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Le naptanu mésopotamien : akalu, sikaru et tu7
À Babylone, le repas s'organise autour d'un socle invariable — le pain d'orge (akalu) et la bière (sikaru) — auquel s'ajoutent, selon le rang, des bouillons mijotés (tu7 / ummaru) de viande ou de poisson, relevés par la trinité aromatique oignon-ail-poireau. Les douceurs de dattes (mersu) closent les banquets ou nourrissent les dieux. Pas d'entrée-plat-dessert : on trempe le pain dans le bouillon, on boit la bière à la paille, et le sucré côtoie le salé sur la même table royale.
Signature : La trinité alliacée et le siqqu
La cuisine paléo-babylonienne révélée par les tablettes de Yale repose sur l'oignon, l'ail et le poireau écrasés ensemble, soutenus par le siqqu — un condiment fermenté de poisson ou de sauterelles, ancêtre lointain du garum — qui apporte la profondeur umami à presque tous les bouillons.

Hammurabi à table

1809 av. J.-C. — 1749 av. J.-C.

5 recettes d’époque