Général de division du Premier Empire, Reynier participa aux grandes campagnes napoléoniennes en Égypte, en Italie et en Europe centrale. Il se distingua notamment à la bataille de Maida (1806) et lors de la campagne de Russie (1812).
Jean-Louis-Ébénézer Reynier(1771 — 1814)
Jean-Louis-Ébénézer Reynier
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1771 à Lausanne, il entre dans l'armée révolutionnaire française
- Participe à la campagne d'Égypte (1798-1799) sous Bonaparte
- Vaincu à la bataille de Maida en Calabre (1806)
- Commande le 7e corps lors de la campagne de Russie (1812)
- Décède en 1814 à Paris des suites de blessures
Œuvres & réalisations
Ouvrage majeur de Reynier sur la campagne d'Égypte, décrivant la situation politique et militaire après la mort de Kléber. Ce témoignage de première main constitue une source précieuse pour l'histoire de l'expédition napoléonienne en Orient.
Reynier assura le commandement de ce corps allié composé de soldats saxons pendant toute la campagne de Russie, depuis le passage du Niémen jusqu'à la désastreuse retraite, maintenant une relative cohésion malgré des conditions extrêmes.
Document officiel dans lequel Reynier rend compte de la campagne de Calabre et des circonstances de la bataille de Maida, adressé au ministre de la Guerre. Source primaire essentielle pour comprendre la stratégie française dans le royaume de Naples.
Ensemble des dépêches, ordres de bataille et rapports de situation échangés avec le commandement suprême, conservé aux Archives du Service Historique de la Défense à Vincennes. Ces documents témoignent de la gestion quotidienne d'une grande unité napoléonienne.
Anecdotes
Lors de la bataille de Maida en Calabre (4 juillet 1806), Reynier commandait les forces françaises face aux troupes britanniques du général Stuart. Sa défaite, rare revers des armées napoléoniennes face aux Anglais sur le continent européen, fut en partie attribuée à une sous-estimation de la puissance de feu de l'infanterie britannique déployée en ordre ouvert. Cet échec influença durablement la réflexion tactique au sein de l'état-major impérial.
Pendant la campagne d'Égypte (1798-1801), Reynier se distingua comme l'un des généraux de division les plus actifs. À la bataille d'Héliopolis (20 mars 1800), il commanda l'aile droite de l'armée française qui, sous Kléber, mit en déroute une armée ottomane bien supérieure en nombre. Cette victoire permit temporairement aux Français de consolider leur position en Égypte.
En 1812, Reynier commandait le VII° Corps composé en grande partie de soldats saxons, alliés contraints de Napoléon. Peu enthousiastes à l'idée de mourir pour l'Empereur des Français, ces troupes connurent d'immenses souffrances lors de la retraite dans le froid russe. Reynier parvint néanmoins à maintenir une certaine cohésion de son corps d'armée dans des conditions extrêmes.
À la bataille de Leipzig en octobre 1813, dite 'Bataille des Nations', les troupes saxonnes placées sous les ordres de Reynier firent défection en plein combat et rejoignirent les rangs des coalisés. Ce revirement spectaculaire contribua à la défaite de Napoléon et plaça Reynier dans une situation particulièrement délicate : il se retrouva à commander des soldats qui venaient de passer à l'ennemi au milieu de la mêlée.
Reconnu pour ses qualités d'officier d'état-major et sa maîtrise des questions logistiques, Reynier avait cependant un caractère réputé difficile et n'hésitait pas à s'opposer aux ordres de ses supérieurs. Cette indépendance d'esprit lui valut plusieurs disgrâces temporaires au cours de sa carrière, notamment après la campagne d'Égypte où ses relations avec la hiérarchie furent tendues.
Sources primaires
Reynier y décrit minutieusement la situation militaire et politique en Égypte après la mort de Kléber, offrant un témoignage direct sur les difficultés de l'occupation française et les rapports complexes avec les populations locales et les puissances ottomanes.
Reynier relate dans ce rapport les circonstances de l'engagement en Calabre, cherchant à expliquer les raisons de la défaite française face aux Britanniques et à clarifier sa propre part de responsabilité dans l'issue du combat.
L'ensemble des dépêches et rapports de situation échangés entre Reynier et l'état-major impérial documente ses demandes de renforts, ses décisions tactiques et ses relations avec le commandement suprême lors des différentes campagnes.
Ces bulletins officiels rédigés sous la supervision de Napoléon mentionnent à plusieurs reprises les opérations du corps de Reynier lors des campagnes d'Allemagne et de Russie, notamment lors de la retraite catastrophique de 1812.
Lieux clés
Ville natale de Jean-Louis-Ébénézer Reynier, né le 4 janvier 1771 dans cette cité helvétique alors centre intellectuel des Lumières. La Suisse fournit de nombreux officiers aux armées françaises révolutionnaires et impériales.
Site près du Caire actuel où se déroula le 20 mars 1800 une bataille décisive : Reynier y commanda l'aile droite de l'armée française qui écrasa les forces ottomanes sous les ordres de Kléber.
Village du sud de l'Italie où se déroula le 4 juillet 1806 la bataille du même nom. Reynier y commandait les forces impériales et fut vaincu par les Britanniques du général Stuart, dans l'un des rares revers français sur le continent.
Ville d'Allemagne centrale où se déroula du 16 au 19 octobre 1813 la 'Bataille des Nations'. C'est là que les troupes saxonnes de Reynier firent défection pour rejoindre la coalition, contribuant à la défaite décisive de Napoléon.
Capitale de l'Empire français où Reynier mourut le 27 février 1814, quelques semaines avant l'abdication de Napoléon. Il y résidait entre les campagnes et fréquentait les milieux militaires et politiques de la haute administration impériale.
