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Les services du banquet médiéval breton
À la cour arthurienne, on ne sert pas une entrée puis un plat puis un dessert : on déploie une succession de « services » apportés tous ensemble sur la table. D'abord les potages (bouillies et plats à la cuiller), puis les « mets » de poisson et de chair relevés d'épices, les entremets pour épater, et enfin l'« issue de table » sucrée et épicée qui referme le repas et aide à digérer. Les breuvages (hydromel, vin épicé) circulent tout du long, et un « couleis » réparateur est gardé à part pour les malades et les blessés.
Signature : Le safran
Le fil d'or des cuisines seigneuriales médiévales : trois stigmates suffisent à teindre tout un plat d'une lumière dorée digne d'une fée. Coûteux comme une rançon, il signalait le rang du convive et nimbait les mets d'une clarté presque surnaturelle — parfait pour la table d'une Dame du Lac. On le complète souvent du verjus (jus de raisin vert) pour l'acidité vive si caractéristique de l'époque.

La Fée Viviane à table

5 recettes d’époque