Chef de guerre et homme-médecine apache chiricahua, Geronimo mena la résistance armée contre l'expansion des États-Unis et du Mexique dans le Sud-Ouest américain. Sa reddition en 1886 marqua la fin des grandes guerres indiennes.
Geronimo(1829 — 1909)
Geronimo
États-Unis, Mexique
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« I was born on the prairies where the wind blew free and there was nothing to break the light of the sun.»
Faits marquants
- Né vers 1829 dans la région de la haute rivière Gila (actuel Nouveau-Mexique/Arizona)
- En 1858, sa famille est massacrée par des soldats mexicains, déclenchant sa lutte armée
- Mène pendant des décennies des raids contre les forces mexicaines et américaines
- Se rend définitivement au général Nelson Miles le 4 septembre 1886, dernière grande reddition apache
- Meurt prisonnier de guerre à Fort Sill (Oklahoma) le 17 février 1909
Œuvres & réalisations
Après le massacre de sa famille, Geronimo mène de nombreux raids contre les villes et l'armée mexicaines, devenant un chef de guerre redouté.
Il combat l'expansion américaine dans le Sud-Ouest, participant aux affrontements qui suivent l'affaire Bascom et la bataille d'Apache Pass.
Refusant l'enfermement, il s'enfuit à plusieurs reprises vers la Sierra Madre, tenant tête à des milliers de soldats avec une poignée de combattants.
Sa reddition au général Miles à Skeleton Canyon met un terme aux grandes guerres indiennes, événement majeur de l'histoire de l'Ouest américain.
Récit autobiographique dicté à S. M. Barrett, témoignage rare du point de vue d'un chef amérindien sur la conquête de ses terres.
Sa participation à l'investiture de Theodore Roosevelt fait de lui une célébrité nationale, symbole ambigu d'un Ouest « pacifié ».
Anecdotes
Le vrai nom de Geronimo était Goyahkla, « celui qui bâille ». Le nom « Geronimo » lui fut donné par des soldats mexicains : pris de panique pendant ses attaques, ils invoquaient saint Jérôme en criant « Jeronimo ! ». Le surnom resta toute sa vie.
En 1851, alors qu'il revient d'un village avec d'autres guerriers, Geronimo apprend que des soldats mexicains ont attaqué son campement à Janos. Sa mère, sa femme Alope et ses trois jeunes enfants ont été tués. Cette tragédie nourrit sa haine et sa résistance pendant des décennies.
Geronimo avait une réputation de pouvoir surnaturel parmi les Apaches : on disait qu'il pouvait pressentir le danger et que les balles ne pouvaient l'atteindre. À la fin de sa carrière, les armées américaine et mexicaine durent mobiliser des milliers de soldats pour capturer sa petite bande d'une trentaine de personnes.
En 1905, devenu prisonnier célèbre, Geronimo défila à cheval lors de l'investiture du président Theodore Roosevelt à Washington. La même année, il dicta ses mémoires et demanda en vain au président l'autorisation de rentrer mourir sur sa terre natale d'Arizona.
Geronimo mourut prisonnier de guerre en 1909, à Fort Sill, sans jamais avoir pu revenir chez lui. Il était tombé de cheval une nuit froide et passa des heures au sol avant d'être retrouvé, contractant la pneumonie qui l'emporta.
Sources primaires
Je suis né dans le cañon de No-doyohn, en Arizona, en juin 1829.
Des troupes mexicaines avaient attaqué notre camp, tué les guerriers de la garde, capturé nos chevaux et tué beaucoup de nos femmes et de nos enfants.
Autrefois je me déplaçais comme le vent. Maintenant je me rends à vous, et c'est tout.
Il n'existe pas de meilleur pays au monde que celui des White Mountains ; je désire ardemment y retourner.
Lieux clés
Région des sources du fleuve Gila où Geronimo naquit et grandit, au cœur du territoire chiricahua, entre l'Arizona et le Nouveau-Mexique actuels.
Ville proche du lieu du massacre de Kas-ki-yeh en 1851, où des soldats mexicains tuèrent la famille de Geronimo.
Réserve aride et insalubre où les Apaches furent regroupés de force ; Geronimo s'en évada à plusieurs reprises pour reprendre la lutte.
Lieu de la reddition finale de Geronimo au général Nelson Miles, le 4 septembre 1886, marquant la fin des grandes guerres indiennes.
Ancien fort espagnol transformé en lieu de détention où les Apaches prisonniers furent envoyés, loin de leur désert d'origine.
Dernier lieu de captivité de Geronimo, où il vécut ses dernières années et mourut en 1909, toujours prisonnier de guerre. Il y est enterré.
Objets typiques

Arme silencieuse fabriquée en bois de mûrier, avec des flèches à pointe de pierre ou de métal. Idéale pour chasser et combattre sans révéler sa position.

Longue lance à pointe effilée utilisée au corps à corps et lors des raids. Symbole du statut de guerrier.

Carabine de type Winchester ou Springfield, souvent prise à l'ennemi. Elle donna aux guerriers apaches une puissance de feu nouvelle face à l'armée.

Cordelette sacrée ornée de perles et de coquillages, portée en bandoulière. On lui prêtait le pouvoir de protéger son porteur et de lui donner force et clairvoyance.

Hautes bottes souples en cuir, repliées sous le genou et munies d'une pointe relevée pour protéger des cactus et des rochers du désert.

Outil et arme polyvalent, utilisé pour la chasse, le dépeçage, la fabrication d'objets et le combat rapproché.

Large bandeau de tissu noué autour du front, signe distinctif des guerriers apaches, qui maintenait les cheveux et abritait du soleil.
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Vie quotidienne
Matin
Dans la vie apache libre, la journée commençait tôt : les hommes vérifiaient les chevaux et préparaient armes et équipement, tandis que la communauté veillait à la sécurité du campement. En période de guerre, Geronimo surveillait les pistes et organisait les déplacements de la bande.
Après-midi
L'après-midi était consacré à la chasse, aux raids ou à la recherche de nourriture et d'eau dans le désert et les montagnes. Les Apaches couvraient à pied ou à cheval des distances considérables, réputés pour leur endurance exceptionnelle.
Soir
Le soir, autour du feu, on partageait les repas, on racontait des récits et on transmettait les savoirs et les croyances. Homme-médecine, Geronimo y tenait aussi un rôle spirituel, conduisant prières et cérémonies.
Alimentation
L'alimentation reposait sur la chasse (cerf, lapin), la cueillette de plantes du désert et le cœur cuit de l'agave (mescal), aliment de base. On consommait aussi des graines, des fruits sauvages et le produit des raids ou du troc.
Vêtements
On portait des vêtements de cuir et de tissu, un pagne ou une tunique, un bandeau noué autour du front et de hautes bottes-mocassins adaptées au désert. Cordons et amulettes pouvaient être ajoutés pour la protection spirituelle.
Habitat
Les Chiricahuas vivaient dans des wickiups, huttes en forme de dôme faites d'une armature de branches recouverte d'herbes ou de peaux. Légères et rapides à monter, elles convenaient à un peuple semi-nomade qui se déplaçait souvent.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Résistance contre le Mexique
à partir de 1851
Guerres apaches aux côtés de Cochise
1861-1872
Évasions de la réserve de San Carlos
1878-1886
Reddition finale de 1886
4 septembre 1886
Geronimo's Story of His Life (mémoires)
1906
Apparition au défilé présidentiel de 1905
1905






