Coatlicue
Coatlicue
Déesse-mère de la mythologie aztèque, Coatlicue est la mère du dieu solaire Huitzilopochtli. Vénérée par le peuple mexica (Aztèques), elle incarne à la fois la vie, la mort et la régénération. Sa représentation, avec un collier de crânes et une jupe de serpents, symbolise le cycle perpétuel de la création et de la destruction.
Faits marquants
- Coatlicue signifie « Celle à la jupe de serpents » en nahuatl, langue des Aztèques
- Selon la tradition orale et les codex mexicas (rédigés vers le XVIe siècle), elle serait la mère du dieu solaire Huitzilopochtli, qu'elle conçut miraculeusement
- Elle est représentée avec un collier de mains et de cœurs humains, une tête double de serpent et une jupe de serpents entrelacés
- Sa statue colossale, découverte en 1790 à Mexico, est conservée au Musée national d'anthropologie de Mexico City
- Elle incarne le dualisme fondamental de la cosmologie aztèque : créatrice et destructrice, nourricière et dévorante
Œuvres & réalisations
Chef-d'œuvre de la sculpture mexica en andésite grise, haute de 2,5 mètres, représentant la déesse avec toute sa complexité symbolique : jupe de serpents, collier de crânes, deux têtes de serpent se faisant face. Elle est conservée au Musée national d'anthropologie de Mexico.
Disque monumental de pierre représentant le démembrement de la fille de Coatlicue, découvert à la base du Templo Mayor en 1978. Il illustre directement le mythe de la naissance d'Huitzilopochtli et constitue l'une des œuvres les plus importantes de l'art aztèque.
Chants cérémoniels en nahuatl récités lors des fêtes religieuses dédiées à la déesse, conservés dans le Manuscrit des Cantares Mexicanos. Ils constituent un témoignage unique de la poésie rituelle mexica.
Nombreuses représentations miniatures de Coatlicue retrouvées dans des contextes archéologiques domestiques et funéraires, témoignant de la diffusion de son culte au-delà des grands centres cérémoniels.
Grande fête agricole et rituelle du calendrier mexica (huitième mois) au cours de laquelle étaient honorées les déesses de la terre dont Coatlicue, par des danses, des offrandes et des sacrifices pour garantir la fertilité des champs.
Anecdotes
Coatlicue fut conçue comme la mère cosmique par excellence dans la mythologie mexica : elle aurait enfanté les étoiles, la lune et enfin le dieu solaire Huitzilopochtli. Selon le mythe, ce dernier naquit tout armé de son ventre pour combattre immédiatement ses frères et sœurs célestes, symbolisant ainsi la victoire quotidienne du soleil sur les ténèbres.
Son nom signifie littéralement « Celle qui a une jupe de serpents » en nahuatl. Sa célèbre statue colossale, découverte en 1790 sous la place principale de Mexico City, mesure plus de 2,5 mètres de hauteur et représente avec une précision troublante sa jupe de serpents entrelacés, ses griffes et son collier de cœurs et de crânes humains.
Selon un mythe fondateur, Coatlicue fut décapitée par sa fille la lune, Coyolxauhqui, et ses fils les Centzonhuitznahua, car ils la trouvaient déshonorée d'être tombée enceinte mystérieusement. C'est à cet instant précis qu'Huitzilopochtli jaillit de son ventre et massacra ses frères et sœurs, leur arrachant notamment la tête. Ce récit expliquait pour les Aztèques le cycle du soleil chassant la lune chaque matin.
La grande statue de Coatlicue conservée au Musée national d'anthropologie de Mexico était considérée comme si effrayante lors de sa redécouverte à l'époque coloniale que les autorités espagnoles la firent ré-enterrer plusieurs fois, craignant qu'elle ne réveille des croyances anciennes chez la population indigène. Ce n'est qu'au XIXe siècle qu'elle fut définitivement exhumée et exposée.
Coatlicue était associée à la terre nourricière mais aussi à la mort : les guerriers tombés au combat étaient censés rejoindre son domaine souterrain. Elle était ainsi vénérée simultanément comme source de vie et gardienne des morts, une dualité fondamentale dans la cosmologie mexica où la vie et la mort étaient perçues comme inséparables.
Sources primaires
Récit cosmogonique en nahuatl consigné vers 1558, rapportant la naissance d'Huitzilopochtli depuis le ventre de Coatlicue et le démembrement de Coyolxauhqui après la bataille céleste.
« Coatlicue, notre mère, dont la jupe est faite de serpents... elle est la déesse de la terre, mère de tous les dieux. » Description détaillée des rites, attributs et hymnes sacrés dédiés à Coatlicue, recueillis auprès des anciens Mexica.
Chant cérémoniel en nahuatl invoquant Coatlicue comme déesse de la terre et de la guerre : « Ô notre mère, tu es parée de plumes d'aigles ; dans tes mains tu tiens le bouclier et le couteau d'obsidienne. »
Manuscrit pictographique précolombien représentant Coatlicue dans plusieurs séquences rituelles et calendaires, montrant ses associations avec les cycles agricoles, la fertilité et les sacrifices.
Récit de la fête Ochpaniztli au cours de laquelle les Mexica honoraient Coatlicue et Toci, déesses de la terre, par des rites de purification et des sacrifices destinés à assurer la fertilité des champs.
Galerie
The history of Mexico : collected from Spanish and Mexican historians, from manuscripts and ancient paintings of the Indians : together with the conquest of Mexico by the Spaniards : illustrated by e
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Mexica Figures with Calendar Stone - Museum of Anthropology - Mexico City - Mexico (15486568636)
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