Fille de la marquise de Sévigné, elle fut la destinataire principale de la célèbre correspondance de sa mère. Son départ pour la Provence après son mariage en 1669 motiva l'essentiel de ces lettres, devenues un monument de la littérature classique française.
Françoise-Marguerite de Grignan
Françoise-Marguerite de Sévigné, comtesse de Grignan
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1646, fille de la marquise de Sévigné et d'Henri de Sévigné
- Épouse en 1669 François Adhémar de Monteil, comte de Grignan, lieutenant général de Provence
- Son départ pour la Provence en 1671 déclenche la correspondance maternelle (~1120 lettres conservées)
- Présentée à la cour de Louis XIV, réputée pour sa beauté (surnommée « la plus jolie fille de France »)
- Morte en 1705 à Marseille
Œuvres & réalisations
Françoise-Marguerite est la destinataire principale des centaines de lettres de sa mère, qui forment un chef-d'œuvre de la prose classique française.
En tant que comtesse, elle dirigeait la vie mondaine et le faste de la résidence provençale, représentant le pouvoir royal aux côtés de son époux.
Jeune fille, elle dansa dans les divertissements royaux, où sa beauté la fit remarquer du roi et de toute la cour.
En gardant la correspondance de sa mère, elle contribua, avec sa propre fille Pauline, à la transmission de ce trésor littéraire jusqu'à sa publication.
Anecdotes
Françoise-Marguerite était réputée pour sa très grande beauté : à la cour, on l'avait surnommée "la plus jolie fille de France". Sa mère, la marquise de Sévigné, en était si fière qu'elle multipliait les compliments à son sujet dans ses lettres.
Quand Françoise-Marguerite partit vivre en Provence après son mariage en 1671, sa mère fut tellement bouleversée par la séparation qu'elle se mit à lui écrire sans relâche. C'est ce chagrin de l'éloignement qui donna naissance à l'une des plus célèbres correspondances de la littérature française.
Son mari, le comte de Grignan, était lieutenant général de Provence et représentait le roi dans cette région. Françoise-Marguerite devait donc tenir un rang quasi vice-royal au château de Grignan, recevant et organisant la vie mondaine d'une véritable petite cour.
La marquise de Sévigné s'inquiétait beaucoup des grossesses répétées et dangereuses de sa fille, qu'elle suppliait par lettres de se ménager. À l'époque, les accouchements rapprochés mettaient gravement en danger la vie des femmes, même nobles.
C'est en grande partie grâce à sa petite-fille, Pauline de Simiane (fille de Françoise-Marguerite), que les lettres de la marquise de Sévigné furent conservées puis publiées au XVIIIe siècle, assurant leur immortalité.
Sources primaires
Ma douleur serait bien médiocre si je pouvais vous la dépeindre ; je ne l'entreprendrai pas. J'ai beau chercher ma chère fille, je ne la trouve plus, et tous les pas qu'elle fait l'éloignent de moi.
Il y a longtemps que je ne vous ai dit que je vous aime, et que je ne pense qu'à vous, et que vous faites toute l'occupation de mon cœur.
Aimez-moi donc toujours ; c'est l'unique chose qui m'est nécessaire pour adoucir l'amertume de notre éloignement.
Lieux clés
Ville natale de Françoise-Marguerite, où elle grandit auprès de sa mère et fréquenta les salons mondains avant son mariage.
Résidence provençale de la famille de Grignan, où Françoise-Marguerite tint un train de vie quasi vice-royal et où sa mère vint la rejoindre.
Cour de Louis XIV où la jeune Françoise-Marguerite parut comme danseuse dans les ballets royaux et brilla par sa beauté.
Capitale du parlement de Provence où son mari exerçait ses fonctions de lieutenant général ; centre de la vie officielle et mondaine de la région.
Collégiale du village de Grignan où repose la marquise de Sévigné, morte au château auprès de sa fille en 1696.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Destinataire de la Correspondance de Madame de Sévigné
1671-1696
Gestion du château et de la cour de Grignan
1671-1705
Participation aux ballets de cour de Louis XIV
vers 1663-1668
Conservation des lettres familiales
fin du XVIIe siècle






