Joseph Stiglitz(1943 — ?)
Joseph Stiglitz
États-Unis
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Économiste américain né en 1943, prix Nobel d'économie 2001 pour ses travaux sur les asymétries d'information. Ancien économiste en chef de la Banque mondiale, il est devenu une figure majeure de la critique de la mondialisation néolibérale.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 9 février 1943 à Gary (Indiana, États-Unis)
- Économiste en chef et vice-président de la Banque mondiale (1997-2000)
- Prix Nobel d'économie en 2001 pour ses travaux sur les marchés avec asymétrie d'information (partagé avec George Akerlof et Michael Spence)
- Auteur de « La Grande Désillusion » (Globalization and Its Discontents, 2002), critique du FMI et de la mondialisation
- A présidé le Conseil des conseillers économiques du président Bill Clinton (1995-1997)
Œuvres & réalisations
Ensemble de travaux montrant que les marchés fonctionnent mal quand les acteurs ne disposent pas de la même information. C'est la contribution qui lui vaut le prix Nobel.
Distinction récompensant le meilleur économiste américain de moins de 40 ans, prélude à sa reconnaissance mondiale.
Reçu conjointement avec George Akerlof et Michael Spence pour l'analyse des marchés à information asymétrique.
Best-seller mondial critiquant la mondialisation néolibérale et la gestion des crises par le FMI.
Texte qui popularise la dénonciation des inégalités et inspire le mouvement Occupy Wall Street.
Ouvrage majeur démontrant comment les inégalités menacent l'économie et la démocratie.
Présidence d'une commission proposant de réformer le système monétaire mondial après la crise de 2008.
Anecdotes
En 2001, Joseph Stiglitz reçoit le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur les marchés où l'information est inégalement répartie. Son idée centrale est simple : sur un marché, le vendeur en sait souvent plus que l'acheteur, ce qui fausse les échanges. Cette théorie de « l'asymétrie d'information » a bouleversé la manière de penser l'économie.
Économiste en chef de la Banque mondiale de 1997 à 2000, Stiglitz finit par démissionner après ses critiques publiques de la gestion des crises par le FMI. Il reproche à ces institutions d'imposer aux pays pauvres des remèdes qui aggravaient leur misère. Ce départ fracassant le transforme en l'un des grands contestataires de la mondialisation.
En 2002, il publie « La Grande Désillusion », un livre qui dénonce les dérives de la mondialisation et devient un best-seller mondial traduit dans des dizaines de langues. Fait rare pour un économiste de ce niveau, il y écrit pour le grand public et non seulement pour les spécialistes.
Stiglitz a popularisé la formule des « 1 % » dans un célèbre article de 2011 intitulé « Of the 1%, by the 1%, for the 1% », dénonçant la captation des richesses par une minorité. Cette idée a nourri le mouvement Occupy Wall Street la même année.
Brillant très jeune, il décroche son doctorat au MIT et devient l'un des plus jeunes professeurs titulaires de l'histoire de l'université, à seulement 26 ans. Il a ensuite enseigné dans les universités les plus prestigieuses : Yale, Princeton, Stanford, Oxford puis Columbia.
Sources primaires
La mondialisation, telle qu'elle est aujourd'hui menée, n'a pas tenu ses promesses. Elle n'a pas réussi à réduire la pauvreté, ni à assurer la stabilité.
Les asymétries d'information sont au cœur du fonctionnement des marchés ; leur prise en compte modifie en profondeur les conclusions de la théorie économique classique.
Un pour cent des Américains se taille aujourd'hui près d'un quart du revenu national chaque année.
L'inégalité n'est pas seulement le produit des forces du marché : elle résulte aussi de la politique et des décisions que nous prenons collectivement.
Lieux clés
Ville industrielle et sidérurgique où Joseph Stiglitz naît en 1943. Son enfance dans une région marquée par les inégalités sociales a nourri sa réflexion future.
Université où Stiglitz obtient son doctorat d'économie en 1967, sous l'influence des grands économistes de son temps. Un lieu fondateur de sa carrière.
Institution internationale où Stiglitz est économiste en chef de 1997 à 2000. C'est là qu'il forge sa critique des politiques imposées aux pays en développement.
Université où Stiglitz enseigne depuis 2001 comme professeur réputé. Son port d'attache académique durant la majeure partie du 21e siècle.
Capitale où Stiglitz reçoit le prix Nobel d'économie en décembre 2001. Lieu de la consécration internationale de ses travaux.






