La table de campement sur la côte de Loango
Sur le terrain, le repas s'organise autour d'un socle d'amidon fermenté (le pain de manioc, ou kwanga) que l'on rompt à la main et que l'on trempe dans une sauce grasse à l'huile de palme. Autour gravitent un poisson ou une viande de chasse boucanés pour tenir au climat, une boisson tirée du palmier, et un en-cas sucré de banane. Le tout fourni par les porteurs et les villages traversés, complété des conserves et du café apportés d'Europe. On mange assis à même la natte, pas en plats successifs : tout arrive ensemble, et chacun puise dans le socle commun.
Signature : L'huile de palme rouge
Tirée du fruit de l'Elaeis guineensis, ce palmier que Büttner herborisait lui-même, cette huile écarlate et fruitée lie presque tous les plats de la côte. C'est le fil rouge — au sens propre — de la cuisine qu'il a goûtée au Congo et au Loango.
Büttner à table
1858 — 1927
5 recettes d’époque
🫙
QuotidienKwanga, le pain de manioc fermenté
Socle amylacé du repas (chikwangue / kwanga)
🫙 🧂· 4 jours (fermentation) + 1 h
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🍄
FestifPoule à la moambe (sauce de noix de palme)
Sauce grasse du jour de fête, servie sur le socle de kwanga
🍄 🧂 🌶️· 1 h 15
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🧂
ConservationPoisson boucané à l'étouffée de feuilles
Réserve de protéine fumée du campement
🧂 🍄 🫙· 2 h (dont salage)
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🫙
BoissonVin de palme, le malafu du soir
Boisson fermentée de palabre et d'hospitalité
🫙 🍋 🍯· 15 min (+ 12 h pour la version fermentée)
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🍯
Street foodBananes plantain braisées à l'huile rouge
En-cas sucré de bord de piste
🍯 🧂· 20 min
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