Bananes plantain braisées à l'huile rouge
Bananes plantain bien mûres rôties sur les braises ou poêlées à l'huile de palme rouge, jusqu'à caraméliser à l'extérieur tout en restant fondantes. Sucré, fumé, avec juste assez de sel pour réveiller le tout. L'en-cas de rue universel des tropiques d'Afrique.
Bananes plantain bien mûres rôties sur les braises ou poêlées à l'huile de palme rouge, jusqu'à caraméliser à l'extérieur tout en restant fondantes. Sucré, fumé, avec juste assez de sel pour réveiller le tout. L'en-cas de rue universel des tropiques d'Afrique.
Aux abords des villages, on rôtissait sur les braises de longues bananes — non point celles, fades, qu'on mange crues en Europe, mais la grosse banane à cuire que les gens nomment plantain. Bien mûre, sa peau noircit et sa chair devient douce comme du miel ; un trait de cette huile rouge de palmier, une pincée de sel, et voilà de quoi tromper la faim sur le sentier. J'en glissais une dans la poche de ma vareuse au départ du campement, et je la mangeais tiède en cheminant, mon vasculum sur l'épaule. Croyez bien que rien, alors, ne me paraissait plus délectable.
- •Bananes plantain bien mûres — quelques régimes (base)
- •Huile de palme rouge — un filet (cuisson, signature)
- •Sel — une pincée (contraste)
Bananes plantain braisées à l'huile rouge
Bananes plantain bien mûres rôties sur les braises ou poêlées à l'huile de palme rouge, jusqu'à caraméliser à l'extérieur tout en restant fondantes. Sucré, fumé, avec juste assez de sel pour réveiller le tout. L'en-cas de rue universel des tropiques d'Afrique.
Pourquoi ce plat ? Le long des pistes et aux abords des villages, les régimes de bananes plantain mûres se braisaient sur les braises et se vendaient ou s'offraient aux passants. Pour un voyageur affamé entre deux relevés botaniques, c'était l'en-cas immédiat, chaud et réconfortant.
Aux abords des villages, on rôtissait sur les braises de longues bananes — non point celles, fades, qu'on mange crues en Europe, mais la grosse banane à cuire que les gens nomment plantain. Bien mûre, sa peau noircit et sa chair devient douce comme du miel ; un trait de cette huile rouge de palmier, une pincée de sel, et voilà de quoi tromper la faim sur le sentier. J'en glissais une dans la poche de ma vareuse au départ du campement, et je la mangeais tiède en cheminant, mon vasculum sur l'épaule. Croyez bien que rien, alors, ne me paraissait plus délectable.
Ingrédients (version d’époque)
- Bananes plantain bien mûres — quelques régimes (base)
- Huile de palme rouge — un filet (cuisson, signature)
- Sel — une pincée (contraste)
Ingrédients
- Bananes plantain mûres (peau bien tachée de noir) — 3 (base)
- Huile de palme rouge — 2 c. à soupe (cuisson, signature)
- Sel — 1 pincée (contraste)
- Gingembre ou poivre de Guinée moulu — 1 pincée (facultatif) (épice douce)
Préparation
- Éplucher les plantains et les couper en biais en tronçons épais.
- Faire chauffer l'huile de palme rouge dans une poêle.
- Saisir les tronçons 3 à 4 min de chaque côté jusqu'à caramélisation dorée.
- Saler, saupoudrer éventuellement d'une pointe de gingembre ou de poivre de Guinée, et servir aussitôt, brûlant.
- Variante au feu de bois : faire rôtir les plantains entiers dans leur peau sur les braises 15 min en les retournant, puis les peler et les arroser d'huile rouge.
Comment on faisait : Le plantain, contrairement à la banane douce, ne se mange pratiquement que cuit. Rôti sur les braises, c'était l'aliment de marche et de marché : nourrissant, immédiat, sans vaisselle ni couvert. On le retrouve sous mille noms de la Guinée au Congo.
Le twist contemporain : Dressé en éventail avec un filet de miel et une pluie de sel fumé, le plantain braisé devient un dessert-en-cas chic façon « street food de Loango ».
Büttner · Charactorium