Hipparque de Nicée est un astronome, géographe et mathématicien grec du IIe siècle av. J.-C. Considéré comme le plus grand astronome de l'Antiquité, il découvrit la précession des équinoxes et dressa le premier grand catalogue d'étoiles. Il est aussi l'un des fondateurs de la trigonométrie.
Hipparque de Nicée(189 av. J.-C. — 119 av. J.-C.)
Hipparque
royaume de Pergame
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né vers 190 av. J.-C. à Nicée (Bithynie), il travailla surtout sur l'île de Rhodes.
- Découvrit la précession des équinoxes vers 130 av. J.-C. en comparant ses observations à celles de ses prédécesseurs.
- Dressa le premier catalogue d'étoiles complet de l'Antiquité (environ 850 étoiles) et inventa l'échelle des magnitudes.
- Fondateur de la trigonométrie : il établit la première table de cordes.
- Mesura avec précision la durée de l'année tropique et la distance Terre-Lune ; mort vers 120 av. J.-C.
Œuvres & réalisations
Mise en évidence du lent déplacement des points équinoxiaux le long du zodiaque, l'une des plus grandes découvertes de l'astronomie antique.
Premier grand catalogue stellaire systématique, recensant la position et l'éclat d'environ 850 étoiles ; modèle pour tous les catalogues ultérieurs.
Classement des étoiles selon leur éclat, de la 1re à la 6e grandeur ; système toujours utilisé, sous forme modernisée, par les astronomes.
Construction des premières tables reliant angles et longueurs, faisant d'Hipparque l'un des fondateurs de la trigonométrie.
Estimation de la distance de la Lune à environ 60 rayons terrestres grâce à l'observation d'éclipses, résultat très proche de la valeur réelle.
Seul ouvrage d'Hipparque conservé en entier ; il y corrige les descriptions du ciel des poètes et savants antérieurs d'après l'observation.
Critique des cartes d'Ératosthène et plaidoyer pour fixer les lieux par latitude et longitude au moyen d'observations astronomiques.
Détermination de la longueur de l'année tropique à quelques minutes près de la valeur exacte, perfectionnant le calendrier.
Anecdotes
En comparant ses propres observations à celles d'astronomes babyloniens vieilles de plus d'un siècle, Hipparque remarqua que la position des étoiles avait légèrement glissé : il venait de découvrir la précession des équinoxes, ce lent mouvement de toupie de l'axe terrestre qui met environ 26 000 ans à boucler un tour.
Selon Pline l'Ancien, c'est l'apparition d'une « étoile nouvelle » dans le ciel qui poussa Hipparque à dresser un immense catalogue d'étoiles : il voulait que les générations futures puissent vérifier si d'autres astres naissaient ou disparaissaient. Il recensa ainsi près de 850 étoiles avec leur position.
Hipparque inventa une échelle de « grandeurs » pour classer les étoiles selon leur éclat, de la 1re grandeur (les plus brillantes) à la 6e (les plus faibles visibles à l'œil nu). Cette idée est si robuste que les astronomes l'utilisent encore aujourd'hui, sous une forme modernisée.
Pour calculer la distance de la Lune, Hipparque s'appuya sur l'observation d'une même éclipse de Soleil vue depuis deux lieux éloignés : totale à l'Hellespont, partielle à Alexandrie. Sa mesure, d'environ 60 rayons terrestres, est remarquablement proche de la valeur réelle.
On attribue à Hipparque la construction de tables de cordes, ancêtres de nos tables trigonométriques. En cherchant à mesurer le ciel, il posa sans le savoir les bases d'une branche entière des mathématiques : la trigonométrie.
Sources primaires
Hipparque, dans son ouvrage Sur le déplacement des points solsticiaux et équinoxiaux, conclut, à partir des observations, que la sphère des étoiles fixes accomplit elle aussi un mouvement vers l'arrière le long du zodiaque.
Hipparque osa une chose difficile même pour un dieu : compter les étoiles pour la postérité et les répertorier par leur nom, ayant inventé des instruments pour marquer la position et la grandeur de chacune.
Sur bien des points, Eudoxe et Aratos s'écartent de ce qui se voit réellement dans le ciel ; il faut donc corriger leurs indications d'après l'observation.
Hipparque démontre qu'il n'est pas possible, pour quiconque, géographe ou non, de connaître exactement les positions des lieux sans recourir à l'observation des phénomènes célestes, aux éclipses et aux latitudes.
Lieux clés
Ville grecque d'Asie Mineure (aujourd'hui İznik, en Turquie) où naquit Hipparque. Son surnom « de Nicée » rappelle cette origine.
Île de la mer Égée où Hipparque mena l'essentiel de ses observations astronomiques et mourut probablement. Son ciel dégagé en faisait un excellent observatoire.
Grande cité savante d'Égypte, foyer de la Bibliothèque et du Musée. Hipparque y aurait observé et y avait accès aux archives astronomiques babyloniennes et grecques.
Centre intellectuel majeur conservant traités grecs et données d'observation. Elle fournit à Hipparque les anciennes mesures qui révélèrent la précession des équinoxes.
Objets typiques

Instrument gradué permettant de mesurer la position des astres au-dessus de l'horizon. Hipparque aurait perfectionné ces appareils pour fixer les coordonnées des étoiles.

Modèle fait d'anneaux figurant les grands cercles du ciel (équateur, écliptique, méridiens). Elle servait à représenter et à mesurer le mouvement apparent des astres.

Simple tige verticale projetant une ombre, utilisée pour mesurer la hauteur du Soleil et repérer solstices et équinoxes. Outil de base de l'astronome antique.

Tableau numérique donnant la longueur des cordes pour différents angles, ancêtre des tables trigonométriques. Hipparque en aurait été le pionnier.

Recueil notant la position et l'éclat (grandeur) d'environ 850 étoiles. Premier grand catalogue stellaire systématique de l'histoire.

Support d'écriture sur lequel les savants grecs consignaient calculs, observations et traités. Hipparque y rédigeait ses ouvrages, aujourd'hui presque tous perdus.
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Vie quotidienne
Matin
Au lever du jour, l'astronome se repose après une nuit d'observation et consigne ses relevés sur des rouleaux de papyrus. La matinée se passe en calculs minutieux, à comparer ses mesures aux tables babyloniennes et aux observations de ses prédécesseurs.
Après-midi
L'après-midi est consacré au travail mathématique et à la mise au point des instruments. Hipparque vérifie ses tables de cordes, trace des figures géométriques et discute peut-être avec d'autres savants de passage à Rhodes.
Soir
À la tombée de la nuit commence le moment essentiel : l'observation du ciel. Sur une terrasse dégagée, Hipparque mesure la hauteur des étoiles, note l'apparition des constellations et guette tout phénomène inhabituel, comète ou astre nouveau.
Alimentation
Comme les Grecs de son temps, il se nourrit surtout de pain d'orge ou de blé, d'olives, de figues, de fromage et de légumes secs. Le vin coupé d'eau accompagne les repas, le poisson et les fruits complétant l'ordinaire d'un homme cultivé des cités égéennes.
Vêtements
Il porte la tunique (chiton) de lin ou de laine, recouverte d'un manteau drapé (himation) lors des sorties. Les sandales de cuir et une barbe soignée complètent l'allure du savant grec de l'époque hellénistique.
Habitat
Il vit probablement dans une maison de pierre et de brique crue organisée autour d'une cour intérieure, typique des cités grecques. Une terrasse ou un toit plat lui sert de poste d'observation, à l'abri des lumières et offrant une vue dégagée sur l'horizon.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Découverte de la précession des équinoxes
vers 130 av. J.-C.
Catalogue d'étoiles
vers 129 av. J.-C.
Échelle des grandeurs stellaires
IIe siècle av. J.-C.
Tables de cordes (fondements de la trigonométrie)
IIe siècle av. J.-C.
Mesure de la distance Terre-Lune
IIe siècle av. J.-C.
Commentaire sur les Phénomènes d'Aratos et d'Eudoxe
IIe siècle av. J.-C.
Travaux de géographie critique
IIe siècle av. J.-C.






