François Jacob(1920 — 2013)
François Jacob
France
6 min de lecture
François Jacob (1920-2013) est un biologiste et généticien français. Avec Jacques Monod, il a élucidé le mécanisme de régulation des gènes, ce qui lui a valu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1965.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Le rêve de toute cellule, c'est de devenir deux cellules. »
Faits marquants
- Né le 17 juin 1920 à Nancy, mort le 19 avril 2013 à Paris
- Engagé dans les Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale, blessé en 1944
- En 1961, propose avec Jacques Monod le concept d'opéron et le modèle de régulation génétique
- Prix Nobel de physiologie ou médecine 1965 avec Jacques Monod et André Lwoff
- Élu à l'Académie française en 1996
Œuvres & réalisations
Découverte fondamentale expliquant la régulation des gènes ; elle ouvre la voie à toute la biologie moléculaire moderne.
Concept central montrant comment l'information de l'ADN est transmise pour fabriquer les protéines.
Récompense partagée avec Monod et Lwoff pour les découvertes sur le contrôle génétique de la synthèse des enzymes et des virus.
Essai majeur retraçant l'histoire des idées sur l'hérédité, salué comme une œuvre de philosophie des sciences.
Réflexion sur l'évolution et la diversité du vivant, où il développe sa célèbre idée du « bricolage » de la nature.
Autobiographie acclamée pour ses qualités littéraires, mêlant souvenirs de guerre et parcours scientifique.
Consécration littéraire rare pour un scientifique, reconnaissant son talent d'écrivain.
Anecdotes
Avant de devenir un grand savant, François Jacob voulait être chirurgien. Mais en 1940, à 20 ans, il quitte la France pour rejoindre les Forces françaises libres à Londres. Blessé grièvement en 1944 lors de la bataille de Normandie, il ne pourra jamais opérer : ses mains tremblantes l'orientent finalement vers la recherche.
Jacob fut décoré de la Compagnon de la Libération et reçut la Croix de guerre. Touché par des éclats d'obus en Tunisie puis en Normandie, il garda toute sa vie des séquelles physiques. Il racontait que c'est en convalescence qu'il découvrit sa vocation scientifique.
Avec Jacques Monod et André Lwoff, Jacob travaillait à l'Institut Pasteur dans une ambiance bouillonnante surnommée « le grenier ». C'est là, en discutant sans cesse, qu'ils inventèrent les concepts d'« opéron » et d'« ARN messager », révolutionnant la compréhension du fonctionnement des gènes.
En 1965, à seulement 45 ans, Jacob reçoit le prix Nobel de médecine partagé avec Monod et Lwoff. Quand on lui demandait comment naissaient ses idées, il répondait que la science ressemblait souvent à un « bricolage » : la nature, comme l'évolution, fait du neuf avec du vieux.
François Jacob a aussi été un écrivain reconnu. Son autobiographie « La Statue intérieure » (1987) est considérée comme un chef-d'œuvre littéraire, et il fut élu à l'Académie française en 1996, honneur rare pour un scientifique.
Sources primaires
The synthesis of enzymes in bacteria follows a double genetic control by the structural genes and the regulatory genes. We propose the concept of an operon to describe a group of genes whose expression is coordinated by an operator.
Au laboratoire, le matin venu, l'attente était toujours la même : qu'allait dire l'expérience ? La science est un combat permanent contre les illusions que l'on se forge soi-même.
La sélection naturelle ne fonctionne pas comme un ingénieur, mais comme un bricoleur qui ne sait pas encore ce qu'il va produire, mais récupère tout ce qui lui tombe sous la main.
L'étude des bactéries et de leurs virus nous a permis d'aborder l'un des problèmes les plus fondamentaux de la biologie : comment l'information génétique est-elle exprimée et régulée dans la cellule.
Lieux clés
Ville de Lorraine où naît François Jacob en 1920. Il y passe une partie de son enfance avant de poursuivre ses études à Paris.
Haut lieu de la recherche biologique où Jacob mène l'essentiel de ses travaux dès 1950, dans le célèbre « grenier » de Lwoff et Monod.
Ville où le jeune Jacob rejoint les Forces françaises libres en 1940 pour combattre aux côtés de la France libre.
Théâtre du débarquement de 1944 où Jacob est grièvement blessé, ce qui l'empêchera de devenir chirurgien.
Prestigieuse institution où Jacob est nommé professeur de génétique cellulaire en 1977.
Ville où François Jacob vit, enseigne et meurt en 2013, après une carrière scientifique et littéraire exceptionnelle.






