Navigateur, hydrographe et homme d'État français (1738-1810), Fleurieu contribua à la cartographie maritime et dirigea plusieurs expéditions scientifiques. Ministre de la Marine sous Louis XVI, il joua un rôle clé dans l'organisation des grandes expéditions d'exploration françaises.
Charles Pierre Claret de Fleurieu(1738 — 1810)
Charles Pierre Claret de Fleurieu
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1738 à Lyon, mort en 1810 à Paris
- Ministre de la Marine de Louis XVI (1790)
- Organisa et supervisa l'expédition de La Pérouse (1785)
- Auteur de travaux hydrographiques et de tables de navigation de référence
- Membre de l'Académie de marine et de l'Institut de France
Œuvres & réalisations
Expédition maritime commandée par Fleurieu pour tester en conditions réelles les chronomètres de Pierre Le Roy. Ce voyage apporta la preuve scientifique que la longitude pouvait enfin être calculée avec précision en mer, révolutionnant la navigation océanique.
Ouvrage géographique dans lequel Fleurieu analyse et présente les découvertes réalisées lors de voyages récents dans le Pacifique, contribuant à la connaissance des terres australes et à la cartographie de cette vaste région.
Fleurieu fut le principal architecte de cette grande expédition scientifique, rédigeant les instructions détaillées remises à La Pérouse pour un tour du monde à vocation géographique, scientifique et ethnographique.
Après la disparition de La Pérouse, Fleurieu organisa en tant que ministre de la Marine l'expédition de secours confiée au contre-amiral d'Entrecasteaux, chargé de retrouver les traces de l'explorateur disparu dans le Pacifique.
Fleurieu édita et annota les journaux et documents rapportés par les survivants de l'expédition La Pérouse, permettant leur publication posthume et préservant pour la postérité le bilan scientifique de ce voyage tragique.
Anecdotes
En 1768, Louis XV confie à Fleurieu une mission secrète : tester en pleine mer les nouvelles horloges marines inventées par Pierre Le Roy. Ces instruments révolutionnaires permettent de calculer la longitude avec précision, un problème qui coûtait la vie à des milliers de marins depuis des siècles. Son voyage de dix-huit mois prouve que la chronométrie marine est enfin fiable, ouvrant une nouvelle ère de la navigation.
C'est Fleurieu qui conçut et organisa dans le détail l'expédition du comte de La Pérouse en 1785, l'une des plus grandes aventures scientifiques du XVIIIe siècle. Il rédigea lui-même les instructions précises remises à l'explorateur : observer les côtes, rencontrer les peuples, collecter des données scientifiques. Quand La Pérouse disparut en 1788, Fleurieu fut parmi les premiers à réclamer l'envoi d'une expédition de secours.
Après la Révolution, Fleurieu réussit l'exploit rare de traverser la Terreur sans être arrêté, lui qui avait été ministre du roi Louis XVI. Discret et reconnu pour ses compétences scientifiques, il fut rapidement réhabilité et continua de servir l'État sous la République puis sous Napoléon. Sa réputation d'homme de science le protégea là où tant d'autres nobles perdirent la tête.
Une péninsule entière d'Australie porte aujourd'hui le nom de Fleurieu : la péninsule Fleurieu, au sud d'Adélaïde. Elle fut baptisée en son honneur lors des grandes expéditions françaises qui cartographièrent les côtes australiennes au tournant du XIXe siècle. Un hommage que la géographie rendit à cet homme qui n'avait pourtant jamais mis les pieds sur ce continent.
Sources primaires
Les expériences réitérées de cette horloge marine, dans des circonstances variées et souvent défavorables, ont constamment confirmé la précision de ses indications pour la détermination des longitudes en mer.
Vous vous attacherez à recueillir toutes les observations utiles aux sciences naturelles, à la géographie et à l'hydrographie ; vous traiterez les peuples que vous rencontrerez avec humanité et douceur.
La certitude des positions géographiques, obtenue grâce à l'emploi des horloges marines, permet désormais de dresser des cartes dont la fidélité peut être garantie aux navigateurs.
Ce voyage, dont nous avions suivi avec anxiété les premières nouvelles, ne saurait être restitué au public sans les pièces et journaux authentiques qui seuls en garantissent la valeur scientifique.
Lieux clés
Ville natale de Fleurieu, où il naquit le 17 août 1738 dans une famille de la noblesse lyonnaise. Lyon était alors l'une des grandes villes du royaume de France, réputée pour son commerce et ses soieries.
C'est depuis Paris que Fleurieu exerça ses plus hautes fonctions, notamment comme ministre de la Marine (1790-1791) et en organisant les grandes expéditions scientifiques françaises du siècle des Lumières. Il y mourut en 1810.
Grand port militaire breton et principal arsenal de la marine royale française. Fleurieu, en tant que directeur des ports et arsenaux, supervisa Brest et connut intimement ce bastion de la puissance maritime française.
Siège de la cour royale où Fleurieu travailla au service de Louis XVI. C'est à Versailles qu'il prépara les grandes expéditions scientifiques, notamment celle de La Pérouse, en étroite collaboration avec le roi.
Cette péninsule au sud d'Adélaïde fut baptisée en l'honneur de Fleurieu lors des grandes expéditions françaises qui cartographièrent les côtes australiennes au début du XIXe siècle. Elle témoigne de l'empreinte durable de Fleurieu sur l'exploration mondiale.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Voyage pour éprouver les montres marines de Le Roy (1768-1769)
1768-1769
Découvertes des Français en 1768 et 1769 dans le sud-est de la Nouvelle-Guinée
1790
Organisation de l'expédition La Pérouse
1785
Organisation de l'expédition d'Entrecasteaux
1791
Voyage de La Pérouse autour du monde (édition critique)
1797
Voir aussi
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