George Balanchine(1904 — 1983)

George Balanchine

États-Unis, France, Union soviétique, Empire russe

6 min de lecture

SpectacleDanseur/seXXe sièclePremière moitié et milieu du XXe siècle, de la Russie impériale finissante à l'Amérique de la guerre froide, période de transformation du ballet classique vers la modernité.

George Balanchine (1904-1983) est un danseur et chorégraphe d'origine géorgienne, formé à Saint-Pétersbourg puis émigré aux États-Unis. Cofondateur du New York City Ballet, il est considéré comme le père du ballet néoclassique américain.

Questions fréquentes

George Balanchine (1904-1983) est un danseur et chorégraphe d'origine géorgienne, formé à Saint-Pétersbourg puis émigré aux États-Unis. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est considéré comme le père du ballet néoclassique américain, cofondateur du New York City Ballet. Ce qui le rend décisif, c'est qu'il a transformé le ballet classique en le débarrassant des décors et des histoires pour mettre en avant le mouvement pur et la musique, notamment avec des œuvres comme Apollon musagète (1928) et Agon (1957).

Citations célèbres

« But first, a society.»

Faits marquants

  • Né en 1904 à Saint-Pétersbourg, formé à l'École impériale de ballet
  • Rejoint les Ballets russes de Serge de Diaghilev en 1924 comme chorégraphe
  • Émigre aux États-Unis en 1933 et fonde la School of American Ballet en 1934
  • Cofonde le New York City Ballet en 1948, qu'il dirige jusqu'à sa mort
  • Collaboration majeure avec Igor Stravinsky (Apollon musagète, Agon) ; meurt en 1983

Œuvres & réalisations

Apollon musagète (Apollon) (1928)

Ballet sur une musique de Stravinsky, considéré comme la première œuvre néoclassique de Balanchine et un tournant de l'histoire de la danse.

Serenade (1934)

Premier ballet créé aux États-Unis, sur la musique de Tchaïkovski ; œuvre emblématique conçue pour ses jeunes élèves américaines.

Le Fils prodigue (Prodigal Son) (1929)

Ballet narratif créé pour les Ballets russes sur une musique de Prokofiev, l'un de ses rares ballets racontant une histoire.

Agon (1957)

Ballet abstrait pour douze danseurs sur une musique de Stravinsky, sommet de modernité avec décor nu et justaucorps noirs et blancs.

The Nutcracker (Casse-Noisette) (1954)

Sa version du ballet de Tchaïkovski devint une tradition de Noël aux États-Unis et reste l'un des spectacles de danse les plus joués au monde.

Jewels (Joyaux) (1967)

Considéré comme le premier ballet « abstrait » en trois actes, structuré comme un écrin (Émeraudes, Rubis, Diamants).

Fondation du New York City Ballet (1948)

Avec Lincoln Kirstein, il crée la compagnie qui incarnera durablement le style néoclassique américain.

Anecdotes

Né Gueorgui Balantchivadzé à Saint-Pétersbourg, le jeune George n'avait pas choisi la danse : sa mère l'avait emmené passer une audition à l'École impériale de ballet en 1913, et c'est par hasard qu'il fut admis alors qu'il rêvait plutôt d'une carrière militaire. Il y resta des années, traversant la Révolution russe de 1917 et ses famines.

En 1933, le jeune mécène américain Lincoln Kirstein, fasciné par son travail, lui proposa de venir fonder une école de ballet aux États-Unis. Balanchine accepta à une condition restée célèbre : « But first, a school » (« Mais d'abord, une école »). La School of American Ballet ouvrit dès 1934.

Balanchine répétait souvent à ses danseurs la formule « Don't think, dear, just do » (« Ne pensez pas, ma chère, faites simplement »). Il voulait des corps précis, rapides et musicaux, et comparait volontiers le chorégraphe à un cuisinier ou un jardinier plutôt qu'à un grand artiste inspiré.

Passionné de musique, il avait étudié le piano et la composition au Conservatoire de Petrograd. Sa collaboration avec le compositeur Igor Stravinsky, lui aussi exilé russe, dura des décennies : leur ballet « Apollon musagète » (1928) est considéré comme l'acte de naissance de son style néoclassique.

Balanchine débarrassa souvent ses ballets des décors, costumes élaborés et histoires racontées. Dans des œuvres comme « Agon » (1957), les danseurs portent de simples justaucorps noirs et blancs sur scène nue : l'important, disait-il, c'était de « voir la musique et entendre la danse ».

Sources primaires

George Balanchine, propos rapportés à Lincoln Kirstein (1933)
But first, a school.
Balanchine, entretiens sur son art (années 1960)
I am a cloud in trousers (citation de Maïakovski qu'il aimait reprendre) ; le chorégraphe doit servir la musique, non l'inverse.
George Balanchine, à propos de la danse abstraite (années 1950)
There are no mothers-in-law in ballet. (Il n'y a pas de belles-mères dans le ballet — manière de dire qu'il préférait la danse pure aux intrigues narratives.)
Balanchine, conseil aux danseuses (années 1960)
Don't think, dear, just do.

Lieux clés

Saint-Pétersbourg, Russie

Ville natale de Balanchine et siège de l'École impériale de ballet où il fut formé à la rigueur du ballet classique russe.

Paris, France

Balanchine y rejoignit les Ballets russes de Diaghilev en 1924 et y créa ses premières grandes chorégraphies, dont « Apollon musagète ».

School of American Ballet, New York

École qu'il fonda en 1934 avec Lincoln Kirstein, pépinière de danseurs formés à son style néoclassique.

New York City Ballet (Lincoln Center)

Compagnie qu'il cofonda en 1948 et dirigea jusqu'à sa mort, installée au Lincoln Center à partir de 1964.

New York, États-Unis

Ville où Balanchine vécut l'essentiel de sa carrière américaine et où il mourut en 1983.

Voir aussi