Peintre américain d'origine haïtienne et portoricaine, figure majeure du néo-expressionnisme et de l'art urbain new-yorkais des années 1980. D'abord graffeur sous le pseudonyme SAMO, il devient une star internationale avant sa mort prématurée à 27 ans.
Jean-Michel Basquiat(1960 — 1988)
Jean-Michel Basquiat
États-Unis
6 min de lecture
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Je ne pense pas à l'art quand je travaille. J'essaie de penser à la vie.»
Faits marquants
- Né le 22 décembre 1960 à Brooklyn (New York) de parents haïtien et portoricain
- Dès 1977, tague les murs de Manhattan avec le pseudonyme SAMO aux côtés d'Al Diaz
- 1981-1982 : ascension fulgurante sur la scène artistique, expositions et reconnaissance internationale
- Collabore avec Andy Warhol entre 1984 et 1985
- Mort d'une overdose le 12 août 1988 à New York, à l'âge de 27 ans
Œuvres & réalisations
Phrases poétiques et provocatrices taguées sur les murs de Manhattan, qui révèlent Basquiat à la scène urbaine sous un pseudonyme énigmatique.
Toile représentant une tête-crâne aux couleurs vives, devenue emblématique de son style mêlant primitivisme et anatomie.
Scène de rue new-yorkaise illustrant son énergie graphique et son attachement à la culture urbaine du quotidien.
Œuvre aux figures électriques et colorées, témoignant de l'année la plus prolifique de l'artiste ; vendue 48,8 millions de dollars en 2013.
Toile dénonçant les stéréotypes raciaux dans le cinéma américain, où Basquiat se représente avec ses amis rappeurs.
Série de toiles peintes à quatre mains, mélangeant l'imagerie pop de Warhol et les signes bruts de Basquiat.
L'une de ses dernières œuvres, figure humaine chevauchant un squelette, souvent lue comme un pressentiment de sa mort.
Anecdotes
Adolescent, Basquiat tague les murs du sud de Manhattan avec son ami Al Diaz sous la signature 'SAMO©' (pour 'Same Old Shit'). Leurs phrases poétiques et provocatrices intriguent tellement le milieu artistique que personne ne sait d'abord qui se cache derrière ce pseudonyme.
Avant d'être reconnu, Basquiat vendait des cartes postales et des t-shirts peints à la main dans la rue. Un jour, il aurait osé en vendre une à Andy Warhol attablé dans un restaurant : ce dernier, amusé, en achète une, et les deux artistes deviendront plus tard des amis proches et collaborateurs.
À seulement 21 ans, en 1982, Basquiat devient l'un des plus jeunes artistes jamais invités à la Documenta de Cassel, en Allemagne, l'une des expositions d'art contemporain les plus prestigieuses du monde. Sa renommée internationale est alors fulgurante.
Enfant, Basquiat est renversé par une voiture et hospitalisé. Sa mère lui offre alors le célèbre manuel d'anatomie 'Gray's Anatomy'. Ce livre le marque profondément : on retrouvera toute sa vie des squelettes, des crânes et des organes dans ses peintures.
Sa mort à 27 ans, en 1988, l'inscrit dans le tristement célèbre 'club des 27', ces artistes disparus au même âge. En 2017, l'une de ses toiles représentant un crâne s'est vendue 110,5 millions de dollars, un record pour un artiste américain.
Sources primaires
« SAMO© as an end to mosh*t » et « SAMO© saves idiots » — slogans peints à la bombe dans le quartier de SoHo et Lower East Side.
« Je ne pense pas à l'art quand je travaille. J'essaie de penser à la vie. » Basquiat évoque son rapport instinctif à la peinture.
Article de couverture présentant Basquiat comme la nouvelle star du marché de l'art new-yorkais, illustrant sa célébrité fulgurante.
Première exposition collective majeure incluant les œuvres de Basquiat aux côtés d'autres artistes de la scène urbaine new-yorkaise.
Lieux clés
Quartier de naissance de Basquiat, où il grandit dans une famille de classe moyenne d'origine haïtienne et portoricaine.
Quartiers où le jeune Basquiat tague ses inscriptions SAMO© et fréquente la scène artistique underground new-yorkaise.
Atelier-studio de Warhol où Basquiat collabore avec lui au début des années 1980 et se familiarise avec l'élite artistique.
Ville où se tient la prestigieuse exposition Documenta ; en 1982, Basquiat y est le plus jeune artiste exposé, signe de sa reconnaissance internationale.
Loft que Basquiat loue à Andy Warhol et où il vit et travaille jusqu'à sa mort en 1988.
Objets typiques

Outil de base du graffeur, la bombe aérosol a permis à Basquiat de tracer ses messages SAMO© sur les murs de Manhattan. Elle symbolise ses débuts dans l'art urbain.

Basquiat utilisait massivement les pastels gras et craies pour ses traits nerveux, mots et dessins. Cet outil donne à ses toiles leur aspect spontané et brut.

Motif récurrent et signature visuelle de Basquiat, la couronne couronne ses héros (musiciens de jazz, athlètes noirs) pour les ériger en rois. Elle est devenue le symbole de l'artiste lui-même.

Offert par sa mère après un accident, ce livre d'anatomie a nourri sa fascination pour le corps humain, les squelettes et les organes que l'on retrouve dans ses œuvres.

Basquiat peignait souvent sur des supports bricolés, assemblant des planches et des châssis grossiers. Ce matériau brut reflète l'esthétique de récupération de ses débuts.

Grand amateur de jazz et de bebop, Basquiat peignait en écoutant Charlie Parker ou Dizzy Gillespie. La musique imprègne ses toiles, où il rend hommage à ces musiciens.
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Vie quotidienne
Matin
Basquiat avait un rythme de vie nocturne et décalé : il se levait souvent tard, dans le désordre de son loft jonché de toiles, de papiers et de disques. Le matin servait surtout à émerger après des nuits passées à peindre ou à sortir.
Après-midi
L'après-midi, il peignait intensément, parfois sur plusieurs toiles à la fois, en écoutant du jazz ou la télévision allumée en fond. Des amis, marchands d'art et journalistes défilaient dans son atelier.
Soir
Le soir, Basquiat fréquentait les clubs new-yorkais branchés comme le Mudd Club ou Area, au cœur de la scène artistique et musicale. Il y croisait artistes, musiciens et célébrités de la nuit downtown.
Alimentation
Devenu riche, Basquiat dépensait sans compter et commandait des plats de grands restaurants. Mais son mode de vie chaotique et ses addictions nuisaient gravement à son alimentation et à sa santé.
Vêtements
Il portait des costumes Armani de luxe… qu'il maculait de peinture en travaillant, refusant de les changer. Cheveux en dreadlocks dressés, il cultivait un style provocateur mêlant élégance et négligence assumée.
Habitat
Il vivait et travaillait dans un grand loft new-yorkais (Great Jones Street), à la fois atelier et lieu de vie, souvent encombré d'œuvres en cours, d'objets et de matériel de peinture.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Inscriptions SAMO©
1977-1980
Untitled (Crâne)
1981
Boy and Dog in a Johnnypump
1982
Dustheads
1982
Collaborations avec Andy Warhol
1984-1985
Riding with Death
1988






