinceau, conçue pour recouvrir les fautes de frappe. C'est l'invention qui a fait la fortune de Bette Nesmith Graham.

Appareil mécanique puis électrique permettant de taper lettres et rapports dans les bureaux. Ses fautes de frappe difficiles à effacer sont à l'origine de l'invention du correcteur.
📷 Domaine public · Wikimedia Commons ↗
Petit pinceau d'aquarelle utilisé par Bette pour étaler la peinture blanche sur ses erreurs. Il fut ensuite intégré au bouchon des flacons de Liquid Paper.

Peinture à base d'eau employée par les artistes et les décorateurs. C'est ce produit que Bette détourna pour recouvrir ses fautes de frappe.

Feuille enduite d'encre glissée entre deux papiers pour obtenir des copies en tapant à la machine. Outil quotidien des secrétaires avant la photocopie.

Petit appareil ménager que Bette utilisa pour mélanger sa première formule de correcteur. Symbole de l'invention née dans une cuisine.
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Vie quotidienne
Matin
Jeune mère élevant seule son fils, Bette se levait tôt pour le préparer avant de filer à la banque de Dallas où elle était secrétaire de direction. Sa matinée était consacrée au courrier et à la dactylographie de lettres et de rapports sur sa machine à écrire.
Après-midi
L'après-midi, elle enchaînait les documents à taper, traquant la moindre faute qui l'obligeait autrefois à tout recommencer. À la sortie du bureau, elle rentrait peindre et remplir ses flacons de correcteur sur la table de sa cuisine.
Soir
Le soir, une fois son fils couché, elle perfectionnait sa formule, étiquetait les bouteilles et répondait aux premières commandes. Peu à peu, ces soirées de bricolage se transformèrent en une véritable petite entreprise.
Alimentation
Comme beaucoup d'Américains de la classe moyenne des années 1950, son alimentation reposait sur des plats simples et pratiques : sandwichs, plats en conserve, café et produits laitiers. Le réfrigérateur et les aliments industriels faisaient gagner du temps à une femme très occupée.
Vêtements
Au bureau, elle portait la tenue stricte des secrétaires de l'époque : robe ou tailleur ajusté, jupe sous le genou, talons et coiffure soignée. L'apparence impeccable faisait alors partie du métier dans les bureaux américains.
Habitat
Elle vivait dans une modeste maison de banlieue à Dallas, typique de l'Amérique d'après-guerre, dotée d'une cuisine équipée et d'un garage. C'est précisément dans cette cuisine et ce garage qu'elle fabriqua ses premiers correcteurs avant de pouvoir s'offrir de vrais locaux.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
« Mistake Out », le premier correcteur fait maison
1956
Marque « Liquid Paper »
1958
Fondation de la Liquid Paper Company
années 1960
Usine moderne de Liquid Paper
1975
Gihon Foundation
1976
Bette Clair McMurray Foundation
1978
Vente à Gillette
1979






