Épona est une déesse de la mythologie celtique gauloise, protectrice des chevaux, des juments, des poulains, des ânes et des mulets. Son culte, lié à la fertilité et à la protection des cavaliers, fut largement adopté par la cavalerie romaine et se répandit dans tout l'Empire.
Épona
Épona
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Déesse gauloise dont le nom dérive du gaulois *epos signifiant « cheval »
- Seule divinité d'origine celtique à avoir été intégrée au panthéon romain officiel
- Honorée par une fête dans le calendrier romain le 18 décembre
- Culte diffusé dans tout l'Empire entre le Ier et le IIIe siècle apr. J.-C., notamment par la cavalerie auxiliaire
- Souvent représentée assise de profil sur une jument ou entourée de chevaux et de symboles de fertilité (corne d'abondance, gerbes)
Œuvres & réalisations
Type iconographique le plus répandu : Épona assise en amazone sur une jument, diffusé dans tout l'Empire. Il fixe l'image durable de la déesse cavalière.
Variante iconographique où Épona, assise, est flanquée de deux chevaux ou poulains tournés vers elle, soulignant son rôle protecteur des troupeaux.
Nombreux autels inscrits par des particuliers et des soldats, principale source épigraphique attestant l'étendue géographique du culte.
Institution d'un jour de fête officiel pour Épona, fait unique pour une divinité gauloise dans le calendrier romain.
Rares évocations écrites du culte d'Épona qui complètent l'abondante documentation archéologique.
Anecdotes
Épona est la seule divinité gauloise à avoir été honorée par un jour férié officiel dans le calendrier romain : le 18 décembre lui était dédié, comme l'atteste un calendrier rustique trouvé à Guidizzolo, en Italie. Aucune autre divinité celtique n'a reçu un tel honneur dans le monde romain.
On a retrouvé des centaines de représentations d'Épona dans tout l'Empire romain, de la Bretagne aux Balkans : c'est de loin la divinité d'origine gauloise la mieux attestée par l'archéologie. La plupart la montrent assise en amazone sur une jument, ou entourée de chevaux.
Les soldats de la cavalerie romaine, dont beaucoup étaient recrutés en Gaule, vénéraient Épona pour qu'elle protège leurs montures. Des autels et des statuettes lui étaient dédiés dans les écuries des camps militaires, parfois ornées de roses fraîches.
Épona apparaît dans un roman latin, les Métamorphoses (ou L'Âne d'or) d'Apulée au IIe siècle : le héros décrit une petite statue de la déesse placée dans une niche d'écurie, décorée de couronnes de roses. C'est l'une des rares mentions littéraires de son culte.
Son nom vient du mot gaulois *epos, qui signifie « cheval », apparenté au latin equus et au grec hippos. Épona signifie donc littéralement « la grande jument » ou « la divine cavalière ».
Sources primaires
Dans une niche taillée au beau milieu des poteaux qui soutenaient la charpente de l'écurie, on voyait l'image d'Épona, religieusement ornée de couronnes de roses fraîchement écloses.
Tu jures par les autels et par les Épona peintes sur les écuries puantes.
Mention du 18 décembre comme jour consacré à Épona (Eponae), seule divinité d'origine gauloise inscrite au calendrier romain.
Eponae… : dédicace gravée sur un autel, formule typique « à Épona » accompagnée du nom du dédicant et de l'offrande.
Lieux clés
Site gallo-romain où ont été mis au jour des vestiges du culte d'Épona, témoignant de sa dévotion en Gaule centrale.
Bourgade gallo-romaine qui a livré plusieurs dédicaces et représentations d'Épona, important foyer de son culte.
Camp militaire majeur sur le Rhin où la cavalerie romaine a laissé de nombreux autels et reliefs dédiés à Épona.
Capitale de l'Empire où le culte d'Épona s'est implanté ; ses images ornaient les écuries, comme le rapportent Juvénal et Apulée.
Lieu de découverte du calendrier rustique mentionnant la fête d'Épona le 18 décembre.
Objets typiques

Coupe peu profonde que la déesse tient souvent dans ses représentations, utilisée pour verser des libations. Elle symbolise son rôle nourricier et son lien avec les rites.

Corne débordant de fruits et de céréales qu'Épona porte parfois, marquant sa fonction de déesse de la fertilité et de l'abondance agricole.

Attributs agricoles fréquemment associés à Épona, signe de son patronage sur les récoltes et la prospérité rurale.

Guirlandes de roses dont on ornait les statuettes d'Épona dans les écuries, mentionnées par Apulée. Elles exprimaient la dévotion et la protection demandée aux montures.

Équipement équestre placé sous la protection d'Épona, vénérée par les cavaliers et palefreniers de l'armée romaine.

Objet parfois tenu par Épona dans certaines représentations, qui pourrait évoquer un rôle de passeuse vers l'au-delà ou de gardienne.
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Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Figure mythologique, Épona n'a pas de quotidien humain ; mais dans le culte, la matinée pouvait être celle des palefreniers et cavaliers qui, avant de sortir les chevaux, déposaient une offrande devant sa statuette nichée dans l'écurie. On la priait pour la santé et la sécurité des montures.
Après-midi
L'après-midi, les éleveurs et les soldats de la cavalerie auxiliaire la vénéraient en lien avec le soin des juments et des poulains. Des roses ou des couronnes fraîches étaient renouvelées devant son image pour s'assurer de sa faveur.
Soir
Au retour des chevaux à l'écurie, une nouvelle libation ou une prière du soir pouvait être adressée à Épona pour la remercier de sa protection durant la journée. Les fêtes saisonnières comme celle du 18 décembre donnaient lieu à des rites plus solennels.
Alimentation
En tant que déesse, Épona ne se nourrissait pas ; mais les offrandes qui lui étaient faites — fruits, céréales, gâteaux, parfois libations de vin — reflétaient sa fonction nourricière et son lien avec l'abondance des récoltes.
Vêtements
Elle est figurée vêtue d'une longue tunique et d'un manteau drapé à la mode gallo-romaine, parfois coiffée d'un diadème. Sa tenue d'amazone, assise de côté sur la jument, est devenue son signe de reconnaissance.
Habitat
Son « habitation » était le sanctuaire ou la simple niche aménagée dans les écuries et les camps militaires, où trônait sa statuette. Des temples et chapelles lui furent aussi consacrés en Gaule et dans les provinces.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Reliefs et statuettes de la « déesse à la jument »
Ier-IIIe siècle apr. J.-C.
Type de la déesse encadrée par deux chevaux affrontés
Ier-IIIe siècle apr. J.-C.
Autels votifs portant la dédicace « Eponae »
Ier-IIIe siècle apr. J.-C.
Fête du 18 décembre (calendrier rustique)
IVe siècle apr. J.-C.
Mentions littéraires (Juvénal, Apulée, Minucius Felix)
Ier-IIe siècle apr. J.-C.






