Biographie

Général français du Premier Empire, Gabriel Louis de Caulaincourt se distingue lors des guerres napoléoniennes. Il meurt héroïquement à la bataille de la Moskova en septembre 1812, lors de la campagne de Russie.

Gabriel Louis de Caulaincourt(1749 — 1808)

Gabriel Louis de Caulaincourt

France

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MilitairePolitiqueChef militairePolitiqueXIXe sièclePremier Empire napoléonien, début du XIXe siècle

Questions fréquentes

Ce qu'il faut retenir, c'est que Gabriel Louis de Caulaincourt (1749-1808) était un général de cavalerie du Premier Empire qui traversa la Révolution sans émigrer, un parcours rare pour un noble picard. Ce qui le distingue de beaucoup d'officiers de son rang, c'est d'avoir su mettre son expérience militaire au service de la République, du Consulat puis de l'Empire, gagnant ainsi la confiance de Napoléon. Moins connu que son fils Armand de Caulaincourt, diplomate de l'Empereur, il incarne la figure du soldat de terrain, courageux jusqu'au sacrifice suprême.

Faits marquants

  • Général de division sous le Premier Empire napoléonien
  • Nommé sénateur par Napoléon Ier
  • Tué à la bataille de la Moskova (Borodino) le 7 septembre 1812
  • Frère aîné d'Armand de Caulaincourt, diplomate et ministre des Affaires étrangères de Napoléon

Œuvres & réalisations

Charge et prise de la Grande Redoute de Borodino (7 septembre 1812)

L'action militaire pour laquelle Caulaincourt est le plus célèbre : à la tête de ses cuirassiers, il enleva d'assaut la position centrale des lignes russes au prix de sa vie. Cet épisode devint l'un des symboles du sacrifice des officiers napoléoniens lors de la campagne de Russie.

Participation aux campagnes napoléoniennes (1799-1812) (1799-1812)

Caulaincourt prit part aux grandes campagnes militaires de l'Empire — Austerlitz, Iéna, Eylau, Wagram — se forgeant une réputation d'officier de cavalerie courageux et fiable, avant de culminer dans la tragique campagne de Russie.

Service militaire sous la Révolution et le Consulat (1789-1799)

Traversant la Révolution sans émigrer, Caulaincourt mit son expérience militaire au service de la France républicaine puis du Consulat, construisant un parcours rare qui lui valut la confiance de Napoléon Bonaparte.

Anecdotes

Gabriel Louis de Caulaincourt était le père d'Armand de Caulaincourt, l'un des plus fidèles diplomates de Napoléon. Tandis que le fils excellait dans les salons d'Europe au service de la diplomatie impériale, le père s'illustrait sur les champs de bataille à la tête de ses cavaliers, formant un duo familial exceptionnel au service de l'Empire sur deux fronts très différents.

Le 7 septembre 1812, lors de la bataille de la Moskova (aussi appelée Borodino), Caulaincourt reçut l'ordre d'enlever la Grande Redoute russe, une formidable position fortifiée tenue par plusieurs milliers de soldats et des dizaines de canons. Il s'élança à la tête de ses cuirassiers sous un déluge de feu et parvint à franchir les palissades ennemies, mais tomba mortellement au moment même où ses troupes s'emparaient de la position.

Napoléon, informé de la mort de Caulaincourt sur le champ de bataille de Borodino, aurait déclaré que la victoire lui coûtait l'un de ses meilleurs officiers de cavalerie. Cette bataille fut l'une des plus meurtrières de toute l'époque napoléonienne : plus de 70 000 soldats des deux camps tombèrent en une seule journée, sans que le résultat stratégique soit décisif.

Issu d'une ancienne famille noble de Picardie, Gabriel Louis de Caulaincourt avait commencé sa carrière militaire sous l'Ancien Régime, avant de traverser la Révolution puis de rallier Napoléon. Ce parcours, de la monarchie à l'Empire en passant par les guerres révolutionnaires, illustre la capacité d'adaptation de certains nobles à une époque de bouleversements extrêmes.

Sources primaires

Mémoires du général de Caulaincourt, duc de Vicence (Armand de Caulaincourt) (Rédigés 1812-1827, publiés 1933)
Mon père s'élança le premier sur la redoute, entraînant ses escadrons dans un élan admirable. Il ne survécut pas à la victoire qu'il venait de conquérir au prix de sa vie.
Histoire de Napoléon et de la Grande Armée pendant l'année 1812 — général de Ségur (1824)
Caulaincourt tomba en franchissant les retranchements russes, à la tête de ses cuirassiers. Sa mort fut un deuil pour toute l'armée, qui voyait en lui l'un de ces officiers dont le courage inspire les soldats jusqu'au sacrifice.
Bulletins de la Grande Armée — 18e Bulletin (campagne de Russie) (Septembre 1812)
Le général Caulaincourt s'est distingué par une bravoure exemplaire lors de l'assaut de la grande redoute. Sa mort est une perte douloureuse pour l'armée impériale.
Correspondance de Napoléon Ier — lettre au ministre de la Guerre Clarke (Octobre 1812)
La mort du général Caulaincourt prive l'armée d'un officier de cavalerie des plus valeureux. Veillez à ce que sa mémoire soit honorée comme il le mérite.

Lieux clés

Caulaincourt, Aisne (Picardie, France)

Village de Picardie dont la famille Caulaincourt tire son nom et ses titres. Berceau ancestral de la lignée, il symbolise l'enracinement provincial de cette famille de noblesse ancienne au service de la France.

Champ de bataille de Borodino (Moskova, Russie)

Le 7 septembre 1812, sur les plaines proches du village de Borodino, à 120 km à l'ouest de Moscou, Gabriel Louis de Caulaincourt mena la charge héroïque de ses cuirassiers contre la Grande Redoute et y trouva la mort. Ce site est aujourd'hui un musée commémoratif.

Paris — Palais des Tuileries

Résidence impériale de Napoléon et centre du commandement militaire de l'Empire. C'est ici que se prenaient les grandes décisions stratégiques et que les généraux comme Caulaincourt recevaient leurs ordres de campagne.

Moscou (Russie)

Objectif final de la campagne de 1812, Moscou fut atteinte par la Grande Armée quelques jours après la bataille où périt Caulaincourt. La ville fut incendiée et la victoire militaire ne put contraindre le tsar à négocier, condamnant la campagne à l'échec.

Voir aussi