Henri de Lubac(1896 — 1991)
Henri de Lubac
France
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Henri de Lubac (1896-1991) est un jésuite et théologien catholique français, figure majeure du renouveau théologique du XXe siècle. Acteur de la « nouvelle théologie », il a profondément influencé le concile Vatican II et fut créé cardinal en 1983 par Jean-Paul II.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 20 février 1896 à Cambrai et entré dans la Compagnie de Jésus en 1913
- Publie « Catholicisme » (1938) puis « Surnaturel » (1946), œuvres clés de la nouvelle théologie
- Anime durant l'Occupation la résistance spirituelle au nazisme via les Cahiers du Témoignage chrétien (1941-1944)
- Joue un rôle d'expert (peritus) influent au concile Vatican II (1962-1965)
- Créé cardinal par Jean-Paul II en 1983
Œuvres & réalisations
Ouvrage fondateur montrant la dimension communautaire et universelle du salut chrétien.
Étude historique sur l'Eucharistie et l'Église qui renouvelle la compréhension des sacrements.
Analyse critique des athéismes modernes (Feuerbach, Nietzsche, Marx) et de leurs conséquences pour l'homme.
Livre majeur et controversé sur le rapport entre nature et grâce, au cœur de la « nouvelle théologie ».
Vaste entreprise d'édition des Pères de l'Église, encore poursuivie aujourd'hui.
Réflexion sur le mystère de l'Église qui influencera la constitution Lumen Gentium de Vatican II.
Grande étude sur la manière dont le Moyen Âge lisait la Bible, en quatre volumes.
Défense et présentation de la pensée de son confrère jésuite, alors très discutée.
Anecdotes
Mobilisé en 1914, Henri de Lubac est grièvement blessé à la tête près de Verdun en novembre 1917. Il en gardera toute sa vie des maux de tête violents et des bourdonnements d'oreille, qu'il offrira comme une part de son travail intellectuel.
Pendant l'Occupation, il participe à la résistance spirituelle contre le nazisme et l'antisémitisme en lançant avec d'autres jésuites les « Cahiers du Témoignage chrétien », diffusés clandestinement. Recherché par la Gestapo, il doit fuir Lyon et se cacher à plusieurs reprises.
En 1950, ses idées sur la « nouvelle théologie » sont mises en cause à Rome : on lui retire son enseignement et plusieurs de ses livres sont retirés des bibliothèques jésuites. Réhabilité quelques années plus tard, il devient l'un des experts les plus écoutés du concile Vatican II.
En 1983, le pape Jean-Paul II le crée cardinal alors qu'il a 87 ans. De Lubac, par humilité, demanda d'abord à être dispensé de l'épiscopat habituellement lié à cette charge, et le pape accepta.
Toute sa vie, de Lubac a entretenu une amitié intellectuelle profonde avec le théologien suisse Hans Urs von Balthasar, qui se disait son disciple, et avec le jésuite Teilhard de Chardin, dont il défendit la pensée souvent contestée.
Sources primaires
Le christianisme n'est pas seulement une affaire individuelle : le salut qu'il annonce a une dimension sociale, il rassemble l'humanité tout entière.
L'homme peut bien organiser le monde sans Dieu, mais sans Dieu il ne peut en fin de compte que l'organiser contre l'homme.
L'Église est un mystère : elle déborde infiniment la somme de ses membres et de ses institutions visibles.
Je n'ai jamais voulu fonder une école ni proposer des nouveautés : seulement revenir aux sources vives de la tradition chrétienne.
Lieux clés
Ville du nord de la France où naît Henri de Lubac en 1896.
Où il enseigne la théologie fondamentale et l'histoire des religions à partir de 1929.
Secteur du front où il est grièvement blessé à la tête en 1917.
Lieu du concile Vatican II où il œuvre comme expert, puis où il est créé cardinal en 1983.
Ville où Henri de Lubac meurt en 1991.






