Franz Kline (1910-1962) est un peintre américain, figure majeure de l'expressionnisme abstrait. Il est célèbre pour ses grandes toiles aux puissants coups de pinceau noirs sur fond blanc, évoquant la calligraphie et le geste.
Franz Kline(1910 — 1962)
Franz Kline
États-Unis
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1910 à Wilkes-Barre en Pennsylvanie
- Se forme à Boston puis à Londres avant de s'installer à New York
- Développe à partir de 1950 son style abstrait caractéristique en noir et blanc
- Figure centrale de l'expressionnisme abstrait aux côtés de Pollock, de Kooning et Rothko
- Mort prématurément en 1962 à New York
Œuvres & réalisations
Toile emblématique aux larges bandes noires, dont le titre évoque une locomotive de l'enfance de l'artiste ; conservée au MoMA de New York.
Autre composition noir et blanc nommée d'après un train célèbre, illustrant le lien entre son geste et l'univers ferroviaire.
Vaste structure de poutres noires sur fond clair, du nom d'un comté minier ; figure majeure du Whitney Museum.
Œuvre monumentale où l'équilibre entre noir et blanc devient une tension architecturale presque sculpturale.
Tableau évoquant l'énergie et la structure verticale de la métropole à travers un réseau de traits noirs.
Œuvre tardive marquant le retour de la couleur dans son travail, peu avant sa mort.
Anecdotes
Franz Kline aurait découvert son style le plus célèbre presque par hasard : son ami le peintre Willem de Kooning lui aurait montré ses propres dessins agrandis grâce à un projecteur (Bell-Opticon). En voyant ses petits croquis projetés en grand format, Kline a compris la puissance que pouvaient avoir ses traits noirs étirés à l'échelle d'un mur.
Avant de devenir abstrait, Kline était un peintre figuratif doué qui peignait des paysages urbains, des trains et des scènes de cabaret. Ce n'est qu'à la toute fin des années 1940, alors qu'il avait près de 40 ans, qu'il bascula vers les grandes compositions noires et blanches qui firent sa renommée.
Beaucoup ont cru que ses toiles évoquaient la calligraphie japonaise ou chinoise, mais Kline s'en défendait : pour lui, le blanc était aussi peint et travaillé que le noir, et ce n'était pas un fond vide derrière des signes, mais une véritable bataille entre deux forces égales.
Passionné de trains depuis son enfance dans une région minière de Pennsylvanie, Kline donna à plusieurs de ses œuvres des titres évoquant des locomotives, des ponts et des villes industrielles, comme « Chief » ou « Cardinal », noms de trains célèbres.
Kline mourut prématurément à 51 ans d'une maladie cardiaque, en pleine gloire, juste au moment où il commençait à réintroduire des couleurs vives dans ses dernières toiles, ouvrant une nouvelle voie que sa mort interrompit brutalement.
Sources primaires
« Le noir et le blanc ne sont pas pour moi des contrastes opposés ; je peins autant le blanc que le noir, et le blanc est tout aussi important. »
« Peindre, c'est faire l'expérience d'une situation. La forme finale d'un tableau dépend de la manière dont on y répond. »
Exposition présentant pour la première fois les grandes compositions en noir et blanc qui établirent la réputation de l'artiste.
Lieux clés
Ville natale de Kline, au cœur d'une région minière de charbon dont les paysages industriels, ponts et locomotives marqueront son imaginaire.
Kline s'y forme au dessin au début des années 1930 et y rencontre sa future épouse, Elizabeth.
Cœur de la vie artistique de Kline : il y travaille, fréquente le Cedar Tavern et les autres peintres de l'École de New York.
Lieu de sa première exposition personnelle en 1950, qui révèle ses grandes compositions noires et blanches.
Kline y meurt en 1962 d'une maladie cardiaque, à l'apogée de sa carrière.
Objets typiques

Kline utilisait souvent de grosses brosses de peintre en bâtiment, plus larges que les pinceaux d'artiste, pour tracer ses bandes noires épaisses et énergiques.

Comme plusieurs expressionnistes abstraits, Kline employait de la peinture émail noire et blanche du commerce, fluide et économique, plutôt que des couleurs d'artiste coûteuses.

Ses œuvres atteignaient souvent plusieurs mètres : il travaillait sur d'immenses toiles posées au mur ou au sol pour pouvoir engager tout son corps dans le geste.

Kline esquissait ses idées sur des pages d'annuaire, de journaux ou de papier de récupération, traçant rapidement les motifs noirs qu'il agrandissait ensuite sur la toile.
L'appareil qui projeta en grand ses petits croquis : la vision agrandie de ses traits déclencha sa conversion à l'abstraction monumentale.
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Vie quotidienne
Matin
Kline n'était pas un lève-tôt : la nuit était son moment de création, et les matinées servaient souvent à récupérer ou à réfléchir devant des toiles en cours. Il prenait son café en observant longuement ses tableaux accrochés au mur de l'atelier.
Après-midi
L'après-midi, il esquissait sur des bouts de papier, d'annuaire ou de journal, étudiant ses compositions à petite échelle avant de les transposer en grand. Il préparait ses peintures émail et ses brosses pour le travail à venir.
Soir
Le soir, Kline rejoignait souvent le Cedar Tavern de Greenwich Village, où se retrouvaient De Kooning, Pollock et les autres peintres de l'École de New York pour discuter d'art jusque tard dans la nuit.
Alimentation
Sa vie de bohème new-yorkaise était faite de repas simples et irréguliers, pris dans les cafés et bars du Village. L'alcool, omniprésent dans la sociabilité des artistes du Cedar Tavern, occupait une place importante.
Vêtements
On le décrit souvent élégant à sa manière, portant chemise et veste, avec une moustache soignée qui contrastait avec l'image du peintre négligé. En atelier, ses vêtements étaient maculés de peinture noire et blanche.
Habitat
Kline vivait et travaillait dans des lofts modestes de Manhattan, espaces bruts servant à la fois d'habitation et d'atelier, où il pouvait dérouler ses grandes toiles.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Cardinal
1950
Mahoning
1956
Painting Number 2
1954






