Gary Cooper (1901-1961) est l'un des acteurs majeurs du cinéma hollywoodien classique. Incarnation du héros américain droit et taciturne, il a marqué le western et le mélodrame avant de remporter deux Oscars du meilleur acteur.
Gary Cooper(1901 — 1961)
Gary Cooper
États-Unis
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 7 mai 1901 à Helena (Montana), il débute comme figurant et cascadeur à Hollywood dans les années 1920
- Révélé par des westerns et des films d'aventure, il devient l'une des plus grandes stars des années 1930-1940
- Remporte l'Oscar du meilleur acteur en 1942 pour Sergent York
- Tient le rôle du shérif Will Kane dans Le train sifflera trois fois (High Noon, 1952), qui lui vaut un second Oscar en 1953
- Reçoit un Oscar d'honneur en 1961, peu avant sa mort le 13 mai 1961 à Los Angeles
Œuvres & réalisations
L'un de ses premiers grands rôles parlants, qui fixe son image de cow-boy taciturne et droit.
Face à Marlène Dietrich, il confirme son statut de séducteur et de vedette internationale.
Adaptation du roman d'Hemingway qui révèle sa veine dramatique et romantique.
Comédie de Frank Capra où il devient l'incarnation de l'homme ordinaire honnête, face à la corruption.
Biographie d'un héros de la Première Guerre mondiale qui lui vaut son premier Oscar du meilleur acteur.
Émouvant portrait du champion de baseball Lou Gehrig, l'un de ses rôles les plus aimés du public.
D'après Hemingway, sur la guerre d'Espagne ; il y forme un couple célèbre avec Ingrid Bergman.
Western en temps réel sur un marshal abandonné de tous ; son rôle le plus mythique, couronné d'un second Oscar.
Anecdotes
À sa naissance, Gary Cooper s'appelait Frank James Cooper. C'est son agente Nan Collins qui lui suggéra le prénom « Gary », en hommage à sa ville natale, Gary dans l'Indiana. Le futur héros de westerns hérita ainsi du nom d'une cité industrielle de l'acier.
Cooper a grandi dans un ranch du Montana et savait monter à cheval depuis l'enfance. C'est ce talent de vrai cavalier qui lui ouvrit les portes d'Hollywood : on l'engagea d'abord comme cascadeur et figurant dans des westerns muets, avant qu'il ne devienne vedette.
Pour incarner le champion de baseball Lou Gehrig dans « Vers sa destinée » (1942), Cooper fit face à un problème : il était droitier alors que Gehrig frappait de la gauche. La solution fut astucieuse : on lui fit porter un maillot avec les lettres inversées, courir vers la troisième base, puis on inversa la pellicule.
Quand Cooper remporta l'Oscar du meilleur acteur pour « Le train sifflera trois fois » (1952), il tournait à l'étranger et ne put venir le chercher. C'est son ami John Wayne qui monta sur scène pour recevoir la statuette à sa place.
Le héros de guerre Alvin York, dont la vie fut portée à l'écran dans « Sergent York » (1941), exigea personnellement que ce soit Gary Cooper, et personne d'autre, qui l'incarne. Cooper remporta son premier Oscar pour ce rôle.
Sources primaires
J'ai refusé un certain nombre de scénarios parce qu'ils me semblaient teintés d'idées communistes, mais je serais bien incapable d'en citer les titres aujourd'hui.
Pour amener les gens à vous aimer, il fallait, je l'avais compris, leur vendre l'idée que vous étiez eux, le type d'à côté.
Nous t'aimons tous, Coop. Et puisque je sais que tu nous regardes ce soir, je veux te dire bonsoir.
Lieux clés
Ville natale de Gary Cooper, dans une région du Nord-Ouest américain marquée par l'élevage et l'esprit de la frontière. Il y passa une partie de son enfance sur un ranch familial.
Ville anglaise où Cooper fut envoyé étudier enfant, à la Dunstable Grammar School. Il y acquit une éducation britannique avant de revenir aux États-Unis.
Établissement où Cooper poursuivit ses études dans l'Iowa. Il les abandonna pour tenter sa chance comme dessinateur puis comme acteur.
Studio où Cooper bâtit l'essentiel de sa carrière dans les années 1930, sous le système des studios. Il y enchaîna westerns, drames et comédies.
Ville où Cooper vécut au cœur du monde du cinéma et où il mourut en 1961. Le centre de l'industrie hollywoodienne fut le théâtre de toute sa vie d'adulte.
Objets typiques

Le chapeau de cow-boy à larges bords, indissociable de la silhouette de Cooper dans ses westerns. Il symbolisait à lui seul le héros de l'Ouest américain.

L'arme de poing emblématique des cow-boys et marshals de cinéma, qui surgit dans le célèbre duel final du « Train sifflera trois fois ». Souvent une réplique inoffensive utilisée comme accessoire.

L'insigne en fer-blanc en forme d'étoile porté par le shérif Will Kane dans « Le train sifflera trois fois ». Il représente le devoir et l'autorité de la loi face à la lâcheté de la ville.

La lourde caméra de studio des années 1930-1950, qui capta sur pellicule le jeu sobre de Cooper. Avec l'arrivée du parlant, elle fut enfermée dans une cabine insonorisée.

Le trophée doré décerné par l'Académie des arts et sciences du cinéma. Cooper en remporta deux pour le meilleur acteur, puis un troisième, honorifique, peu avant sa mort.

Le texte relié contenant dialogues et indications de mise en scène, que l'acteur apprenait scène par scène. Cooper était réputé pour son jeu minimaliste, économe en mots.

Avec l'arrivée du cinéma parlant, le micro suspendu à une perche devint indispensable. Il imposa une diction soignée aux acteurs et précipita la fin de bien des carrières du muet.

Les bottes de cuir à talon biseauté, conçues à l'origine pour tenir dans les étriers. Elles complétaient le costume du héros de l'Ouest qu'incarnait si souvent Cooper.
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Vie quotidienne
Matin
En période de tournage, Cooper se levait tôt pour rejoindre le studio dès l'aube. Maquillage, costume et coiffure occupaient les premières heures avant que les caméras ne tournent. Les journées de plateau étaient longues et minutées par la production.
Après-midi
L'après-midi se passait à enchaîner les prises sous la direction du réalisateur, souvent en attendant de longues heures entre deux scènes. Cooper, réputé discret et économe de gestes, peaufinait un jeu naturel qui paraissait sans effort. Hors tournage, il aimait s'évader dans la nature.
Soir
Le soir, la vie hollywoodienne mêlait dîners, soirées de studios et premières de films. Cooper fréquentait le gotha du cinéma, mais restait attaché à une certaine simplicité. Il rentrait volontiers profiter de sa famille et de ses loisirs.
Alimentation
Grand amateur de plein air, Cooper appréciait les repas copieux à l'américaine, viandes et plats roboratifs. Sa vie de star l'amenait aussi à fréquenter les restaurants chics de Los Angeles. Vers la fin de sa vie, des ulcères l'obligèrent à surveiller son alimentation.
Vêtements
À l'écran, Cooper portait le costume du western, chapeau Stetson, bottes et veste de cuir, ou l'uniforme de ses rôles de soldat. À la ville, il était reconnu comme un homme élégant, amateur de costumes soignés et de tenues sport de bonne coupe.
Habitat
Comme les grandes vedettes de l'époque, Cooper résidait dans de vastes demeures des beaux quartiers de Los Angeles, notamment du côté de Beverly Hills et Holmby Hills. Passionné de plein air, il aimait la chasse, la pêche et les escapades loin de l'agitation des studios.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
The Virginian (Le Justicier)
1929
Cœurs brûlés (Morocco)
1930
L'Adieu aux armes (A Farewell to Arms)
1932
L'Extravagant Mr. Deeds
1936
Sergent York (Sergeant York)
1941
Vers sa destinée (The Pride of the Yankees)
1942
Pour qui sonne le glas (For Whom the Bell Tolls)
1943






