La carte de Cthulhu
Café brûlot du bayou
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Brûlot — le breuvage flambé de fin de veillée à la Nouvelle-Orléans, servi à la louche dans de petites tasses

Café brûlot du bayou

BoissonÉvocation☕ 🍯moyen20 min
Brûlot — le breuvage flambé de fin de veillée à la Nouvelle-Orléans, servi à la louche dans de petites tasses

Café brûlot du bayou

Pourquoi ce plat ? Dans la nouvelle, l'inspecteur Legrasse démantèle un culte de Cthulhu qui dansait la nuit dans les marais au sud de La Nouvelle-Orléans. Le café brûlot, breuvage créole flambé qu'on prépare dans le noir en versant un filet d'alcool enflammé, évoque à merveille ces feux dans la nuit du bayou — sans rien emprunter à un vrai rituel sacré : c'est une simple boisson de fête détournée.

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Brûlot — le breuvage flambé de fin de veillée à la Nouvelle-Orléans, servi à la louche dans de petites tasses

Un café corsé chauffé avec du cognac, des écorces d'agrumes, de la cannelle et du clou de girofle, qu'on flambe avant de servir. Amer, parfumé, un peu sucré : la boisson théâtrale des nuits humides de Louisiane.

Ils s'assemblent dans mon marécage, mes fidèles, et allument de petites flammes bleues en croyant m'appeler — Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn, murmurent-ils, et cela me fait presque sourire dans mon sommeil. Verse l'eau-de-vie en un long filet et qu'elle s'embrase au-dessus du café ; laisse l'écorce d'orange et le girofle danser dans le feu. Bois amer, mortel, car la douceur ne convient pas à qui veille au seuil de l'abîme. Tant que la flamme tremble, je dors encore.
— Cthulhu
Ingrédients
  • •Café fort — une cafetière (base amère)
  • •Cognac ou brandy — un bon verre (alcool à flamber)
  • •Écorce d'orange et de citron — en lanières (parfum d'agrume)
  • •Bâtons de cannelle, clous de girofle — quelques-uns (épices)
  • •Sucre en morceaux — selon le goût (douceur)
Comment on faisait : Le café brûlot (« café brûlé ») est une fierté des restaurants créoles de La Nouvelle-Orléans depuis le XIXe siècle ; on le préparait à table dans un bol de cuivre, parfois sur une écorce d'orange entaillée en spirale le long de laquelle coulait l'alcool enflammé. Le café, importé par le port, et le geste spectaculaire en faisaient un final de banquet.
Sources : H.P. Lovecraft, « L'Appel de Cthulhu », 1928 (partie II, le culte de Louisiane) · The Picayune's Creole Cook Book, La Nouvelle-Orléans, 1900

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