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Zhōu de millet et de riz aux fèves fermentées
Pourquoi ce plat ? Avant de reprendre la route ou de copier les sūtra, Faxian commençait sa journée par une bouillie claire, le repas le plus humble et le plus universel des moines chinois. Longuement mijotée, elle réchauffait le corps sans rompre la règle végétarienne.
Une bouillie réconfortante de millet et de riz cuits dans beaucoup d'eau jusqu'à devenir crémeuse, relevée d'une pincée de fèves de soja noires fermentées et de quelques herbes. Le plat de base du monastère : peu d'ingrédients, beaucoup de patience.
Écoute, voyageur : avant que le soleil ne se lève sur Chang'an, je posais déjà la marmite sur les braises. Le millet et le riz, on les laisse fondre dans l'eau jusqu'à ce qu'ils n'aient plus de forme — comme l'esprit qui s'apaise. Une pincée de fèves noires fermentées, et voilà tout le goût qu'il faut ; nous, les fils du Bouddha, ne touchons ni chair ni poisson. Mange lentement, dans ton bol, et n'oublie pas de remercier la main qui t'a donné ce grain.
- •Millet décortiqué — une poignée (céréale de base du Nord chinois)
- •Riz — une poignée (liant crémeux)
- •Eau de source — en abondance (cuisson longue)
- •Douchi (fèves de soja noires fermentées) — une petite pincée (assaisonnement umami)
- •Jeune ciboule — quelques brins (fraîcheur)
Zhōu de millet et de riz aux fèves fermentées
Une bouillie réconfortante de millet et de riz cuits dans beaucoup d'eau jusqu'à devenir crémeuse, relevée d'une pincée de fèves de soja noires fermentées et de quelques herbes. Le plat de base du monastère : peu d'ingrédients, beaucoup de patience.
Pourquoi ce plat ? Avant de reprendre la route ou de copier les sūtra, Faxian commençait sa journée par une bouillie claire, le repas le plus humble et le plus universel des moines chinois. Longuement mijotée, elle réchauffait le corps sans rompre la règle végétarienne.
Écoute, voyageur : avant que le soleil ne se lève sur Chang'an, je posais déjà la marmite sur les braises. Le millet et le riz, on les laisse fondre dans l'eau jusqu'à ce qu'ils n'aient plus de forme — comme l'esprit qui s'apaise. Une pincée de fèves noires fermentées, et voilà tout le goût qu'il faut ; nous, les fils du Bouddha, ne touchons ni chair ni poisson. Mange lentement, dans ton bol, et n'oublie pas de remercier la main qui t'a donné ce grain.
Ingrédients (version d’époque)
- Millet décortiqué — une poignée (céréale de base du Nord chinois)
- Riz — une poignée (liant crémeux)
- Eau de source — en abondance (cuisson longue)
- Douchi (fèves de soja noires fermentées) — une petite pincée (assaisonnement umami)
- Jeune ciboule — quelques brins (fraîcheur)
Ingrédients
- Millet — 50 g (céréale)
- Riz rond — 50 g (liant)
- Eau — 1,2 L (cuisson)
- Fèves de soja noires fermentées (douchi) — 1 cuil. à café, rincées et hachées (umami salé)
- Ciboule (partie verte) — 2 brins émincés (garniture)
- Quelques gouttes d'huile de sésame — facultatif (rondeur)
Préparation
- Rincer le millet et le riz à l'eau claire.
- Les mettre dans une grande casserole avec l'eau froide et porter à frémissement.
- Cuire à feu doux 40 à 50 minutes en remuant de temps en temps, jusqu'à obtenir une bouillie lisse et crémeuse.
- Hacher finement les fèves fermentées et les ajouter en fin de cuisson pour parfumer.
- Servir dans un bol, parsemer de ciboule émincée et, si on le souhaite, de quelques gouttes d'huile de sésame.
Comment on faisait : Le zhōu (bouillie de céréales) est, depuis l'Antiquité chinoise, le repas du matin par excellence, particulièrement dans les monastères où la frugalité est une vertu. On l'allongeait selon la richesse de la communauté : très liquide en temps de disette, plus nourri de légumes les jours fastes. Le douchi, ferment de soja attesté dès les Han, apportait le sel et la profondeur sans recourir à la viande.
Le twist contemporain : Servir façon « comfort food » dans un bol en grès brut, avec un œuf mollet pour les non-végétariens — mais l'esprit du moine préfère la version nue.
Faxian · Charactorium





