John Flamsteed(1646 — 1720)

John Flamsteed

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SciencesAstronomeTemps modernesAngleterre de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle, à l'apogée de la révolution scientifique, sous les règnes de Charles II, Jacques II, Guillaume III et Anne.

John Flamsteed est un astronome anglais, premier Astronome Royal d'Angleterre nommé par Charles II en 1675. Il dirigea la fondation de l'observatoire de Greenwich et dressa un catalogue stellaire d'une précision inédite, recensant près de 3000 étoiles.

Questions fréquentes

John Flamsteed (1646-1720) fut le premier Astronome Royal d'Angleterre, nommé par Charles II en 1675. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il a fondé l'observatoire de Greenwich et dressé le premier catalogue stellaire systématique d'une précision inédite, recensant près de 3000 étoiles. Ce travail, publié à titre posthume sous le titre Historia Coelestis Britannica (1725), a jeté les bases de l'astronomie de position moderne, essentielle pour la navigation en mer.

Faits marquants

  • Nommé premier Astronome Royal d'Angleterre par Charles II en 1675
  • Supervise la fondation de l'observatoire royal de Greenwich en 1675-1676
  • Réalise la première observation enregistrée de la planète Uranus en 1690, qu'il prend pour une étoile (34 Tauri)
  • Son catalogue stellaire 'Historia Coelestis Britannica', recensant près de 3000 étoiles, est publié à titre posthume en 1725
  • Entre en conflit avec Isaac Newton et Edmond Halley au sujet de la publication non autorisée de ses observations en 1712

Œuvres & réalisations

Catalogue stellaire de Greenwich (Historia Coelestis Britannica) (1725 (posthume))

Catalogue de près de 3000 étoiles d'une précision inégalée, fruit de plus de quarante ans d'observations. Il fonda l'astronomie de position moderne.

Atlas Coelestis (1729 (posthume))

Atlas de cartes célestes basé sur ses observations, demeuré la référence cartographique du ciel pour tout le XVIIIe siècle.

Numérotation des étoiles par constellation (fin XVIIe siècle)

Système attribuant un numéro à chaque étoile au sein de sa constellation (« numéros de Flamsteed »), encore en usage aujourd'hui.

Première observation enregistrée d'Uranus (1690)

Flamsteed observa et catalogua Uranus sous le nom de 34 Tauri, sans la reconnaître comme planète, près d'un siècle avant sa découverte officielle.

Détermination du taux de rotation de la Terre (années 1670-1680)

Ses mesures précises confirmèrent la régularité de la rotation terrestre, base du chronométrage astronomique.

Observations lunaires pour la longitude (1690-1715)

Relevés systématiques de la position de la Lune destinés à perfectionner la méthode des distances lunaires pour calculer la longitude en mer.

Anecdotes

En 1675, Charles II nomme John Flamsteed premier Astronome Royal, mais ne lui fournit ni instruments ni assistant ! Flamsteed dut payer de sa poche la plupart de ses télescopes et microscopes, et compléter son maigre salaire en donnant des leçons particulières.

Flamsteed et Isaac Newton se sont violemment opposés. Newton, impatient d'obtenir les données stellaires de Greenwich pour ses travaux, fit publier de force en 1712 une version non autorisée du catalogue de Flamsteed. Furieux, Flamsteed racheta 300 des 400 exemplaires imprimés et les brûla publiquement.

On attribue à Flamsteed la première observation enregistrée de la planète Uranus, en 1690 — près d'un siècle avant sa découverte officielle par William Herschel. Mais Flamsteed la prit pour une simple étoile et la catalogua sous le nom de « 34 Tauri », sans soupçonner qu'il s'agissait d'une nouvelle planète.

Flamsteed introduisit un système de numérotation des étoiles par constellation, classées selon leur ascension droite. Ces « numéros de Flamsteed » (comme 61 Cygni) sont encore utilisés par les astronomes aujourd'hui, plus de trois siècles plus tard.

De santé fragile depuis l'enfance — un rhumatisme l'avait contraint de quitter l'école —, Flamsteed était un perfectionniste obstiné. Son grand catalogue, l'« Historia Coelestis Britannica », ne parut dans sa forme complète qu'en 1725, soit cinq ans après sa mort, grâce au travail de sa veuve Margaret.

Sources primaires

Historia Coelestis Britannica (1725 (posthume))
Catalogue de près de 3000 étoiles observées depuis Greenwich, avec leurs positions déterminées avec une précision sans précédent grâce à l'usage systématique du télescope et de l'horloge à pendule.
Atlas Coelestis (1729 (posthume))
Recueil de cartes célestes représentant les constellations à partir des observations de Greenwich, ouvrage de référence cartographique du ciel boréal pour le XVIIIe siècle.
Correspondance avec Isaac Newton (1694-1716)
Échanges de lettres au sujet des observations lunaires que Newton réclamait pour valider sa théorie de la gravitation, témoignant de la tension croissante entre les deux hommes.
The Gresham Lectures of John Flamsteed (années 1680)
Notes et leçons d'astronomie reflétant son enseignement et sa méthode d'observation rigoureuse au service de la navigation et de la cartographie céleste.

Lieux clés

Denby, Derbyshire

Village du centre de l'Angleterre où Flamsteed naquit en 1646 dans une famille de marchands.

Observatoire royal de Greenwich

Observatoire fondé en 1675 que Flamsteed dirigea pendant quarante-cinq ans, dressant son grand catalogue stellaire. Il y vécut et y mourut.

Jesus College, Cambridge

Collège de l'université de Cambridge où Flamsteed fut admis et étudia l'astronomie, obtenant plus tard un diplôme.

Derby

Ville proche de son lieu de naissance où le jeune Flamsteed, ayant dû quitter l'école pour raisons de santé, s'instruisit seul en astronomie.

Burstow, Surrey

Paroisse dont Flamsteed devint le recteur en 1684 : ordonné prêtre, il y exerça un ministère tout en poursuivant ses observations à Greenwich.

Londres, Royal Society

Capitale où se réunissait la Royal Society dont Flamsteed était membre, au cœur des débats scientifiques de son temps.

Voir aussi