Biographie

Peintre américain d'origine haïtienne et portoricaine, figure majeure du néo-expressionnisme et de l'art urbain new-yorkais des années 1980. D'abord graffeur sous le pseudonyme SAMO, il devient une star internationale avant sa mort prématurée à 27 ans.

Jean-Michel Basquiat(1960 — 1988)

Jean-Michel Basquiat

États-Unis

6 min de lecture

Arts visuelsArtisteXXe siècleFin du XXe siècle, scène artistique new-yorkaise des années 1980 marquée par le néo-expressionnisme, la culture hip-hop et l'art urbain (graffiti).

Questions fréquentes

Jean-Michel Basquiat (1960-1988) est un peintre américain d'origine haïtienne et portoricaine, figure centrale du néo-expressionnisme et de l'art urbain new-yorkais. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il a fait le pont entre le graffiti illégal et les galeries d'art contemporain en moins d'une décennie. D'abord connu sous le pseudonyme SAMO© pour ses tags poétiques dans Manhattan, il est devenu une star internationale dès 1982 en exposant à la prestigieuse Documenta 7 de Cassel. Ce qui le distingue, c'est sa capacité à mêler des motifs primitifs, des références au jazz et à l'histoire des Noirs américains, dans un style brut et spontané qui a révolutionné la peinture des années 1980.

Citations célèbres

« Je ne pense pas à l'art quand je travaille. J'essaie de penser à la vie.»

Faits marquants

  • Né le 22 décembre 1960 à Brooklyn (New York) de parents haïtien et portoricain
  • Dès 1977, tague les murs de Manhattan avec le pseudonyme SAMO aux côtés d'Al Diaz
  • 1981-1982 : ascension fulgurante sur la scène artistique, expositions et reconnaissance internationale
  • Collabore avec Andy Warhol entre 1984 et 1985
  • Mort d'une overdose le 12 août 1988 à New York, à l'âge de 27 ans

Œuvres & réalisations

Inscriptions SAMO© (1977-1980)

Phrases poétiques et provocatrices taguées sur les murs de Manhattan, qui révèlent Basquiat à la scène urbaine sous un pseudonyme énigmatique.

Untitled (Crâne) (1981)

Toile représentant une tête-crâne aux couleurs vives, devenue emblématique de son style mêlant primitivisme et anatomie.

Boy and Dog in a Johnnypump (1982)

Scène de rue new-yorkaise illustrant son énergie graphique et son attachement à la culture urbaine du quotidien.

Dustheads (1982)

Œuvre aux figures électriques et colorées, témoignant de l'année la plus prolifique de l'artiste ; vendue 48,8 millions de dollars en 2013.

Hollywood Africans (1983)

Toile dénonçant les stéréotypes raciaux dans le cinéma américain, où Basquiat se représente avec ses amis rappeurs.

Collaborations avec Andy Warhol (1984-1985)

Série de toiles peintes à quatre mains, mélangeant l'imagerie pop de Warhol et les signes bruts de Basquiat.

Riding with Death (1988)

L'une de ses dernières œuvres, figure humaine chevauchant un squelette, souvent lue comme un pressentiment de sa mort.

Anecdotes

Adolescent, Basquiat tague les murs du sud de Manhattan avec son ami Al Diaz sous la signature 'SAMO©' (pour 'Same Old Shit'). Leurs phrases poétiques et provocatrices intriguent tellement le milieu artistique que personne ne sait d'abord qui se cache derrière ce pseudonyme.

Avant d'être reconnu, Basquiat vendait des cartes postales et des t-shirts peints à la main dans la rue. Un jour, il aurait osé en vendre une à Andy Warhol attablé dans un restaurant : ce dernier, amusé, en achète une, et les deux artistes deviendront plus tard des amis proches et collaborateurs.

À seulement 21 ans, en 1982, Basquiat devient l'un des plus jeunes artistes jamais invités à la Documenta de Cassel, en Allemagne, l'une des expositions d'art contemporain les plus prestigieuses du monde. Sa renommée internationale est alors fulgurante.

Enfant, Basquiat est renversé par une voiture et hospitalisé. Sa mère lui offre alors le célèbre manuel d'anatomie 'Gray's Anatomy'. Ce livre le marque profondément : on retrouvera toute sa vie des squelettes, des crânes et des organes dans ses peintures.

Sa mort à 27 ans, en 1988, l'inscrit dans le tristement célèbre 'club des 27', ces artistes disparus au même âge. En 2017, l'une de ses toiles représentant un crâne s'est vendue 110,5 millions de dollars, un record pour un artiste américain.

Sources primaires

Inscriptions SAMO© sur les murs de Manhattan (1977-1980)
« SAMO© as an end to mosh*t » et « SAMO© saves idiots » — slogans peints à la bombe dans le quartier de SoHo et Lower East Side.
Interview de Jean-Michel Basquiat par Marc Miller (film 'A Conversation with Basquiat') (1982)
« Je ne pense pas à l'art quand je travaille. J'essaie de penser à la vie. » Basquiat évoque son rapport instinctif à la peinture.
The New York Times Magazine, 'New Art, New Money: The Marketing of an American Artist' par Cathleen McGuigan (10 février 1985)
Article de couverture présentant Basquiat comme la nouvelle star du marché de l'art new-yorkais, illustrant sa célébrité fulgurante.
Catalogue de l'exposition 'New York/New Wave', P.S.1 (1981)
Première exposition collective majeure incluant les œuvres de Basquiat aux côtés d'autres artistes de la scène urbaine new-yorkaise.

Lieux clés

Brooklyn, New York

Quartier de naissance de Basquiat, où il grandit dans une famille de classe moyenne d'origine haïtienne et portoricaine.

SoHo / Lower East Side, Manhattan

Quartiers où le jeune Basquiat tague ses inscriptions SAMO© et fréquente la scène artistique underground new-yorkaise.

The Factory d'Andy Warhol, Manhattan

Atelier-studio de Warhol où Basquiat collabore avec lui au début des années 1980 et se familiarise avec l'élite artistique.

Cassel (Documenta 7), Allemagne

Ville où se tient la prestigieuse exposition Documenta ; en 1982, Basquiat y est le plus jeune artiste exposé, signe de sa reconnaissance internationale.

Atelier de Great Jones Street, NoHo

Loft que Basquiat loue à Andy Warhol et où il vit et travaille jusqu'à sa mort en 1988.

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