John Colson est un mathématicien britannique du XVIIIe siècle, professeur lucasien de mathématiques à l'université de Cambridge. Il est surtout connu pour avoir traduit en anglais le traité de Newton sur les fluxions.
John Colson(1680 — 1760)
John Colson
royaume de Grande-Bretagne
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1680 à Lichfield, en Angleterre
- Élu membre de la Royal Society en 1713
- Nommé professeur lucasien de mathématiques à Cambridge en 1739
- Publie en 1736 une traduction anglaise commentée de la 'Méthode des fluxions' de Newton
- Mort en 1760
Œuvres & réalisations
Travail de jeunesse présentant des méthodes analytiques et mécaniques pour résoudre certaines équations, publié dans les Philosophical Transactions.
Son œuvre la plus importante : il rendit accessible en anglais, avec d'abondants commentaires, le traité de Newton sur le calcul des fluxions.
Traduction du grand manuel de calcul d'Agnesi, pour laquelle Colson apprit l'italien ; elle resta inédite jusqu'après sa mort.
Comme premier maître de cette école, il forma de nombreux élèves aux mathématiques appliquées à la navigation.
Il occupa l'une des chaires les plus prestigieuses du monde, autrefois tenue par Newton, jusqu'à sa mort.
Anecdotes
Vers la fin de sa vie, alors qu'il était déjà professeur réputé, John Colson apprit l'italien dans le seul but de traduire le manuel de calcul de la mathématicienne italienne Maria Gaetana Agnesi. Cette curiosité tardive montre qu'on peut apprendre une langue nouvelle à tout âge quand la passion est là.
En traduisant Agnesi, Colson commit la plus célèbre erreur de traduction de l'histoire des mathématiques : il confondit le mot italien « la versiera » (la courbe) avec « l'avversiera » (la sorcière, la femme du diable). Depuis, une courbe mathématique porte toujours le nom étrange de « sorcière d'Agnesi ».
John Colson occupa la prestigieuse chaire lucasienne de mathématiques à Cambridge — la même que Newton avant lui et, bien plus tard, Stephen Hawking. C'est l'un des postes scientifiques les plus illustres du monde.
Colson rendit un immense service à la science anglaise en traduisant du latin le traité de Newton sur les « fluxions » (l'ancêtre du calcul différentiel), publié en 1736. Grâce à lui, des lecteurs ne maîtrisant pas le latin purent enfin accéder à cette méthode révolutionnaire.
Avant d'enseigner à Cambridge, Colson fut le tout premier maître de l'école de mathématiques de Rochester, fondée pour former les jeunes destinés à la navigation et au commerce. Il passa donc une grande partie de sa carrière à transmettre les sciences à des élèves modestes.
Sources primaires
The Method of Fluxions and Infinite Series; with its Application to the Geometry of Curve-Lines. By the Inventor Sir Isaac Newton. Translated from the Author's Latin Original not yet made publick.
Analytical Institutions, in four books: originally written in Italian, by Donna Maria Gaetana Agnesi... Translated into English by the late Rev. John Colson.
Mémoire de Colson présentant une résolution universelle, à la fois analytique et mécanique, des équations cubiques et bicarrées, publié dans les Transactions de la Royal Society.
Lieux clés
Petite ville cathédrale du centre de l'Angleterre où naquit John Colson en 1680.
Collège d'Oxford où Colson étudia, sans toutefois y obtenir de diplôme.
École où Colson fut le premier maître, enseignant les mathématiques utiles à la navigation et au commerce.
Université où Colson occupa la chaire lucasienne de mathématiques à partir de 1739 et où il mourut en 1760.
Prestigieuse société savante britannique qui élut Colson parmi ses membres en 1713.
Objets typiques

Le texte original de Newton sur les fluxions était rédigé en latin, langue savante de l'époque. Colson dut le traduire mot à mot avant d'y ajouter ses commentaires.

Pour rédiger ses traductions et ses calculs, Colson écrivait à la plume d'oie trempée dans l'encre. Chaque page était le fruit d'un long travail à la main.

Une fois traduits, les ouvrages étaient imprimés et reliés pour être diffusés. Le livre imprimé permettait au savoir de Newton de toucher de nombreux lecteurs anglophones.

Avant les calculatrices, les mathématiciens et navigateurs utilisaient des tables de logarithmes pour simplifier de longs calculs. Colson formait ses élèves de Rochester à s'en servir.

Le compas et la règle servaient à tracer les courbes étudiées dans le calcul des fluxions. Ils étaient indispensables pour illustrer les démonstrations.

En tant que professeur de Cambridge au XVIIIe siècle, Colson portait la perruque poudrée et la toge académique, signes de son statut savant.
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Vie quotidienne
Matin
Colson commençait sa journée tôt, à la lumière du jour, par la lecture et la correction de textes mathématiques en latin ou en italien. Les matinées étaient consacrées au travail intellectuel, l'esprit étant le plus frais.
Après-midi
L'après-midi, il enseignait à ses élèves ou préparait ses cours et ses traductions, plume à la main. À Cambridge, il participait aussi à la vie du collège et aux échanges entre savants.
Soir
Le soir, à la lueur des chandelles, il poursuivait ses traductions et entretenait une correspondance avec d'autres mathématiciens. Les longues soirées d'hiver se prêtaient à l'écriture patiente.
Alimentation
Comme les universitaires anglais de son temps, il prenait ses repas dans la salle commune du collège : viandes rôties, pain, bière légère et parfois du thé, boisson alors à la mode. La nourriture était simple mais régulière.
Vêtements
Il portait la tenue sombre des hommes d'Église et de savoir : redingote longue, chemise à col, et lors des cérémonies la perruque poudrée et la toge universitaire. Le vêtement signalait son rang de professeur.
Habitat
En tant que professeur lucasien, il logeait dans les bâtiments du collège à Cambridge, dans des appartements meublés sobrement de livres, d'un bureau et d'une cheminée pour l'hiver.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Résolution universelle des équations cubiques et bicarrées (mémoire)
1707
Traduction anglaise de The Method of Fluxions de Newton
1736
Traduction des Analytical Institutions de Maria Gaetana Agnesi
achevée vers 1750, publiée en 1801
Enseignement à l'école de mathématiques de Rochester
à partir des années 1710
Chaire lucasienne de mathématiques à Cambridge
1739-1760






