Crazy Horse(1849 — 1877)

Crazy Horse

6 min de lecture

MilitairePolitiqueSociétéXIXe siècleConquête de l'Ouest américain et guerres indiennes des Grandes Plaines (seconde moitié du XIXe siècle)

Chef de guerre lakota oglala, figure majeure de la résistance amérindienne face à l'expansion des États-Unis. Vainqueur de Custer à Little Bighorn en 1876, il fut tué l'année suivante alors qu'il était détenu à Fort Robinson.

Questions fréquentes

Crazy Horse était un chef de guerre lakota oglala qui a mené la résistance contre l'expansion des États-Unis dans les Grandes Plaines dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il incarne moins une figure politique qu'un symbole de liberté et de courage, surtout après sa victoire retentissante à Little Bighorn en 1876 contre le général Custer. Sa vie, marquée par une spiritualité profonde et un refus de la soumission, en fait une icône universelle de la résistance amérindienne.

Faits marquants

  • Né vers 1840 au sein des Lakotas Oglalas, il devient un guerrier respecté dès sa jeunesse
  • En 1876, il participe à la victoire de Rosebud (17 juin) contre les troupes du général Crook
  • Le 25 juin 1876, il joue un rôle décisif à la bataille de Little Bighorn où périt le 7e de cavalerie du lieutenant-colonel Custer
  • Il se rend aux autorités américaines en mai 1877 face à la pression militaire et à la famine
  • Il meurt le 5 septembre 1877 à Fort Robinson, mortellement blessé d'un coup de baïonnette lors de son arrestation, à environ 37 ans

Œuvres & réalisations

Rôle de leurre au combat de Fetterman (1866)

Jeune guerrier, il attira un détachement de 80 soldats dans une embuscade mortelle, lors de la guerre de Red Cloud.

Victoire de la bataille de la Rosebud (17 juin 1876)

Il dirigea l'attaque qui força le général Crook à renoncer à rejoindre les autres colonnes américaines, fragilisant leur plan d'ensemble.

Victoire décisive de Little Bighorn (25 juin 1876)

Sa charge contribua à l'anéantissement du 7e de cavalerie de Custer, la plus retentissante défaite américaine des guerres indiennes.

Campagne de résistance hivernale (1876-1877) (1876-1877)

Il maintint la résistance armée durant un hiver rigoureux, malgré la faim et la traque incessante de l'armée.

Figure mémorielle posthume (depuis 1877)

Devenu symbole universel de la résistance amérindienne, il est honoré par le Crazy Horse Memorial et d'innombrables ouvrages et hommages.

Anecdotes

Enfant, Crazy Horse avait la peau claire et des cheveux bouclés châtain clair, si bien que son peuple le surnommait « Curly » (le Frisé). Il ne reçut son nom d'adulte, celui de son père, qu'après avoir prouvé sa bravoure au combat.

Avant chaque bataille, Crazy Horse peignait son corps de grêlons blancs et traçait un éclair sur sa joue, conformément à une vision reçue lors d'une quête spirituelle. Il portait une petite pierre sacrée derrière l'oreille et une seule plume de faucon, refusant les grandes coiffes de plumes des autres chefs.

On dit qu'il refusa toujours d'être photographié, demandant pourquoi on voudrait « lui voler son ombre » et raccourcir sa vie. À ce jour, aucune photographie authentifiée de lui n'a jamais été retrouvée.

Le 25 juin 1876, à Little Bighorn, il mena la charge contre les soldats du 7e de cavalerie. En quelques heures, le détachement du lieutenant-colonel George Custer fut anéanti : ce fut l'une des pires défaites de l'armée américaine face aux Amérindiens.

Le 5 septembre 1877, alors qu'il venait de se rendre, Crazy Horse fut mortellement blessé d'un coup de baïonnette par un soldat au moment où il réalisait qu'on voulait l'enfermer à Fort Robinson. Il mourut la nuit même, à seulement une trentaine d'années.

Sources primaires

Black Elk Speaks (témoignage de Black Elk recueilli par John Neihardt) (1932)
Crazy Horse rêvait et entrait dans le monde où il n'y a que les esprits de toutes choses. C'est de là que lui venait sa force étrange ; il était présent en ce monde, mais en partie ailleurs.
Entretien avec He Dog, ami d'enfance et compagnon de guerre de Crazy Horse (interviews d'Eleanor Hinman) (1930)
He Dog rapporte que Crazy Horse était un homme silencieux, qui ne dansait jamais et ne chantait pas en public, mais que tous les guerriers voulaient suivre au combat.
Compte rendu de la mort de Crazy Horse par le docteur Valentine McGillycuddy, médecin militaire présent à Fort Robinson (5 septembre 1877)
Blessé d'un coup de baïonnette, le chef agonisant fut étendu sur le sol de l'agence ; son vieux père veilla près de lui jusqu'à sa mort, peu après minuit.
Rapport du général George Crook sur le combat de la Rosebud (17 juin 1876)
Crook reconnut que les guerriers lakotas et cheyennes, conduits par leurs chefs, attaquèrent avec une audace et une coordination inattendues, l'obligeant à interrompre sa progression vers le nord.

Lieux clés

Black Hills (Paha Sapa), Dakota du Sud

Collines sacrées des Lakotas, au cœur de leur territoire et de leur spiritualité. Crazy Horse y grandit et lutta pour les défendre contre les chercheurs d'or.

Rosebud Creek, Montana

Lieu de la bataille du 17 juin 1876 où Crazy Horse stoppa l'avance du général Crook, huit jours avant Little Bighorn.

Little Bighorn, Montana

Site de la célèbre bataille du 25 juin 1876, où les guerriers lakotas et cheyennes écrasèrent le 7e de cavalerie de Custer.

Fort Robinson (Camp Robinson), Nebraska

Poste militaire où Crazy Horse se rendit en mai 1877 et où il fut tué d'un coup de baïonnette le 5 septembre de la même année.

Crazy Horse Memorial, Black Hills, Dakota du Sud

Immense sculpture taillée dans la montagne en l'honneur du chef, commencée en 1948 et toujours inachevée aujourd'hui.

Voir aussi