Roland Topor (1938-1997) est un dessinateur, écrivain, peintre et cinéaste français, figure majeure de l'humour noir et de l'absurde. Cofondateur du mouvement Panique avec Jodorowsky et Arrabal, il est aussi le créateur graphique de la série télévisée « Téléchat ».
Roland Topor
Roland Topor
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1938 à Paris dans une famille juive d'origine polonaise, caché pendant l'Occupation en Savoie
- Cofonde en 1962 le mouvement Panique avec Alejandro Jodorowsky et Fernando Arrabal
- Publie en 1964 son roman « Le Locataire chimérique », adapté au cinéma par Roman Polanski en 1976
- Crée en 1983 l'univers graphique de la série télévisée « Téléchat » avec Henri Xhonneux
- Meurt en 1997 à Paris, laissant une œuvre foisonnante mêlant dessin, littérature, théâtre et cinéma
Œuvres & réalisations
Roman d'angoisse sur un homme qui sombre dans la folie ; œuvre littéraire majeure de Topor, adaptée au cinéma par Polanski.
Mouvement artistique cofondé avec Jodorowsky et Arrabal, prônant l'humour, la terreur et l'euphorie contre tout dogme.
Long-métrage de René Laloux dont Topor conçoit l'univers graphique ; récompensé au Festival de Cannes.
Parodie de journal télévisé pour enfants, créée avec Henri Xhonneux ; œuvre culte au ton absurde et poétique.
Film à marionnettes coécrit avec Henri Xhonneux, librement inspiré du marquis de Sade emprisonné à la Bastille.
Nombreux albums de dessins d'humour noir qui ont fait la renommée internationale de Topor.
Comédie noire pour la scène, illustrant le talent de Topor pour le théâtre de l'absurde et du grotesque.
Anecdotes
En 1962, Roland Topor fonde avec le cinéaste Alejandro Jodorowsky et le dramaturge Fernando Arrabal le mouvement « Panique », clin d'œil au dieu grec Pan. Loin d'être une école rigide, c'était surtout un art de la provocation joyeuse, de l'absurde et de l'humour noir, refusant tout dogme artistique.
Son roman « Le Locataire chimérique » (1964) fut adapté au cinéma par Roman Polanski en 1976 sous le titre « Le Locataire », avec Polanski lui-même dans le rôle principal. L'histoire d'un homme qui glisse lentement vers la folie dans son appartement parisien porte toute la marque de l'angoisse toporienne.
En 1983, Topor crée l'univers graphique de « Téléchat », une parodie de journal télévisé animée par un chat nommé Groucha et une autruche nommée Lola. Cette série, mêlant marionnettes et objets du quotidien qui parlent, a marqué toute une génération d'enfants par son étrangeté poétique.
Topor dessina l'affiche et participa au film d'animation « La Planète sauvage » (1973) de René Laloux, récompensé au Festival de Cannes. Son univers visuel peuplé de créatures inquiétantes y trouve une expression pleine et fascinante.
Boulimique de travail, Topor touchait à tout : dessin, roman, théâtre, chanson, affiche, décor d'opéra, cinéma. Il aimait dire qu'il ne faisait pas de différence entre les genres, cherchant partout à réveiller le spectateur par le rire grinçant et l'inquiétude.
Sources primaires
« Trelkovsky s'aperçut qu'il était devenu quelqu'un d'autre. » L'homme finit par se croire habité par la précédente locataire, glissant dans une folie irréversible.
Le mouvement Panique se réclame de la confusion, de l'humour, de la terreur et de l'euphorie, refusant toute définition figée de l'art.
« Bonjour, ici Téléchat, le journal télévisé qui vous informe sur les événements du monde des objets et des animaux. »
Lieux clés
Ville natale de Topor et cœur de toute son activité artistique, du dessin au théâtre. Il y naît en 1938 et y meurt en 1997.
Région où la famille Topor se réfugie pendant l'Occupation pour fuir les persécutions antisémites. Ces années de guerre marquèrent son enfance.
Établissement où Topor étudie le dessin dans les années 1950. Il y affine son trait avant de rejeter l'académisme.
Lieu emblématique de la création théâtrale parisienne, symbole de la scène où Topor a déployé son travail de dramaturge et de décorateur. Ses pièces mêlaient absurde et provocation.
Objets typiques

Instruments de prédilection de Topor pour ses dessins au trait fin et fourmillant, où l'humour noir naît de détails minutieux. Le noir profond de l'encre servait son goût de l'inquiétude.

Support privilégié par Topor pour le théâtre, le cinéma et l'édition, diffusant son imagerie dérangeante dans l'espace public. Ses affiches sont devenues des objets de collection.

Les personnages de la série, dont le chat Groucha et l'autruche Lola, étaient des marionnettes conçues dans l'esprit graphique de Topor. Elles donnaient vie à un monde d'objets doués de parole.

Outil de l'écrivain Topor pour ses romans, nouvelles et pièces de théâtre. Elle accompagnait son travail littéraire, aussi prolifique que son œuvre dessinée.
📷 Domaine public · Wikimedia Commons ↗
Périodiques comme « Hara-Kiri » où Topor publiait ses dessins provocateurs. Ces journaux « bêtes et méchants » incarnaient l'esprit contestataire des années 1960.
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Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Artiste noctambule, Topor commençait souvent sa journée tard, à sa table de travail parisienne encombrée de feuilles et d'encre. Le matin était consacré au dessin, activité qu'il pratiquait avec une discipline surprenante malgré son image de provocateur.
Après-midi
L'après-midi mêlait rendez-vous d'éditeurs, séances de travail pour le théâtre ou la télévision, et discussions avec ses complices artistiques. Boulimique de projets, il passait volontiers d'un médium à l'autre dans la même journée.
Soir
Le soir, Topor fréquentait les cafés et les milieux artistiques parisiens, brillant causeur au rire tonitruant. Ces soirées de conversation nourrissaient autant son œuvre que son travail solitaire.
Alimentation
Bon vivant, Topor aimait la table, le vin et les longues discussions animées autour d'un repas. Sa générosité et son appétit de la vie contrastaient avec la noirceur de son art.
Vêtements
Il portait la tenue décontractée des artistes parisiens de l'après-guerre, sans souci d'élégance mondaine. Sa silhouette barbue et son regard malicieux étaient reconnaissables entre tous.
Habitat
Topor vivait et travaillait à Paris, dans des appartements de la capitale où s'entassaient livres, dessins et projets en cours. La ville et ses immeubles nourrissaient d'ailleurs l'atmosphère oppressante du « Locataire chimérique ».
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Mouvement Panique
1962
La Planète sauvage (film d'animation)
1973
Téléchat (série télévisée)
1983
Panic (recueils de dessins)
années 1960-1990
Vinci avait raison (pièce de théâtre)
1977






