Franklin Stahl(1929 — 2025)
Franklin Stahl
États-Unis
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Franklin Stahl est un biologiste moléculaire et généticien américain. Avec Matthew Meselson, il réalise en 1958 une expérience décisive démontrant que la réplication de l'ADN est semi-conservative, confirmant le modèle proposé par Watson et Crick.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 8 octobre 1929 à Boston, mort le 2 avril 2025
- Réalise en 1958 avec Matthew Meselson l'expérience de Meselson-Stahl démontrant la réplication semi-conservative de l'ADN
- Utilise l'azote lourd (azote 15) et la centrifugation en gradient de densité pour distinguer les brins d'ADN
- Professeur à l'Université de l'Oregon, membre de la National Academy of Sciences
- Son expérience est souvent qualifiée de « plus belle expérience de la biologie »
Œuvres & réalisations
Démonstration expérimentale que la réplication de l'ADN est semi-conservative ; souvent citée comme « la plus belle expérience de la biologie ».
Technique d'analyse, développée avec Meselson et Jerome Vinograd, qui sépare l'ADN selon sa densité avec une précision inédite.
Recherches de longue haleine sur la manière dont les brins d'ADN se cassent et se recombinent, éclairant un mécanisme fondamental de l'hérédité.
Ouvrage pédagogique de génétique par lequel Stahl transmet aux étudiants les bases moléculaires de l'hérédité.
Livre rassemblant témoignages et textes sur Alfred Hershey et les origines de la biologie moléculaire.
Anecdotes
En 1957, Matthew Meselson et Franklin Stahl ont eu l'idée de cultiver des bactéries E. coli dans un milieu contenant de l'azote lourd (azote-15), puis de les faire passer dans de l'azote normal (azote-14). En mesurant la densité de l'ADN à chaque génération, ils ont pu « peser » les molécules et suivre comment l'ADN se copiait : une expérience surnommée « la plus belle expérience de la biologie ».
L'idée de l'expérience serait née d'une conversation détendue : Meselson et Stahl se seraient rencontrés et liés d'amitié lors d'un cours d'été à Woods Hole, partageant des discussions sur la manière concrète de tester la réplication de l'ADN, un problème que beaucoup jugeaient alors impossible à trancher.
Pour séparer les ADN selon leur poids, les deux chercheurs ont utilisé une technique alors nouvelle : la centrifugation en gradient de densité de chlorure de césium. Tournant à très grande vitesse, la centrifugeuse créait un gradient invisible où chaque type d'ADN venait se placer à sa propre hauteur, comme des couches dans un verre.
Le résultat fut sans appel : après une génération, tout l'ADN avait une densité intermédiaire, prouvant que chaque nouvelle molécule contenait un vieux brin et un brin neuf. Ce modèle, dit « semi-conservatif », confirmait exactement la prédiction faite par Watson et Crick quand ils avaient décrit la double hélice en 1953.
Plus tard dans sa carrière à l'Université d'Oregon, Stahl s'est passionné pour la recombinaison génétique, notamment chez le bactériophage lambda, un virus qui infecte les bactéries. Il aimait répéter que comprendre comment les brins d'ADN se cassent et se recollent était l'une des grandes énigmes de la génétique.
Sources primaires
Les résultats de cette expérience montrent que l'azote de l'ADN d'une bactérie est réparti de façon égale entre deux sous-unités qui demeurent intactes au fil de nombreuses générations, chaque molécule fille recevant l'une de ces sous-unités parentales.
Il ne nous a pas échappé que l'appariement spécifique que nous avons postulé suggère immédiatement un mécanisme de copie possible pour le matériel génétique.
Recueil de témoignages et de textes consacrés à la naissance de la biologie moléculaire et au rôle des bactériophages comme modèles expérimentaux.
Lieux clés
Ville natale de Franklin Stahl, sur la côte est des États-Unis.
Établissement où Stahl effectue ses études de premier cycle, achevées en 1953.
Lieu où Stahl obtient son doctorat en 1956 en étudiant les bactériophages.
C'est là que Stahl rencontre Meselson et qu'ils réalisent ensemble la célèbre expérience de 1958.
Université où Stahl mène l'essentiel de sa carrière à partir de 1959, étudiant la recombinaison génétique.






