Retour à Cthulhu
La veillée des adorateurs (côte atlantique américaine, années 1920)
Le culte de Cthulhu n'a pas de cuisine propre : il se greffe sur deux mondes côtiers bien réels que Lovecraft hantait. D'un côté la Nouvelle-Angleterre des ports de pêche (Providence, l'Arkham imaginaire, Marblehide) avec ses soupes de coquillages et ses biscuits de marin ; de l'autre le bayou de Louisiane et la Nouvelle-Orléans, où la nouvelle situe les cultistes dansant la nuit. Le repas se pense comme une veillée au bord de l'eau : une grande soupe-socle qu'on partage, un en-cas qui voyage en mer, un breuvage brûlant pour la nuit, et une marmite offerte au seuil du marécage. Chaque plat regarde vers l'océan, là où dort la cité de R'lyeh.
Signature : Le filé (poudre de sassafras)
Poudre de jeunes feuilles de sassafras séchées et pilées, héritée des Choctaw de Louisiane et adoptée par la cuisine créole. On la jette HORS du feu, à la toute fin : chauffée trop fort, elle file et devient gluante. Elle parfume et lie le gumbo d'une note verte, terreuse, presque résineuse — un goût de marais qui colle parfaitement à l'imaginaire vaseux de Cthulhu.

Cthulhu à table

4 recettes d’époque