Dambisa Moyo(1969 — ?)
Dambisa Moyo
Zambie
6 min de lecture
Dambisa Moyo est une économiste zambienne, spécialiste de la macroéconomie et du développement. Elle est mondialement connue pour sa critique radicale de l'aide internationale à l'Afrique, qu'elle juge contre-productive.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1969 à Lusaka, en Zambie
- Docteure en économie de l'université d'Oxford (2002) après un passage par Harvard
- Économiste à la Banque mondiale puis à la banque Goldman Sachs
- Publie en 2009 'Dead Aid' (L'Aide fatale), essai dénonçant l'aide occidentale à l'Afrique
- Désignée parmi les 100 personnes les plus influentes du monde par le magazine Time en 2009
Œuvres & réalisations
Son livre le plus célèbre : il dénonce l'aide internationale à l'Afrique comme contre-productive et propose d'autres voies (commerce, investissement, marchés). Best-seller mondial et déclencheur d'un vif débat.
Analyse les erreurs économiques de l'Occident qui ont, selon elle, accéléré le basculement de la puissance vers les pays émergents.
Étudie la stratégie de la Chine pour sécuriser les matières premières mondiales et ses conséquences géopolitiques.
Réflexion sur les difficultés des démocraties à produire de la croissance et propositions de réformes politiques et économiques.
Reconnaissance internationale de son influence intellectuelle, qui consacre Moyo comme une voix majeure du débat sur le développement.
Anecdotes
Dambisa Moyo a d'abord étudié la chimie à l'Université de Zambie, mais l'instabilité politique du pays l'a poussée à partir aux États-Unis pour poursuivre ses études. Ce détour l'a finalement menée vers l'économie, la discipline qui la rendra célèbre dans le monde entier.
En 2009, son livre « Dead Aid » provoque un tonnerre de débats : Moyo y affirme que les milliards d'euros d'aide versés à l'Afrique ont fait plus de mal que de bien. Le milliardaire Bill Gates, dont la fondation finance massivement le développement, critique vivement ces idées, ce qui transforme la jeune économiste en figure mondiale de la controverse.
Avant d'écrire ses essais à succès, Moyo a travaillé deux ans à la Banque mondiale puis près de huit ans chez Goldman Sachs, l'une des plus puissantes banques d'affaires de la planète. Cette double expérience, à la fois dans l'aide au développement et dans la haute finance, nourrit son regard très particulier sur l'argent et l'Afrique.
La même année que la sortie de « Dead Aid », le magazine américain Time la classe parmi les 100 personnes les plus influentes du monde. Une consécration rare pour une économiste née à Lusaka et encore peu connue du grand public quelques mois plus tôt.
Moyo a décroché un doctorat (DPhil) d'économie à l'Université d'Oxford, après un master à la prestigieuse Kennedy School de Harvard. Elle incarne ainsi le parcours d'une intellectuelle africaine formée dans les plus grandes universités occidentales, qu'elle critique pourtant souvent dans ses livres.
Sources primaires
L'aide a été, et continue d'être, un désastre politique, économique et humanitaire sans appel pour la plupart des régions du monde en développement.
Au cours des cinquante dernières années, plus de mille milliards de dollars d'aide au développement ont été transférés des pays riches vers l'Afrique. Cette aide a-t-elle amélioré la vie des Africains ? Non.
Moyo y soutient que les pays occidentaux ont commis une série d'erreurs économiques majeures qui ont sapé leur domination et profité aux puissances émergentes.
L'auteure y analyse la course de la Chine pour s'assurer le contrôle des matières premières mondiales et ses conséquences pour l'économie planétaire.
Lieux clés
Capitale de la Zambie où Dambisa Moyo est née en 1969 et où elle a passé son enfance. La ville symbolise l'Afrique dont elle analysera le développement.
Moyo y a obtenu son doctorat (DPhil) en économie, au sein du St Antony's College. C'est là que se forge sa rigueur d'économiste.
Elle y a décroché un master d'administration publique, dans l'une des plus prestigieuses écoles de politique du monde.
Moyo y a travaillé environ deux ans, découvrant de l'intérieur les mécanismes de l'aide internationale qu'elle critiquera plus tard.
Elle a passé près de huit ans dans cette grande banque d'affaires, où elle a travaillé sur les marchés financiers et la dette des pays émergents.






