Maréchal d'Empire et duc de Montebello, Jean Lannes est l'un des généraux les plus brillants de Napoléon. Compagnon d'armes fidèle depuis les campagnes d'Italie et d'Égypte, il s'illustre à Montebello, Austerlitz et Iéna. Il meurt des suites de ses blessures à la bataille d'Essling en 1809.
Jean Lannes(1769 — 1809)
Jean Lannes
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1769 à Lectoure dans le Gers, il s'engage dans l'armée révolutionnaire
- Se distingue lors de la bataille de Montebello (1800), dont il prend le titre ducal
- Créé maréchal d'Empire en 1804 parmi les premiers dix-huit maréchaux
- Joue un rôle décisif à Austerlitz (1805) et à Iéna (1806)
- Mortellement blessé à la bataille d'Essling (22 mai 1809), il meurt deux jours plus tard
Œuvres & réalisations
En commandant seul contre une force autrichienne supérieure, Lannes remporta une victoire décisive qui ouvrit la route de Marengo. Cette bataille lui valut son futur titre de duc de Montebello.
Lannes dirigea avec maîtrise le corps du centre lors de la bataille des Trois Empereurs, maintenant ses positions contre des attaques répétées et contribuant à la victoire totale de Napoléon.
Chef de l'avant-garde de la Grande Armée, Lannes joua un rôle crucial dans l'écrasement de la Prusse à Iéna. Sa rapidité de manœuvre contribua à la déroute complète de l'armée prussienne.
Lannes fut chargé de conduire le deuxième siège de la ville espagnole, défendue par ses habitants jusqu'au dernier souffle. La prise de Saragosse fut l'une des opérations les plus difficiles et meurtrières de la guerre d'Espagne.
Aux côtés de Bonaparte, Lannes participa à l'expédition d'Égypte et combattit notamment au siège de Saint-Jean d'Acre, où il fut grièvement blessé, renforçant la confiance indéfectible que lui accordait le futur Empereur.
Anecdotes
Jean Lannes était l'un des rares hommes à tutoyer Napoléon et à lui parler avec une franchise totale. L'Empereur lui pardonnait cette liberté car il voyait en lui un ami sincère autant qu'un soldat incomparable. Napoléon dit de lui après sa mort : « Je l'ai trouvé Pygmée et je l'ai laissé géant. »
Fils d'un étalonnier de Lectoure dans le Gers, Lannes était apprenti teinturier avant la Révolution. C'est l'appel aux armes de 1792, face à l'invasion étrangère, qui le fit s'engager dans les volontaires nationaux. En quelques années, cet artisan gascon devint maréchal d'Empire.
À la bataille de Lodi en 1796, Lannes fut l'un des premiers à traverser le pont sous une grêle de mitraille, s'élançant en tête des grenadiers. Cette bravoure exemplaire le fit remarquer de Bonaparte, qui dès lors ne perdit plus de vue ce jeune officier fougueux.
Grièvement blessé à la bataille d'Essling en mai 1809, les deux jambes brisées par un boulet, Lannes fut transporté dans l'île de Lobau. Quand Napoléon vint le voir, le maréchal lui aurait dit : « Vous perdez votre meilleur ami. » L'Empereur, en larmes, le serra dans ses bras ; Lannes mourut quelques jours plus tard, à seulement 39 ans.
Durant le siège de Saragosse en 1808-1809, Lannes dut mener une guerre de rues d'une violence extrême, les habitants espagnols résistant maison par maison, cave par cave. Le maréchal fut profondément marqué par cette lutte acharnée, si différente des batailles rangées auxquelles il était accoutumé.
Sources primaires
Le maréchal Lannes vient de succomber à ses blessures. La France perd l'un de ses plus braves défenseurs et moi l'un de mes plus anciens compagnons d'armes.
Le maréchal Lannes, à la tête du corps du centre, a repoussé avec une rare vigueur les attaques répétées de l'ennemi et s'est maintenu sur ses positions jusqu'à la décision finale.
Lannes avait cette qualité rare de communiquer son élan à ses soldats ; sous ses ordres, l'idée de retraite ne semblait pas exister.
Le maréchal duc de Montebello, atteint par un éclat d'obus qui lui brisa les deux jambes, fut transporté hors du champ de bataille avec les soins les plus empressés et conduit dans l'île de Lobau.
Sa Majesté, en apprenant la mort du maréchal Lannes, ne put retenir ses larmes et demeura longtemps silencieuse, ce qui était extrêmement rare chez elle.
Lieux clés
Ville natale de Jean Lannes, en Gascogne. Une statue équestre lui rend hommage sur la place principale, témoignage de la fierté locale pour ce fils d'artisan devenu maréchal d'Empire.
C'est sur cette île du Danube, après la bataille d'Essling, que Lannes fut soigné suite à ses blessures. Il y mourut le 31 mai 1809, entouré de ses compagnons d'armes et de Napoléon lui-même.
Lieu de la victoire décisive de Lannes le 9 juin 1800 contre les Autrichiens, qui lui valut plus tard son titre de duc de Montebello. Cette bataille prépara directement la victoire de Marengo.
Lors de la bataille du 2 décembre 1805, Lannes commanda le corps du centre avec brio, contribuant à la plus grande victoire de Napoléon contre les empires autrichien et russe.
Napoléon fit transférer les restes de Lannes au Panthéon avec les honneurs les plus solennels, lui accordant des funérailles d'État. Ce geste illustre l'attachement profond que l'Empereur portait à son compagnon d'armes.
