Hatshepsout
Hatchepsout
1506 av. J.-C. — 1457 av. J.-C.
Égypte antique
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Faits marquants
Œuvres & réalisations
Monument le plus emblématique d'Hatchepsout, ce temple à trois terrasses est considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture de l'Égypte ancienne ; ses murs racontent en images son origine divine et ses accomplissements.
Taillés en granit rose d'Assouan et couverts d'électrum, ces obélisques atteignaient 29 mètres de hauteur ; l'un d'eux est encore debout aujourd'hui, témoignant de la puissance du règne d'Hatchepsout.
Mission diplomatique et commerciale sans précédent qui ramena en Égypte des arbres à myrrhe, de l'ébène, de l'ivoire et des animaux rares ; son récit en bas-reliefs constitue l'un des premiers récits de voyage de l'humanité.
Chapelle en quartzite rouge construite comme reposoir pour la barque sacrée d'Amon lors des processions, ornée de scènes célébrant la corégence et les rites royaux ; démontée sous Thoutmosis III, elle fut reconstituée au XXe siècle.
Temple rupestre creusé dans la falaise et dédié à la déesse Pakhet ; l'inscription de façade proclame la légitimité d'Hatchepsout et son rôle de restauratrice des temples après la domination des Hyksos.
Anecdotes
Hatchepsout fut la première femme à régner en tant que pharaon à part entière, et non comme simple régente. Pour asseoir son autorité, elle se fit représenter sur les monuments avec les attributs masculins du pouvoir : la couronne double, le sceptre heqa et la barbe postiche rituelle en or. Cette stratégie visuelle lui permit de gouverner l'Égypte pendant plus de vingt ans sans contestation majeure.
Vers 1470 av. J.-C., Hatchepsout envoya une expédition maritime spectaculaire vers le mystérieux pays de Pount, probablement situé sur les côtes de l'actuelle Érythrée ou Somalie. Les bateaux revinrent chargés de myrrhe, d'ébène, d'ivoire et de peaux de panthère. Cette expédition fut immortalisée dans les bas-reliefs de son temple funéraire de Deir el-Bahari, constituant l'un des récits de voyage les plus anciens de l'humanité.
Hatchepsout fit ériger à Karnak deux immenses obélisques en granit rose d'Assouan, les plus hauts jamais dressés à l'époque. Chacun mesurait environ 29 mètres de hauteur et était recouvert d'électrum, un alliage naturel d'or et d'argent, pour refléter les rayons du soleil. Elle fit inscrire sur la base : 'Que celui qui les verra dans des millions d'années dise : cela fut fait pour elle par amour de lui.'
Après sa mort, son successeur Thoutmosis III fit effacer son nom et son image de la plupart des monuments, tentant d'éliminer son souvenir de l'histoire officielle. Pendant des siècles, les égyptologues ignorèrent même son existence. Ce n'est qu'au XIXe siècle que l'archéologue américain Herbert Winlock identifia formellement Hatchepsout et reconstitua son règne exceptionnel grâce à l'étude patiente des cartouches mutilés.
L'architecte en chef d'Hatchepsout, Sénènmout, fut l'un des personnages les plus influents de son règne. Il supervisa la construction de son temple funéraire et fut le précepteur de la fille royale Néférourê. Certains historiens ont émis l'hypothèse d'une relation intime entre les deux, s'appuyant sur des graffitis obscènes retrouvés dans des tombes d'ouvriers, mais cela reste une question débattue parmi les spécialistes.
Sources primaires
Je suis sa fille, selon sa propre proclamation, celle qui porte le diadème blanc... Il m'a choisie comme roi des Deux Terres, comme chef de tous les vivants.
Chargement des bateaux en grande abondance avec les merveilles du pays de Pount : toutes les belles plantes aromatiques de la Terre divine, des tas de résine de myrrhe, des arbres à myrrhe frais, avec de l'ébène et de l'ivoire pur.
Le dieu vivant, Maât-Ka-Rê, aimée d'Amon, a envoyé une expédition aux mines de turquoise afin d'apporter à son père Amon les pierres précieuses de la Terre divine.
Je lui ai donné deux grandes obélisques recouvertes d'électrum afin que ma mémoire soit éternelle dans sa maison... Je n'ai pas dormi à cause de cela.
Lieux clés
Temple funéraire d'Hatchepsout, chef-d'œuvre architectural aux terrasses à portiques superposées construit à flanc de falaise ; ses bas-reliefs racontent l'expédition à Pount et la naissance divine de la reine.
Grand complexe religieux dédié à Amon où Hatchepsout fit ériger ses deux célèbres obélisques géants et construire la Chapelle Rouge ; c'était le centre spirituel et politique de son règne.
Nécropole royale où fut creusée la tombe d'Hatchepsout (KV20), la plus ancienne des tombes royales de la Vallée des Rois, partagée avec son père Thoutmosis Ier.
Capitale religieuse et politique de l'Égypte sous la XVIIIe dynastie, centre du culte d'Amon et résidence principale d'Hatchepsout pendant son règne.
Site minier et temple dédiés à la déesse Hathor où furent retrouvées des inscriptions attestant des expéditions organisées sous le règne d'Hatchepsout pour extraire turquoise et cuivre.
Territoire commercial mythique, probablement l'actuelle région érythréo-somalienne, destination de la célèbre expédition maritime commandée par Hatchepsout vers 1470 av. J.-C. pour rapporter encens, ébène et animaux exotiques.
Objets typiques
Coiffe symbolisant la souveraineté sur la Haute et la Basse Égypte, Hatchepsout la porta comme tout pharaon mâle pour affirmer sa légitimité absolue sur les Deux Terres.
Attribut exclusivement masculin des pharaons, qu'Hatchepsout se fit représenter portant sur les statues et bas-reliefs afin d'incarner la fonction royale indépendamment de son sexe biologique.
Symbole du pouvoir pastoral et de la royauté divine, toujours tenu dans la main gauche par Hatchepsout sur ses représentations officielles, accompagné du flagellum nekhekh.
Hatchepsout fit rapporter vivants de Pount des arbres à myrrhe replantés sur les terrasses de son temple de Deir el-Bahari ; ce fut l'une des premières transplantations végétales de l'histoire documentée.
Anneau ovale contenant le nom de couronnement d'Hatchepsout, Maât-Ka-Rê ('La vérité est l'âme de Rê'), gravé sur ses obélisques, stèles et monuments pour l'éternité.
Hatchepsout fit construire plusieurs chapelles-reposoirs le long du processus de la Fête d'Opet pour accueillir la barque sacrée portant la statue du dieu Amon, renforçant ainsi son lien divin avec lui.
Alliage naturel d'or et d'argent utilisé pour recouvrir les pointes de ses obélisques géants à Karnak, diffusant la lumière du soleil comme un phare visible de toute la région thébaine.
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Vie quotidienne
Matin
Hatchepsout se levait avant l'aube pour assister au rituel de l'ouverture du naos dans le temple d'Amon, où les prêtres réveillaient symboliquement la statue divine. Après les ablutions rituelles et l'onction par des huiles parfumées, elle revêtait ses insignes royaux pour les audiences au palais de Thèbes.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux affaires d'État : réception des vizirs, examen des rapports sur les chantiers de construction, planification des expéditions commerciales, et dictée d'inscriptions à graver sur les monuments. Elle supervisait personnellement l'avancée des travaux de son temple de Deir el-Bahari avec son architecte Sénènmout.
Soir
En soirée, Hatchepsout participait aux banquets royaux accompagnés de musique de harpe et de luth, auxquels assistaient dignitaires, prêtres et ambassadeurs étrangers. Des lectures de textes sacrés et des rites d'offrandes au coucher du soleil clôturaient la journée avant la retraite dans les appartements privés du palais.
Alimentation
Comme tous les pharaons, Hatchepsout bénéficiait d'une alimentation royale très variée : pain de froment blanc, viandes rôties (bœuf, canard, oie), poissons du Nil, légumes (ail, poireaux, laitue), figues, raisins, grenades et dattiers. Le vin de qualité supérieure des oasis du Delta et la bière de qualité étaient servis dans des vases en or et albâtre.
VĂŞtements
Hatchepsout portait deux types de tenue selon le contexte : en habit royal masculin pour les fonctions officielles (pagne blanc Shendyt, torse nu, barbe postiche et couronne), et en robe féminine de lin blanc plissé finement tissé, à bretelles, pour les contextes privés ou certaines cérémonies. Ses bijoux incluaient colliers ousekh en or et lapis-lazuli, bracelets et boucles d'oreilles serties de turquoises.
Habitat
Hatchepsout résidait dans le palais royal de Thèbes (Ipet-Isout), complexe de bâtiments en brique crue et calcaire avec jardins, bassins, colonnes polychromes et appartements ventilés ouverts sur des cours intérieures. Elle disposait également de résidences de campagne et de pavillons près des grands temples.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Galerie

Hatshepsut

Head of a Sphinx of Hatshepsut

Osiride head of Hatshepsut 2

Hatshepsut wearing the khat headdress c
At the Metropolitan Museum of Art, New York 2017 28 - Hatschepsut as Maned Sphinx
Ancient Egypt Stone False Door (27793825304)
Musée d'Aquitaine - Expo Vivre et mourir en Égypte 04
Style visuel
Style artistique égyptien du Nouvel Empire, XVIIIe dynastie : bas-reliefs en grès doré, pigments lapis-lazuli et ocre rouge, représentations hiératiques d'Hatchepsout en pharaon sur fond de terrasses colonnadées face aux falaises de Deir el-Bahari.
Prompt IA
Ancient Egyptian New Kingdom artistic style, 18th dynasty, circa 1470 BC. Hieratic frontal poses with Egyptian composite perspective. Warm golden sandstone bas-reliefs, turquoise faience details, rich lapis lazuli blue and terracotta red pigments. Queen Hatshepsut depicted as pharaoh with double crown, kilt, and false beard. Architectural grandeur of colonnaded terraces against white limestone cliffs. Expedition scenes with lush vegetation, exotic animals, incense trees. Soft desert light, golden hour over the Nile valley, reflections on water. Formal symmetrical compositions. Sacred geometry. Cartouches, hieroglyphic inscriptions framing royal figures. Detailed narrative friezes at eye level.
Ambiance sonore
Ambiance sonore de la cour royale de Thèbes sous la XVIIIe dynastie : cloisons de pierre taillée, chants liturgiques au temple d'Amon, encens de myrrhe et bruissement de lin dans les couloirs royaux.
Prompt IA
Ancient Egyptian royal court sounds in Thebes, 1470 BC. Stone chisels carving hieroglyphs on granite walls. Distant chants of priests inside the Karnak temple, low resonant voices echoing in stone corridors. The lapping of the Nile waters near the royal palace. Rustling of linen robes, soft footsteps on stone floors. Burning myrrh and kyphi incense crackling softly. Ritual sistrums shaken in rhythmic patterns during Amon ceremonies. Sounds of construction: ropes pulling stone sledges, workers calling out in Old Egyptian. Wind through palm trees lining the processional avenue of sphinxes. Distant sound of river boats on the Nile, water lapping against papyrus hulls.
Source du portrait
Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.5 — Keith Schengili-Roberts — 2007
Aller plus loin
Références
Ĺ’uvres
Temple funéraire de Deir el-Bahari (Djeser-Djésérou)
vers 1470-1458 av. J.-C.
Les deux obélisques de Karnak
vers 1457 av. J.-C.
Expédition commerciale au pays de Pount
vers 1470 av. J.-C.
Chapelle Rouge de Karnak
vers 1473 av. J.-C.
Spéos Artémidos (grotte d'Artémis), Beni Hassan
vers 1460 av. J.-C.



