Général français du Premier Empire, Gabriel Louis de Caulaincourt se distingue lors des guerres napoléoniennes. Il meurt héroïquement à la bataille de la Moskova en septembre 1812, lors de la campagne de Russie.
Gabriel Louis de Caulaincourt(1749 — 1808)
Gabriel Louis de Caulaincourt
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Général de division sous le Premier Empire napoléonien
- Nommé sénateur par Napoléon Ier
- Tué à la bataille de la Moskova (Borodino) le 7 septembre 1812
- Frère aîné d'Armand de Caulaincourt, diplomate et ministre des Affaires étrangères de Napoléon
Œuvres & réalisations
L'action militaire pour laquelle Caulaincourt est le plus célèbre : à la tête de ses cuirassiers, il enleva d'assaut la position centrale des lignes russes au prix de sa vie. Cet épisode devint l'un des symboles du sacrifice des officiers napoléoniens lors de la campagne de Russie.
Caulaincourt prit part aux grandes campagnes militaires de l'Empire — Austerlitz, Iéna, Eylau, Wagram — se forgeant une réputation d'officier de cavalerie courageux et fiable, avant de culminer dans la tragique campagne de Russie.
Traversant la Révolution sans émigrer, Caulaincourt mit son expérience militaire au service de la France républicaine puis du Consulat, construisant un parcours rare qui lui valut la confiance de Napoléon Bonaparte.
Anecdotes
Gabriel Louis de Caulaincourt était le père d'Armand de Caulaincourt, l'un des plus fidèles diplomates de Napoléon. Tandis que le fils excellait dans les salons d'Europe au service de la diplomatie impériale, le père s'illustrait sur les champs de bataille à la tête de ses cavaliers, formant un duo familial exceptionnel au service de l'Empire sur deux fronts très différents.
Le 7 septembre 1812, lors de la bataille de la Moskova (aussi appelée Borodino), Caulaincourt reçut l'ordre d'enlever la Grande Redoute russe, une formidable position fortifiée tenue par plusieurs milliers de soldats et des dizaines de canons. Il s'élança à la tête de ses cuirassiers sous un déluge de feu et parvint à franchir les palissades ennemies, mais tomba mortellement au moment même où ses troupes s'emparaient de la position.
Napoléon, informé de la mort de Caulaincourt sur le champ de bataille de Borodino, aurait déclaré que la victoire lui coûtait l'un de ses meilleurs officiers de cavalerie. Cette bataille fut l'une des plus meurtrières de toute l'époque napoléonienne : plus de 70 000 soldats des deux camps tombèrent en une seule journée, sans que le résultat stratégique soit décisif.
Issu d'une ancienne famille noble de Picardie, Gabriel Louis de Caulaincourt avait commencé sa carrière militaire sous l'Ancien Régime, avant de traverser la Révolution puis de rallier Napoléon. Ce parcours, de la monarchie à l'Empire en passant par les guerres révolutionnaires, illustre la capacité d'adaptation de certains nobles à une époque de bouleversements extrêmes.
Sources primaires
Mon père s'élança le premier sur la redoute, entraînant ses escadrons dans un élan admirable. Il ne survécut pas à la victoire qu'il venait de conquérir au prix de sa vie.
Caulaincourt tomba en franchissant les retranchements russes, à la tête de ses cuirassiers. Sa mort fut un deuil pour toute l'armée, qui voyait en lui l'un de ces officiers dont le courage inspire les soldats jusqu'au sacrifice.
Le général Caulaincourt s'est distingué par une bravoure exemplaire lors de l'assaut de la grande redoute. Sa mort est une perte douloureuse pour l'armée impériale.
La mort du général Caulaincourt prive l'armée d'un officier de cavalerie des plus valeureux. Veillez à ce que sa mémoire soit honorée comme il le mérite.
Lieux clés
Village de Picardie dont la famille Caulaincourt tire son nom et ses titres. Berceau ancestral de la lignée, il symbolise l'enracinement provincial de cette famille de noblesse ancienne au service de la France.
Le 7 septembre 1812, sur les plaines proches du village de Borodino, à 120 km à l'ouest de Moscou, Gabriel Louis de Caulaincourt mena la charge héroïque de ses cuirassiers contre la Grande Redoute et y trouva la mort. Ce site est aujourd'hui un musée commémoratif.
Résidence impériale de Napoléon et centre du commandement militaire de l'Empire. C'est ici que se prenaient les grandes décisions stratégiques et que les généraux comme Caulaincourt recevaient leurs ordres de campagne.
Objectif final de la campagne de 1812, Moscou fut atteinte par la Grande Armée quelques jours après la bataille où périt Caulaincourt. La ville fut incendiée et la victoire militaire ne put contraindre le tsar à négocier, condamnant la campagne à l'échec.
Objets typiques

Arme principale des cuirassiers et généraux de cavalerie napoléoniens, ce sabre à lame légèrement courbée permettait de frapper efficacement en chargeant à cheval. Il symbolisait le rang de l'officier et était souvent richement gravé pour les généraux.

Protection métallique couvrant le torse, portée par les cuirassiers et leurs officiers. Elle offrait une protection contre les coups de sabre et les balles à longue portée, mais ne pouvait arrêter un tir à bout portant.

Paire de pistolets glissés dans les fontes accrochées à la selle du cheval, arme de dernier recours en mêlée. Les officiers de cavalerie les portaient systématiquement lors des charges, en complément du sabre.

Instrument optique indispensable au général pour observer les positions ennemies depuis son poste de commandement. Pendant la campagne de Russie, elle permettait d'évaluer les formidables défenses russes avant d'ordonner une charge.

Chapeau caractéristique des officiers supérieurs de l'Empire, porté de face ou en sautoir selon le rang et l'occasion. Orné de plumes et de la cocarde tricolore, il permettait aux soldats d'identifier immédiatement leur général sur le champ de bataille.

Outil de planification stratégique indispensable aux généraux napoléoniens, permettant d'anticiper les mouvements de troupes et de visualiser le terrain. Lors de la campagne de Russie, les cartes disponibles s'avérèrent souvent imprécises face à l'immensité du territoire.
Programmes scolaires
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Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
En campagne, le général Caulaincourt se levait avant l'aube, souvent au son du clairon ou du tambour. Il recevait les rapports de ses officiers d'état-major, étudiait les cartes du terrain et passait ses cavaliers en revue pour s'assurer de leur état de préparation avant toute manœuvre ou engagement.
Après-midi
Ses après-midis étaient consacrés aux exercices de cavalerie, aux conférences de commandement avec les autres généraux et aux déplacements à cheval entre les différentes positions. Sur le terrain, il chevauchait aux côtés de ses hommes, utilisant sa longue-vue pour évaluer les positions ennemies et coordonner les mouvements de ses unités.
Soir
Le soir, les officiers supérieurs se retrouvaient autour d'un repas partagé, discutant de stratégie et transmettant les ordres pour le lendemain. Caulaincourt rédigeait ses rapports à la lueur d'une bougie avant de prendre quelques heures de repos, souvent dans une tente ou une maison réquisitionnée.
Alimentation
En campagne, les officiers napoléoniens vivaient souvent de rations frugales : biscuits de munition, viande bouillie ou grillée, légumes secs et eau-de-vie. La campagne de Russie fut particulièrement éprouvante pour le ravitaillement, les immenses distances rendant l'approvisionnement extrêmement difficile dès le cœur de l'été 1812.
Vêtements
En service, Caulaincourt portait l'uniforme de général de division : habit bleu à broderies dorées, épaulettes, culottes de peau et bottes à genouillères. Sur le terrain lors des charges, il portait une cuirasse par-dessus son habit et un manteau gris ou un pardessus pour se protéger des intempéries des plaines russes.
Habitat
En temps de paix, les généraux de l'Empire logeaient dans des hôtels particuliers à Paris ou dans leurs propriétés familiales. En campagne, Caulaincourt dormait dans des tentes d'officiers plantées au bivouac, ou réquisitionnait des auberges et des maisons bourgeoises lors des étapes, selon les coutumes de la guerre napoléonienne.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Charge et prise de la Grande Redoute de Borodino
7 septembre 1812
Participation aux campagnes napoléoniennes (1799-1812)
1799-1812
Service militaire sous la Révolution et le Consulat
1789-1799
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Voir aussi
Personnages liés

Alexandre Ier
1777 — 1825

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1792 — 1860

Antoine-Jean-Marie Thévenard
1733 — 1815

Armand de Caulaincourt
1773 — 1827

Auguste Marie Henri Picot de Dampierre
1756 — 1793

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1778 — 1842
