Général français du Premier Empire, Jean-Ignace Jacqueminot de Ham participa aux grandes campagnes napoléoniennes. Il devint ensuite sénateur et pair de France sous la Restauration et la Monarchie de Juillet.
Jean-Ignace Jacqueminot de Ham
Jean-Ignace Jacqueminot de Ham
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Général de division sous le Premier Empire, il participa aux campagnes militaires napoléoniennes
- Nommé sénateur sous le Premier Empire
- Pair de France sous la Restauration et la Monarchie de Juillet
- Son nom est associé à la loi Jacqueminot de 1832 sur le recrutement militaire
- Il contribua à la réorganisation de l'armée française après les guerres napoléoniennes
Œuvres & réalisations
Jacqueminot de Ham prit part aux opérations militaires en Prusse et en Pologne qui conduisirent à la victoire d'Iéna et à la signature du traité de Tilsit, consacrant la domination française en Europe centrale.
En tant que sénateur sous l'Empire, il participa aux travaux du Sénat conservatoire, institution chargée de veiller à la constitutionnalité des actes du gouvernement impérial et de ratifier les traités.
Pair de France sous la Restauration puis la Monarchie de Juillet, il contribua aux débats sur les lois militaires et l'organisation de l'armée, fort de son expérience des campagnes d'Empire.
Après la défaite de 1815, les généraux rescapés participèrent à la reconstruction d'une armée réduite par les traités de Paris. Jacqueminot de Ham contribua à préserver l'expérience et les traditions des vétérans d'Empire au sein de la nouvelle institution militaire royale.
Anecdotes
Au cours des campagnes d'Allemagne de 1806-1807, les généraux français furent stupéfaits par la rapidité de l'effondrement prussien : en quelques semaines après Iéna et Auerstedt, la puissance militaire héritée de Frédéric le Grand s'écroulait. Les officiers comme Jacqueminot de Ham découvraient qu'une armée peut être vaincue non seulement sur le champ de bataille, mais dans sa volonté même de résister.
Sous la Restauration, les anciens généraux d'Empire durent s'adapter à une cour royale qui regardait leurs états de service avec méfiance. Jacqueminot de Ham, comme nombre de ses pairs, dut naviguer habilement entre la fidélité à ses camarades d'armes et les exigences du nouveau régime pour conserver ses fonctions et son rang.
La ville de Ham, dont il portait le nom, occupait une place singulière dans l'histoire militaire française : son château fort, plusieurs fois assiégé au fil des siècles, symbolisait la résistance picarde. Pour un général né sous ces remparts, porter ce nom dans les antichambres du Sénat parisien était un rappel constant de ses origines provinciales.
Pair de France sous la Monarchie de Juillet, Jacqueminot de Ham siégeait à la Chambre des pairs dans un hémicycle où cohabitaient vétérans d'Empire, légitimistes ralliés et bourgeois libéraux. Ces débats passionnés sur les lois militaires illustraient combien la France de Louis-Philippe cherchait encore à réconcilier les héritages contradictoires de la Révolution et de l'Empire.
Sources primaires
Le Moniteur Universel publiait les décrets de promotion et de nomination des officiers généraux ayant servi dans les grandes campagnes. Les états de service des généraux du Premier Empire y étaient consignés officiellement avec leurs grades successifs.
Rédigés sous le contrôle direct de Napoléon, les Bulletins de la Grande Armée relataient les mouvements de troupes lors des campagnes de Prusse et de Pologne et citaient les officiers s'étant particulièrement distingués lors des opérations.
Les procès-verbaux du Sénat conservatoire puis de la Chambre des pairs consignaient les présences, interventions et votes de leurs membres. Ces registres constituent la source principale pour retracer la carrière politique des anciens généraux d'Empire devenus pairs de France.
Publié annuellement, l'Almanach impérial (puis royal sous la Restauration) listait l'ensemble des généraux de division et de brigade, leurs affectations et leurs grades. Il constitue un outil de référence pour établir la chronologie des carrières militaires de l'époque.
Lieux clés
Ville de Picardie dont est originaire Jacqueminot de Ham et qui lui a donné son nom nobiliaire. Ham était connue pour son château fort utilisé comme prison d'État sous plusieurs régimes successifs.
Lieu de la victoire décisive de Napoléon sur la Prusse le 14 octobre 1806, à laquelle participèrent de nombreux généraux français lors des opérations de la campagne d'Allemagne.
Siège de la Chambre des pairs sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, où Jacqueminot de Ham siégea et participa aux débats législatifs sur les questions militaires et politiques.
Institution fondée par Louis XIV pour les soldats blessés et vétérans de guerre, devenue un symbole de la gloire militaire française. Après 1840, elle abrita la tombe de Napoléon, lieu de pèlerinage pour les anciens de la Grande Armée.
Résidence officielle des souverains français sous l'Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet. Centre du pouvoir politique où généraux et hauts fonctionnaires étaient reçus en audience.