Calico Jack(1682 — 1720)

Jack Rackham

royaume de Grande-Bretagne

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MilitaireExplorationSociétéTemps modernesÂge d'or de la piraterie dans les Caraïbes, au cœur de la rivalité coloniale entre l'Angleterre, l'Espagne et la France dans les Antilles (années 1710-1720).

Pirate anglais du début du XVIIIe siècle actif dans les Caraïbes pendant l'« âge d'or de la piraterie ». Il doit sa célébrité à son pavillon — un crâne surmontant deux sabres croisés — et à la présence dans son équipage des femmes pirates Anne Bonny et Mary Read.

Questions fréquentes

Jack Rackham, surnommé Calico Jack, était un pirate anglais actif dans les Caraïbes entre 1718 et 1720. Ce qui le rend célèbre, c'est moins ses prises modestes que deux éléments : son pavillon noir au crâne et aux sabres croisés, devenu l'image universelle du pirate, et la présence à bord de deux femmes pirates, Anne Bonny et Mary Read, un cas exceptionnel pour l'époque. Ce qu'il faut retenir, c'est que Rackham doit sa notoriété à la culture populaire plus qu'à ses exploits maritimes.

Faits marquants

  • Surnommé « Calico Jack » en raison des vêtements de calicot (coton imprimé indien) qu'il portait.
  • En 1718, il devient capitaine après avoir évincé Charles Vane, jugé trop prudent lors d'un combat.
  • Il accepte une grâce royale puis reprend la piraterie, comptant dans son équipage les femmes pirates Anne Bonny et Mary Read.
  • Capturé en octobre 1720 au large de la Jamaïque par un chasseur de pirates.
  • Jugé et pendu le 18 novembre 1720 à Port Royal (Jamaïque); son corps fut exposé à l'entrée du port en guise d'avertissement.

Œuvres & réalisations

Pavillon au crâne et aux sabres croisés (vers 1718-1720)

Le drapeau traditionnellement associé à Rackham est devenu, bien après sa mort, l'image la plus répandue du pavillon pirate dans la culture populaire.

Prise de commandement après la destitution de Charles Vane (novembre 1718)

Élu capitaine par son équipage à la place de Vane jugé lâche, Rackham illustre le fonctionnement démocratique et le vote à bord des navires pirates.

Recrutement d'Anne Bonny et Mary Read (1719-1720)

Rackham fit naviguer dans son équipage deux femmes pirates déguisées, cas exceptionnel qui a assuré sa célébrité historique.

Campagne de piraterie autour de la Jamaïque (1719-1720)

Ses prises furent surtout de petites embarcations, sloops et bateaux de pêche locaux ; une piraterie modeste mais menée au plus près des routes commerciales antillaises.

Vol du sloop William à Nassau (août 1720)

Le détournement de ce navire dans le port même de la capitale des Bahamas déclencha la proclamation du gouverneur Woodes Rogers et la traque qui mena à sa capture.

Anecdotes

Son surnom « Calico Jack » lui vient des vêtements en calicot qu'il aimait porter, un coton imprimé bariolé importé de l'Inde (la ville de Calicut). Au milieu des marins en toile grossière, sa garde-robe colorée le faisait remarquer et lui a valu ce sobriquet resté célèbre.

Rackham devient capitaine fin 1718 d'une manière typiquement pirate : l'équipage vote la destitution de son chef Charles Vane, accusé de lâcheté pour avoir refusé d'attaquer un navire de guerre français. Rackham, jusque-là quartier-maître, est alors élu capitaine à la majorité des voix.

Lorsque le sloop de Rackham est capturé au large de la Jamaïque en 1720, deux membres de l'équipage se battent farouchement sur le pont pendant que les hommes, ivres, restent cachés dans la cale : les femmes pirates Anne Bonny et Mary Read. Toutes deux échapperont à la pendaison en se déclarant enceintes (« plaider leur ventre »).

Selon le récit du capitaine Charles Johnson, Anne Bonny obtint de voir Rackham avant son exécution et lui lança une phrase restée fameuse : elle était désolée de le voir là, mais s'il s'était « battu comme un homme, il n'aurait pas eu à être pendu comme un chien ».

Après sa pendaison en novembre 1720, le corps de Rackham fut enfermé dans une cage de fer (un gibet) et exposé sur un îlot à l'entrée de Port Royal, pour servir d'avertissement aux marins. Ce petit récif porte encore aujourd'hui le nom de « Rackham's Cay ».

Sources primaires

Captain Charles Johnson, A General History of the Robberies and Murders of the Most Notorious Pyrates (1724)
She was sorry to see him there, but if he had fought like a Man, he need not have been hang'd like a Dog.
The Tryals of Captain John Rackam, and other Pirates (procès-verbal imprimé à la Jamaïque) (1721)
John Rackam, George Fetherston, Richard Corner [...] were severally indicted for Piracy, Robbery and Felony [...] and the Court [...] did pronounce Sentence of Death against them.
Proclamation du gouverneur Woodes Rogers contre Rackham et son équipage (publiée dans la Boston Gazette) (5 septembre 1720)
Whereas John Rackum [...] and two Women, by name Ann Fulford alias Bonny, & Mary Read, did [...] feloniously steal, take and carry away [...] a certain Sloop call'd the William.

Lieux clés

Nassau, île de New Providence (Bahamas)

Principal repaire des pirates des Caraïbes au début du XVIIIe siècle, surnommé la « république des pirates ». Rackham y vécut, y reçut sa grâce, puis y vola le sloop William en 1720.

Point Negril, côte ouest de la Jamaïque

Zone où le sloop de Rackham, à l'ancre, fut surpris et arraisonné en octobre 1720 par le chasseur de pirates Jonathan Barnet. C'est là que l'équipage fut capturé.

Spanish Town (St. Jago de la Vega), Jamaïque

Siège de l'administration coloniale anglaise de la Jamaïque, où Rackham et son équipage furent jugés pour piraterie en novembre 1720.

Port Royal, Jamaïque

Grand port colonial anglais où Rackham fut pendu à Gallows Point le 18 novembre 1720, au terme de son procès.

Rackham's Cay, entrée de Port Royal

Petit îlot à l'entrée du port où le corps de Rackham fut exposé dans une cage de fer pour dissuader les marins. Le récif porte aujourd'hui son nom.

Voir aussi