Édouard Vuillard est un peintre, graveur et illustrateur français, figure majeure du groupe des Nabis. Maître de l'intimisme, il a représenté des scènes domestiques et des intérieurs bourgeois aux couleurs sourdes et aux motifs décoratifs.
Édouard Vuillard(1868 — 1940)
Édouard Vuillard
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1868 à Cuiseaux (Saône-et-Loire), mort en 1940 à La Baule
- Membre fondateur du groupe des Nabis à partir de 1889-1890 avec Bonnard, Denis et Sérusier
- Développe l'« intimisme » : scènes d'intérieurs domestiques aux motifs décoratifs (années 1890)
- Réalise de grands panneaux décoratifs et des décors de théâtre (Théâtre de l'Œuvre)
- Élu à l'Académie des beaux-arts en 1937
Œuvres & réalisations
Tableau intimiste aux formes simplifiées et aux couleurs sourdes, emblématique du style nabi de Vuillard.
Suite de grands panneaux décoratifs peints pour Alexandre Natanson, sommet de l'art décoratif de Vuillard.
Scène de l'atelier maternel où les figures se fondent dans les motifs des tissus, manifeste de son intimisme.
Portrait domestique tendu où l'espace et les papiers peints créent une atmosphère psychologique singulière.
Scène de la vie quotidienne baignée d'une lumière feutrée, typique de son regard sur l'intime.
Programmes et décors réalisés pour le théâtre symboliste, témoignant des liens entre les Nabis et la scène.
Anecdotes
Vuillard a longtemps vécu avec sa mère, couturière et corsetière, jusqu'à la mort de celle-ci en 1928, alors qu'il avait près de 60 ans. Il l'appelait affectueusement « ma muse » : l'atelier de couture maternel, avec ses tissus, ses ouvrières et ses étoffes, a nourri toute son œuvre intimiste et son goût pour les motifs décoratifs.
Avec ses amis Pierre Bonnard, Maurice Denis et Paul Sérusier, Vuillard a formé le groupe des Nabis (de l'hébreu nevi'im, « prophètes »). Ces jeunes peintres se réunissaient en secret et se donnaient des surnoms : Vuillard était surnommé le « Nabi zouave » à cause de son allure militaire et de sa barbe.
Vuillard a tenu un journal intime pendant une grande partie de sa vie, rempli de réflexions sur la peinture et la vie quotidienne. Passionné de photographie, il prenait avec son appareil Kodak des centaines de clichés de ses proches dans des intérieurs, qu'il utilisait ensuite comme base pour ses tableaux.
Dans les années 1890, Vuillard a peint de grands panneaux décoratifs pour des appartements bourgeois parisiens, comme les « Jardins publics ». Il considérait que la peinture devait s'intégrer à la vie domestique, ornant les murs comme des tapisseries plutôt que d'être de simples tableaux isolés.
Élu à l'Académie des beaux-arts en 1938, Vuillard a connu une reconnaissance officielle tardive. En 1940, fuyant l'avancée allemande, il quitte Paris et meurt à La Baule quelques semaines après le début de l'Occupation.
Sources primaires
Je ne fais pas de portraits, je peins des gens chez eux.
Se rappeler qu'un tableau, avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées.
Les choses les plus simples de la vie quotidienne sont celles qui me touchent le plus et que je veux peindre.
Lieux clés
Petit bourg de Saône-et-Loire où Vuillard est né en 1868. Ses souvenirs d'enfance y ont nourri son attachement aux intérieurs et à la vie familiale.
Ville où Vuillard a passé l'essentiel de sa vie, peignant les intérieurs bourgeois et fréquentant les milieux artistiques et littéraires nabis.
École d'art privée où Vuillard se forme et rencontre les futurs Nabis comme Bonnard, Denis et Sérusier.
Institution prestigieuse où Vuillard poursuit brièvement sa formation académique avant de s'orienter vers la peinture nabie.
Station balnéaire de Loire-Atlantique où Vuillard se réfugie en juin 1940 et meurt peu après le début de l'Occupation.
Objets typiques

Plaque de bois sur laquelle le peintre mélange ses couleurs. Vuillard privilégiait des tons sourds et rabattus pour rendre l'atmosphère feutrée des intérieurs.

Petit appareil portatif à pellicule que Vuillard utilisait pour photographier ses proches dans leurs intérieurs. Ces clichés servaient de modèles pour ses compositions peintes.

Tissus imprimés issus de l'atelier de couture maternel. Ils envahissent ses tableaux, où les motifs des papiers peints et des robes se confondent presque avec les personnages.

Technique de peinture à base de pigments liés à la colle, utilisée par Vuillard pour ses grands panneaux décoratifs. Elle donne des surfaces mates proches de la fresque ou de la tapisserie.

Grande peinture conçue pour orner les murs d'un appartement bourgeois. Vuillard voulait que la peinture fasse partie du cadre de vie quotidien.

Carnet où Vuillard notait ses réflexions et esquissait des scènes du quotidien. Son journal intime constitue une source précieuse sur sa pensée artistique.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Vuillard commençait souvent sa journée dans l'appartement qu'il partageait avec sa mère, observant la lumière entrant par les fenêtres sur les tissus et les meubles. Il prenait des notes dans son journal et préparait ses pinceaux et ses couleurs.
Après-midi
L'après-midi était consacrée à la peinture, dans l'atelier ou directement dans les pièces de vie. Il travaillait lentement, reprenant ses toiles, et photographiait parfois ses proches pour saisir des poses naturelles.
Soir
Le soir, Vuillard fréquentait les cercles artistiques et littéraires parisiens, notamment les soirées de la Revue blanche des frères Natanson, où il côtoyait écrivains, musiciens et peintres.
Alimentation
Vuillard partageait des repas simples et bourgeois de l'époque, pris en famille. La table figure souvent dans ses tableaux, où le déjeuner ou le dîner devient prétexte à saisir l'intimité domestique.
Vêtements
Il portait les vêtements sobres et corrects de la bourgeoisie parisienne : costume, veste et cravate. Sa barbe et son allure réservée lui valurent le surnom de « Nabi zouave ».
Habitat
Vuillard vécut dans des appartements parisiens modestes mais chaleureux, partagés avec sa mère. Ces intérieurs aux papiers peints à motifs et aux meubles familiers sont devenus le décor central de son œuvre.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Les Jardins publics
1894
La Couturière
vers 1890
Intérieur, mère et sœur de l'artiste
vers 1893
Le Déjeuner du matin
vers 1900
Décors pour le Théâtre de l'Œuvre
années 1890






