Navigateur et explorateur anglais du début du XVIIe siècle, Henry Hudson effectua quatre expéditions à la recherche d'un passage nord-ouest vers l'Asie. Il donna son nom à la baie d'Hudson au Canada, avant de disparaître lors d'une mutinerie de son équipage en 1611.
Henry Hudson(1565 — 1611)
Henry Hudson
royaume d'Angleterre
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Questions fréquentes
Faits marquants
- 1607 : première expédition pour la Muscovy Company à la recherche d'un passage polaire vers l'Asie
- 1609 : explore le fleuve qui portera son nom (fleuve Hudson) pour le compte de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales
- 1610-1611 : quatrième expédition, découverte et exploration de la baie d'Hudson
- 1611 : mutinerie de l'équipage ; Hudson, son fils et quelques fidèles sont abandonnés dans une chaloupe et ne seront jamais retrouvés
- Son nom est donné à la baie d'Hudson, au fleuve Hudson et au détroit d'Hudson
Œuvres & réalisations
Mandaté par la Compagnie moscovite, Hudson atteint 80°23' Nord près du Svalbard. Son rapport sur l'abondance de baleines et de morses déclencha une intense activité de chasse européenne dans ces eaux arctiques.
Toujours pour la Compagnie moscovite, Hudson tente un passage nord-est via l'archipel russe. Bloqué par les glaces, il accumule néanmoins des données cartographiques précieuses sur les côtes arctiques.
Au service de la VOC néerlandaise, Hudson explore les côtes est de l'Amérique du Nord et remonte le fleuve qui portera son nom jusqu'à l'actuelle Albany. Ce voyage ouvre la colonisation hollandaise de la région et la future fondation de New York.
Financé par des marchands anglais, Hudson pénètre le détroit puis la baie immense qui portent son nom, cartographiant pour la première fois cette région intérieure du Canada et ouvrant la voie à la future Compagnie de la Baie d'Hudson.
Ce journal tenu par le premier officier Robert Juet constitue le principal témoignage écrit des explorations de Hudson en Amérique du Nord, décrivant les paysages, les peuples rencontrés et les conditions de navigation.
Anecdotes
En 1609, Hudson naviguait pour le compte de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) avec pour mission de trouver un passage nord-est vers l'Asie. Bloqué par les glaces au large de la Norvège, il prit une décision audacieuse et inattendue : il fit demi-tour et traversa l'Atlantique pour explorer les côtes d'Amérique du Nord, désobéissant aux ordres de ses commanditaires. C'est ainsi qu'il remonta le fleuve qui porte aujourd'hui son nom jusqu'à l'actuelle ville d'Albany.
Lors de son quatrième et dernier voyage en 1610-1611, Hudson et son équipage passèrent l'hiver coincés dans la baie d'Hudson dans des conditions de froid et de pénurie alimentaire extrêmes. Au printemps 1611, une mutinerie éclata : les marins rebelles abandonnèrent Hudson, son fils John et sept compagnons malades sur une chaloupe dans la baie glacée. On ne les revit jamais.
Lors de son premier voyage en 1607, Hudson atteignit une latitude de 80°23' Nord près de l'archipel du Svalbard, un record pour l'époque. Il rapporta des observations précieuses sur les baleines et les morses dans ces eaux, ce qui déclencha immédiatement une activité baleinière intense de la part des Européens dans ces régions arctiques.
Lors de sa remontée du fleuve Hudson en 1609, il établit des contacts commerciaux avec plusieurs nations amérindiennes, notamment les Lenapes et les Mohicans. Ses hommes échangèrent des objets manufacturés européens (perles de verre, couteaux) contre des fourrures précieuses, posant ainsi les bases du commerce hollandais dans la région qui mènerait à la fondation de la Nouvelle-Amsterdam, future New York.
Sources primaires
The fourth, in the morning, as soon as the day was light, we saw that it was good riding farther up. So we sent our boat to sound, and found that it was a very good harbour; and four or five fathoms, two cables' length from the shore.
Henry Hudson came out of his cabin and called some of the company to him ; and when Henry Greene and Wilson came to him, he told them that he marvelled that this action was begun without his knowledge, and that he was resolved to go through or end his days.
Hudson arriva en vue des côtes américaines par environ 44 degrés de latitude nord, et longea la côte vers le sud avant de remonter vers le nord pour explorer un grand fleuve intérieur sur une longueur considérable.
We had the wind at south-southeast, a good gale; we lay north-northeast, and saw many whales and seals, and much ice; and so we fell with the land of Newland.
Lieux clés
Ville d'origine probable de Henry Hudson et port de départ de ses expéditions. C'est ici qu'il fut mandaté par la Compagnie moscovite puis par des marchands anglais, et qu'il résidait avec sa famille entre deux voyages.
Lors de son premier voyage en 1607, Hudson atteignit ces îles arctiques à 80°23' Nord, l'un des records de latitude jamais atteints par un Européen. Il y observa d'importants bancs de baleines et de morses, déclenchant une ruée des chasseurs européens.
En 1609, Hudson remonta ce fleuve de l'actuelle New York jusqu'à Albany sur environ 240 km, pensant y trouver le passage vers l'Asie. Ce fleuve porte aujourd'hui son nom en hommage à cette exploration qui ouvrit la colonisation hollandaise de la région.
Hudson pénétra dans cette immense baie intérieure en 1610, convaincu d'avoir trouvé le passage vers le Pacifique. Son équipage y passa un hiver terrible et c'est ici que la mutinerie éclata au printemps 1611, entraînant sa disparition définitive.
Lors de son deuxième voyage en 1608, Hudson tenta de contourner cet archipel arctique pour trouver un passage nord-est vers la Chine. Bloqué par les glaces, il dut rebrousser chemin, renforçant sa conviction que la route vers l'Asie passait par l'ouest.
Objets typiques

Instrument de navigation indispensable au XVIIe siècle, il permettait à Hudson de mesurer la hauteur du soleil ou des étoiles pour déterminer la latitude du navire. Sans lui, naviguer dans les eaux arctiques inconnues aurait été impossible.

La boussole guidait Hudson en indiquant le nord magnétique, essentiel pour maintenir un cap dans les brouillards et les eaux polaires où les repères visuels disparaissent. Hudson notait soigneusement les variations magnétiques dans son journal de bord.

Hudson consignait chaque jour les conditions météorologiques, les profondeurs sondées, les rencontres avec les populations locales et les positions calculées. Ces journaux furent la source principale de connaissance des régions qu'il explora.

Corde munie d'un poids de plomb permettant de mesurer la profondeur des eaux dans les baies et les fleuves inconnus. Hudson l'utilisait constamment pour naviguer en sécurité dans les estuaires et éviter les échouages.

Ces cartes marines représentaient les côtes, les ports et les dangers maritimes connus. Hudson les complétait et les annotait au fil de ses découvertes pour les transmettre à ses commanditaires et enrichir la connaissance géographique de l'époque.

Lors de ses explorations en Amérique du Nord, Hudson emportait des objets manufacturés européens pour commercer avec les peuples amérindiens. Ces échanges lui permettaient d'obtenir nourriture, informations géographiques et fourrures précieuses.

Retourné régulièrement par les marins de quart pour mesurer le temps, le sablier permettait de calculer la vitesse du navire et d'estimer la route parcourue. À bord du Half Moon, il rythmait les quarts de veille et les manœuvres de l'équipage.
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Vie quotidienne
Matin
Hudson se levait aux premières lueurs de l'aube pour observer le soleil avec son astrolabe et déterminer ainsi la latitude du navire. Il consignait ses observations dans le journal de bord avant de tenir conseil avec ses officiers sur la route à suivre pour la journée.
Après-midi
L'après-midi était consacré à la navigation active : Hudson supervisait les manœuvres du navire, organisait les sondages de profondeur dans les eaux inconnues et faisait relever les contours des côtes pour établir ses cartes. En Amérique du Nord, il organisait également les rencontres et échanges commerciaux avec les populations amérindiennes rencontrées.
Soir
Le soir, Hudson synthétisait les observations de la journée dans son rapport de bord : distances parcourues, cap suivi, nature des côtes, faune et ressources observées. En mer arctique, les veilles nocturnes étaient assurées en permanence pour guetter les icebergs et les glaces à la dérive.
Alimentation
À bord, l'alimentation reposait sur des vivres de longue conservation : biscuits de mer (galettes dures et sèches), viande et poisson salés ou fumés, légumes secs (pois, lentilles) et bière légère remplaçant l'eau souvent impropre. Dans les régions arctiques, l'équipage chassait et pêchait pour compléter les rations et tenter d'éviter le scorbut.
Vêtements
Hudson portait les habits d'un capitaine de marine du début du XVIIe siècle : veste de laine épaisse, culotte bouffante, chemise de lin, bas de laine et bottes de cuir imperméabilisé. Dans les régions arctiques, des manteaux fourrés supplémentaires et des gants de peau épaisse étaient indispensables pour survivre aux températures extrêmes.
Habitat
En mer, Hudson occupait la cabine du capitaine à la poupe du navire — l'espace le plus privé du bord, avec une couchette, une table de navigation et ses instruments de mesure. À terre, entre deux voyages, il résidait à Londres avec sa femme Katherine et ses fils, dont John qui l'accompagna lors de son dernier et fatal voyage.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Premier voyage arctique : exploration du Spitzberg et record de latitude
1607
Deuxième voyage : exploration des côtes de la Nouvelle-Zemble
1608
Troisième voyage : exploration du fleuve Hudson à bord du Half Moon
1609
Quatrième voyage : exploration du détroit et de la baie d'Hudson
1610-1611
Journal du voyage du Half Moon (via Robert Juet)
1609






